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Harriet Tubman: l'anti-esclavagiste aux prouesses exceptionnelles

L'incroyable histoire d'Hariette Tubman racontée par Zack Mwekassa:


  


  Par Pablo Michelot /août 1, 2015

Harriet Tubman a vécue de 1822 à 1913. Surnommée « Moise » de son vivant, Harriet est la figure de proue du Chemin de fer clandestin. Ses voyages furtifs dans les états esclavagistes des États-Unis pour libérer des femmes, des hommes et enfants on fait d'elle une icône mythique des mouvements antiesclavagistes.

L'Histoire quasi mythologique de cette femme fut jetée aux oubliettes pour réémergées que dans les années 70, 80 par le mouvement des droits civiques noirs. Récupéré par les livres d'histoires destinées aux jeunes enfants, son souvenir fut décoloré, lissé pour plaire à une majorité. On l'a décrit comme une mère courageuse ou lieu relater l'histoire complexe d'une femme intelligente et rusée, avec ses défauts et ses propres besoins. Voici l'Histoire d'une femme hors-norme, née esclave puis libératrice d'esclaves à la fin du 19e siècle.

Harriet Tubman est née Araminta « Minty » Ross sur la plantation d'Anthony Thompson au Maryland au Nord-est des États-Unis, fin février ou début mars de l'année 1822. Elle est la 5e de 9 enfants d'Harriet « Rit » Green et Ben Ross, deux esclaves appartenant à deux familles distinctes. Ben fut asservi par Anthony Thompson, un riche propriétaire terrien veuf et Rit par Edward Brodess, le beau-fils de celui-ci.

Quelque part entre 1823 et 1824 Edward Brodess réclame la propriété de Rit et de ses cinq enfants, ce qui inclue la jeune Minty. Un des petits frères d'Hariett, Ben, décrira plus tard la femme d'Edward, Eliza Ann, comme étant une femme « diabolique ». Brodess vendra plusieurs des sœurs de Minty et fracturera la famille Ross. Minty qui n'est encore qu'une fillette sera louée pour ses services à différentes propriétaires.

La première location de la jeune Minty survient alors qu'elle n'avait seulement que 6 ou 8 ans. Une de ses taches chez la famille Cook était d'attraper des rats musqués dans un terrain foisonnant de végétation doublé d'un sol tourbeux et d'une eau douce peu profonde propice à la vie semi-aquatique. Pour les attraper, il fallait mettre des pièges sur les rives de cours d'eau ou dans des marécages. Alors en hiver, quand la fourrure du rat musqué est le plus convoitée, se mouvoir dans les eaux gelées pour une fillette est chose périlleuse. Minty tomba gravement malade, ce qui ne l'empêchera pas malgré une rougeole, de continuer à trapper le rat d'Amérique.

Harriet Tubman relate : « Je dormais sur le plancher devant le foyer. Je pleurais sans cesse. Je me disais si seulement je rentrais à la maison et allais sur le lit de ma mère. C'est bizarre parce qu'elle n'a jamais eu de lit de sa vie. Rien qu'une planche de bois clouée contre le mur et de la paille posée dessus. »

Puis il y a eu l'esclavage chez Miss Susan. Cette femme la nourrissait convenablement, mais croyait que les esclaves devaient être battus régulièrement par « la morsure du fouet ». La brutale femme frappait régulièrement Harriet sur la tête, sur le visage et au cou. Durant ses vieux jours, Harriet Tubman exhibait encore les zébrures cruelles sur son cou et ses épaules. Adolescente, alors que Minty était exploitée dans les champs, elle fut presque tuée par un poids en fer qui lui fracassa le crâne.

Alors qu'un surveillant lui demandait son aide pour attraper un esclave du nom de Barnett, la jeune femme refusa et Barnett s'enfuya. Le surveillant attrapa et lança un poids d'un kilo vers le fuyard. Le lourd projectile atteignit la tempe de la jeune Harriet Tubman. Elle raconte : «Le poids brisa mon crâne. Ils m'ont ramené à la maison ensanglantée et sans conscience. Je n'avais pas de lit ou endroit pour m'étendre. Ils m'ont alors assise sur la machine à tisser pour finalement y rester pendant deux jours. » Sans attention médicale, Harriet retourna dans les champs.

Cet événement tragique bouleversa profondément la vie de Minty en lui imposant une nouvelle façon de voir le monde. Elle souffrira de maux de tête, de crise et d'évanouissement fréquents pour le reste de sa longue vie. Au beau milieu de conversations, elle pouvait sombrer dans un sommeil puis se réveiller en continuant de converser. D'autres fois il était impossible de la réanimer. Ce coup tragique coïncidera avec la prédominance importante qu'occupera la religion dans la vie d'Harriet Tubman qui jeûnait tous les vendredis. À l'improviste elle aura de joyeuses oraisons religieuses et ses rêves courberont ses actes. Ses nouvelles visions exciteront sa spiritualité. Des voix désincarnées, des transes oniriques, une hyperactivité intrépide suivie d'une fatigue handicapante feront désormais partie de la personnalité de la jeune femme. Le rôle du protestantisme évangélique est au premier plan au cours du 19e siècle


La religion est une source de persévérance, de force pour faire face à l'oppression omniprésente. Pour les esclaves les textes bibliques ont un raisonnement différent. Ils rejettent la version des Blancs et croient que Dieu les libéreront dans « ce monde ». Ils embrassent l'idée de l'Ancien Testament qu'ils sont le peuple choisi qui espère la délivrance de leurs vivants.

Le mouvement religieux anime la région. Un mouvement qui éclot à l'écart des églises méthodistes contrôlées par les Blancs. Des femmes noires libres prennent la parole. Ces femmes : Lerena Lee, Maria Stewart, Sojourner Truth, prêchent pour la liberté. Les femmes noires pouvaient parler plus librement que leurs homologues masculins qui eux recevaient des châtiments corporels pour leurs francs-parlers audacieux. Zilpha Elaw, une pasteure libre de Philadelphie dira : « Le Christ a envoyé une femme pour informer le disciple Pierre qu'il est revenu des morts... Alors, les premières pasteures de la résurrection sont des femmes. »

 

Sous l'impulsion d'une église qui réclame la liberté et l'égalité, les tensions se font clairement sentir. En février 1831 après s'est faite refuser de la nourriture au déjeuner puis fouetté plus tard, une jeune esclave noire du nom de Henny lance de la lessive au visage de sa maîtresse, la découpe en morceau à l'aide d'une hache pour finir par cacher son corps dans un placard. Elle fut pendue à Cambridge le mois de juin suivant. Puis le mois d'août de la même année, le pire cauchemar des Blancs se réalisa, ils furent massacrés pendant la nuit, certains durant leur sommeil, par une rébellion mené par Nat Turner, un esclave illuminé. Il fut pendu le 11 novembre en Virginie. Son corps fut écorché, décapité et écartelé.

Entre 1830 et 1840 Araminta « Minty » Ross trime dur pour un constructeur de navire qui la ramène près de son lieu de naissance. Vers 1844 elle marie un homme libre, un mulâtre au teint foncé du nom de John Tubman. Elle délaisse par ce fait son nom d'enfant, Minty pour Harriet, possiblement en honneur de sa mère.à

En 1849, Edward Brodess meurt à l'âge de 47 ans en laissant de nombreuses dettes. De par cette situation périlleuse, Harriet Tubman risque d'être vendue et être livrée à un futur incertain sur les planches d'un encan d'esclaves. Elle fuit et gagne sa liberté par elle-même, laissant son mari, voyageant de nuit, se guidant par l'étoile Polaire, elle rejoint la ville de Philadelphie aidé par des Noirs et des Blancs.

Pendant les prochaines onze années, Harriet Tubman retourne treize fois sur L'Eastern Shore du Maryland pour libérer sa famille et amis, un fait exceptionnel. Parmi les quelques esclaves qui tentaient l'évasion, une minime fraction d'entre eux se risquaient à retourner vers leurs anciens esclavagistes, risquant d'être capturé, remis à l'état d'esclave et surtout, surtout la pendaison. En tout, elle libérera environ 70 esclaves, incluant ses frères et sœurs. Elle donna en plus des instructions à des dizaines d'esclaves qui libéreront eux aussi leurs confrères à travers le Chemin de fer clandestin.


Le Maryland connaîtra une véritable fuite d'esclaves. Selon le recensement de 1850, des 259 esclaves officiellement en fuite le Maryland, qui est l'un des plus petits États du pays, en connaît le plus grand nombre. Beaucoup se dirigeront vers le Canada, désormais le seul endroit sûr d'Amérique du Nord pour les esclaves en fuite. Pour secourir toutes ces vies, Harriet Tubman a compté sur des parcours, des communications tenues hautement secrètes par les Afro-Américains. L'effort collectif pour libérer les esclaves noirs a su opérer clandestinement sous le nez et les recherches minutieuses des Blancs pour stopper l'hémorragie.

Ben Ross, le père d'Harriet Tubman, qui fut libéré en 1840, a grandement influencé Harriet. Un agent du Chemin de fer clandestin lui-même, il fut arrêté en 1857. Prenant des risques énormes, Tubman retourna dans le Eastern Shore du Maryland pour le sauver, lui et sa mère. Elle amena le vieux couple au Nord, vers le Canada. L'habilité remarquable d'Harriet Tubman de voyager sans être détectée dans un territoire esclavagiste piqua la curiosité de John Brown, un abolitionniste radical Blanc qui sera pendu 1859. Elle le supporta dans son plan échoué pour démarrer une révolte d'esclaves armés en 1859 en saisissant un arsenal des États-Unis à Harpers Ferry, en Virginie.

Son engagement pour mettre fin au système esclavagiste conduisit Harriet Tubman en Caroline du Sud durant la Guerre de sécession américaine ou elle jouera les rôles de cuisinière, infirmière, éclaireuse et même espionne au sein de l'Armée de l'Union. L'Union comprend tous les États abolitionnistes et cinq États « frontaliers » esclavagistes et est dirigée par Abraham Lincoln. Lincoln est profondément opposé à l'esclavage et souhaite son abolition dans les territoires détenus par les États-Unis. Sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 entraîne une première sécession de sept États du Sud, avant même que Lincoln ne prenne ses fonctions.

En 1860 Harriet retourne au Dorchester County pour libérer sa sœur Rachel ainsi que ses enfants Ben et Angerine, après plusieurs tentatives échouées. Elle ignorait le décès de sa sœur quelques mois auparavant, elle porta donc son attention vers une autre famille d'esclaves. Ce voyage fut particulièrement difficile. En plus du peu de nourriture, elle du administrer de l'opium au bébé afin qu'il soit silencieux et n'éveille pas les soupçons des patrouilles vicieuses qui supportaient la slavocratie.

Ça sera sa dernière mission de sauvetage. S'établissant à Fleming dans l'état de New York après la guerre civile américaine, Harriet Tubman devient une membre active de la communauté afro-américaine. Elle accueille des dizaines d'orphelins, d'anciens esclaves miséreux dans sa maison. Fragilisée et vieillissante, mais libre, Harriet Tubman continua de se battre pour les droits des Noirs, des femmes jusqu'à sa mort en 1913.

Durant toute sa vie, elle ne sut ni lire, ni écrire. Suite au décès d'Harriet Tubman, son histoire fut racontée premièrement dans des classes de noirs ségrégués puis des historiens se sont intéressés à son histoire. Après avoir passé trente années sous l'esclavage, Harriet Tubman, une femme noire, sans éducation, a émergé en tant que leader parmi les hommes. De nos jours, la mémoire d'Harriet Tubman est honorée tous les 10 mars, jour de sa mort.

L'abolition de l'esclavage

Les arguments des esclavagistes

Pour les esclavagistes, l'esclavage était indispensable au grand commerce international. De plus, ils soulignaient que l'esclavage existait déjà en Afrique. Les esclavagistes, qui prenaient les Africains pour de « grands enfants», soutenaient que les esclaves accédaient, grâce à eux, à la civilisation, car ils les convertissaient [de force] au christianisme. Enfin, en les réduisant en esclavage, ils leur permettaient, selon eux, d'échapper aux nombreuses guerres tribales d'Afrique.

Les quakers, les premiers abolitionnistes aux États-Unis

Les quakers, connus en France sous le nom de la Société des amis, étaient un groupe de protestants. En Pennsylvanie, ils furent les premiers à s'opposer à l'esclavage pour des motifs religieux et moraux. En 1688, ils condamnent l'achat et le fait de garder des esclaves. En 1758, les quakers votent une loi anti-esclavagiste en Pennsylvanie. En 1774, ils interdisent de pratiquer la traite, puis en 1776 l'interdiction de pratiquer l'esclavage est mise en place.

Les premières abolitions dans les États du nord des États-Unis

En 1777, l'esclavage est interdit dans les États du Nord suivants : Vermont, Massachussetts, New Hampshire, Pennsylvanie, Rhodes Island, Connecticut. En 1820, le compromis du Missouri abouti à la reconnaissance de l'esclavage au Sud alors qu'il est aboli au Nord.


 Les courants abolitionnistes en Grande-Bretagne

La conquête de l'Inde et l'indépendance des États-Unis ont été les deux causes du changement de la politique coloniale de la Grande-Bretagne. Les quakers firent signés plusieurs pétitions contre l'esclavage dans toute la société. Afin de mobiliser la population contre l'esclavage, Ramsay publia Essai sur le traitement et la conversion des esclaves africains dans les colonies à sucre britanniques.

En 1787, la Société pour l'abolition de la traite fut créée en Grande-Bretagne. Une autobiographie d'Olaudah Equiano, un esclave affranchi, est publiée à Londres en 1789. Le mouvement abolitionniste en Angleterre, est principalement un mouvement de masse, s'appuyant sur de nombreuses pétitions et tracts, mais aussi sur l'organisation de boycotts.

Les courants abolitionnistes en France

Au XVIIIème siècle, l'esclavage est critiqué par les philosophes des Lumières. Ils publient alors l'Encyclopédie qui réunit toutes leurs idées. Dans l'Encyclopédie, il est dit que "que rien au monde ne peut rendre l'esclavage légitime". Montesquieu écrit que "comme tous les Hommes naissent égaux, il faut dire que l'esclavage est contre la nature". Voltaire, lui, prend pour exemple un "nègre" du Surinam pour dénoncer l'horreur de cette pratique. Pourtant, il possédait des actions dans des compagnies négrières nantaises.

Condorcet propose dans son livre Réflexions sur l'esclavage des Nègres, un affranchissement progressif et le rachat des esclaves. En 1770, l'Abbé Raynal publie Histoire philosophique et politique de l'établissement et du commerce des Européens dans les deux Indes. Son livre, condamnant l'esclavage, sera réédité une trentaine de fois et traduit en anglais, en allemand et en espagnol.

En 1789, Olympe de Gouges fut emprisonnée à la prison de la Bastille par lettre de cachet après une seule représentation de sa pièce de théâtre Zamora et Mirza qui dénonçait l'esclavage. En 1788, la Société des amis des Noirs est créée dont fait partie entre autres Condorcet. Puis, la Société française pour l'abolition de l'esclavage est créée en 1834. Lamartine, Tocqueville et Victor Schœlcher en font partie. En France, l'abolition de la traite, n'est pas un mouvement de masse comme en Grande-Bretagne, mais plutôt un mouvement élitiste.

L'abolition de la traite et de l'esclavage en Grande-Bretagne

Le député Wilbeforce fait voter en Grande-Bretagne, l'abolition de la traite en 1807. En 1815, le congrès de Vienne condamne la traite des Noirs sous la pression britannique. Puis, en 1833, le « décret pour l'abolition de l'esclavage dans les colonies britanniques pour le développement du travail des esclaves émancipés et pour indemniser les personnes ayant droit aux services de ces esclaves » est voté. Ce décret indemnise les maitres des esclaves, et oblige les esclaves à faire une période d'apprentissage de six à huit ans chez leur maitre. Ce décret entre en vigueur un an après en 1834.

                               Les deux abolitions en France


 En France, la première abolition est arrachée par les esclaves eux-mêmes. En août 1791, une insurrection d'esclaves éclate à Saint Domingue. Suite à cette insurrection, le 29 aout 1793, la France abolit l'esclavage à Saint-Domingue. Le 4 février 1794, l'abolition est étendue aux autres colonies françaises, Guadeloupe et Guyane. L'esclavage en Martinique n'est pas aboli car elle est occupée par les Britanniques. L'abolition n'a eu aucun effet à l'île Bourbon, l'actuelle île de la Réunion, à cause de l'opposition des planteurs.

Le 20 mai 1802, le Premier Consul Napoléon, sous la pression des lobbies sucriers, rétablit l'esclavage. Les abolitionnistes restent silencieux, sauf l'Abbé Grégoire. Une révolte d'esclaves à nouveau à Saint Domingue et en Guadeloupe. Saint Domingue gagne alors son Indépendance le 1er janvier 1804, sous le nom d'Haïti.

Le Comité pour l'abolition de la traite et de l'esclavage au sein de la Société de la morale chrétienne est créé en 1822. En 1834, le Martiniquais Cyrille Bissette, descendant d'esclave, demande l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. De 1840 à 1841, Victor Schœlcher voyage dans les Caraïbes et découvre l'esclavage.

Il rencontre deux obstacles à l'abolition : l'alternative entre une abolition immédiate ou progressive et le problème de l'indemnisation à verser aux planteurs. En 1848, Victor Schœlcher, nommé sous-secrétaire d'État à la marine et aux colonies lors du Gouvernement provisoire de la IIème République, préside la commission d'abolition de l'esclavage. Le 27 avril 1848, un décret pour l'abolition de l'esclavage est signé, il instaure une abolition immédiate et complète.

L'abolition de l'esclavage aux États-Unis

Au nord des États-Unis l'esclavage est aboli depuis près d'un siècle car la région est riche grâce à ses industries. Au Sud, riche surtout grâce à ses plantations cotonnières, on continue l'esclavagisme. Dans les années 1830, les camps abolitionnistes commencent à se former. L'Underground Railroad aide les esclaves du Sud des États-Unis à fuir vers le Nord et le Canada. En 1854, le parti Républicain inscrit alors l'abolition dans son programme. En 1865, Le président Abraham Lincoln l'applique à tous les États-Unis à l'issue de la Guerre de Sécession de 1861 à 1865, qui opposa le Nord abolitionniste au Sud esclavagiste, c'est le 13ème amendement à la Constitution.

 

La Théorie sociale noire du Dr Bobby Wright et la Théorie de la Confrontation des couleurs du Dr Frances Cress Welsing

Partie I:
La Théorie sociale noire du Dr Bobby Wright

Dr Bobby E. Wright. ''La personnalité raciale du psychopathe et autres essais''. Traduction de Etombè et Iterou Ogowè, éditeur Afrocentricity International (1 janvier 2014), 47 pages

Description du produit

Quatrième de Couverture: Boby Eugene Wright (1934-1982) était un psychologue noir. Il fut enseignant, psychologue scolaire, directeur d'un centre de santé mentale, chercheur, consultant, ainsi qu'expert en informatique. Son travail visait à libérer le peuple noir de son asservissement psychologique. Ainsi, pour lui, la santé mentale de notre peuple résidait dans sa capacité à être enfin lui-même, se soustrayant par là-même aux politiques génocidaires, mises en place par les autorités œuvrant pour la suprématie blanche. Au moment de sa mort, en 1982, Bobby E. Wright dirigeait le Centre Communautaire pour la Santé Mentale du parc de Garfield, à Chicago, centre qui porte aujourd'hui son nom.

« Nous devons œuvrer pour la libération des esprits des enfants noirs. Afin que cet événement se produise, les esprits de tous les Noirs qui sont en relation avec eux doivent aussi être libérés. Il n'y a pas d'autre solution. Il est relativement aisé d'éduquer les enfants noirs à propos de leur africanité.»

Voici précisément ce qu'il dit à la page 47 du livre:

« Ces Noirs qui se battent furieusement pour s'extraire de la race africaine par la voie de l'intégration et de l'assimilation rencontreront toujours l'opposition PERPÉTUELLE et UNIVERSELLE des blancs. L'ardeur du Noir à vouloir être avec les blancs dans toutes les situations est égalée par la détermination de ces derniers à empêcher cet état de fait.» 

NB: Livre en vente (12 euros) chez Soul Brother, au 4 rue des Prêcheurs, Métro Chatelet les Halles, Paris.


 Écrit par Iterou Ogowè

Eugène Wright (1934-1982) était un psychologue noir. Il fut enseignant, psychologue scolaire et directeur d'un centre de santé mentale à Chicago (Etats-Unis), chercheur, consultant, ainsi qu'expert en informatique. Son travail, comme celui de Frances Cress Welsing, qui est partie rejoindre les ancêtres il y a quelques jours, visait à libérer le peuple noir de son asservissement psychologique. Rencontre avec la secrétaire générale d'Afrocentricity International France, Etombè, qui est aussi la co-traductrice de cet ouvrage.

Iterou Ogowè : Le titre de ce livre "La personnalité raciale du psychopathe" est assez inhabituel... Bobby Wright était un psychologue africain américain. Quel est le propos de ce livre ?

Secrétaire Général Etombè : Ce livre est une analyse profonde faite par le psychologue Bobby E. Wright sur la psyché de l'homme blanc et ses rapports avec l'homme noir. En effet B.E.R. nous expose l'ensemble des attitudes et comportements conscients ou inconscients de la personnalité de l'homme occidental face à l'homme kamit. Cela se traduit par un comportement agressif, criminel, mêlé d'un sentiment de supériorité c'est-à-dire qu'il a tous les droits y compris celui de nous éduquer, de nous contrôler mentalement, physiquement, sur le plan économique et dans l'éducation de nos enfants. Ainsi l'auteur nous donne les clés et des pistes de réflexion pour une meilleure compréhension du phénomène du racisme et de l'influence de ce fléau sur le comportement de la communauté kamite. Ceci pour mieux cerner la mentalité de l'Européen afin de mieux nous protéger.

L'histoire ancienne et récente de l'humanité regorge de documents, de preuves et de récits qui attestent de la cruauté et du caractère prédateur de la civilisation occidentale dans ses interactions avec les peuples autochtones et précisément avec les Africains. L'esclavage et la colonisation sont une page effroyable de notre histoire commune qui nous rappelle inexorablement toute l'horreur et la barbarie organisées par l'Occident avec Kamita comme « terrain de jeu ».

Le « Menticide » est un terme inventé par l'auteur pour définir la destruction délibérée et systématique de l'esprit d'une communauté et en l'occurrence, du peuple kamit via une propagande bien orchestrée pour au final, programmer un génocide physique.

Voilà en quelques mots ce que Bobby Wright nous apprend dans son essai.

I.O : Les personnes qui se définissent comme "blanches" sont donc considérées par le Dr Wright, comme des psychopathes dans leur rapport avec les personnes d'ascendance africaine... Est-ce que ce constat n'est pas un peu trop caricatural?

S.G. Etombè : Selon le Dr Wright, le psychopathe est une personne atteinte de psychopathie, une maladie mentale. « L'individu est constamment en conflit avec les autres personnes ou avec les autres groupes. Il est incapable de faire l'expérience du sentiment de culpabilité ; il est complètement égoïste, insensible et cruel, tout en affichant une totale indifférence aux droits des autres » (p.6).

Cette citation illustre bien l'attitude de l'homme occidental dans l'histoire humaine depuis les temps anciens, jusqu'à nos jours. Nous avons l'exemple récent de la Côte d'Ivoire. Le monde entier a assisté au lynchage et à l'arrestation du Président ivoirien Laurent Gbagbo, avec l'aide de l'armée française, alors qu'il avait été élu démocratiquement par son peuple. Dans ce cas précis, une telle action signifie purement et simplement que les Kamits n'ont même pas le droit de choisir leurs présidents.

Etombè, traductrice et secrétaire générale d'Afrocentricity International France

Par ailleurs le comportement psychopathe se traduit aussi par le fait que l'homme blanc se sert des connaissances « scientifiques » comme de barrières pour justifier ses actes et pour se protéger. N'oublions pas de souligner ici que le psychopathe opère à l'intérieur d'un système de domination érigé en modèle universel, protégé par des lois structurées et établies minutieusement. On le voit clairement de nos jours à travers cet Occident qui est devenu le gendarme du monde. Nous nous laissons berner par tous ces concepts scientifiques tels que la démocratie, le progrès, le marxisme, le socialisme pour ne citer que ceux-là.

Ne nous méprenons pas, ce n'est qu'une façade, un piège dans lequel nous nous laissons prendre, éblouis que nous sommes et inconscients, car nous évoluons sans le réaliser pour la plupart d'entre nous, dans un espace que nous ne maîtrisons toujours pas depuis bien trop longtemps. Bobby Wright nous apprend aussi que les Noirs font fausse route lorsqu'ils commencent à expliquer ou à essayer de comprendre le comportement des Noirs en utilisant des définitions ou des explications fondées sur une vision du monde blanche.

C'est dans cette même dynamique que le psychopathe parlera par exemple du libre arbitre, en ce sens que les gens ont toujours le choix. Mais le fait est que ce libre arbitre peut-être dangereux pour le kamit, car dans bien des cas, il finit par aboutir à des comportements négatifs et individualistes. Ceci pour dire que Bobby Wright n'exagère pas en parlant de psychopathe dans ce cas précis

I.O : Si les Européens sont vraiment des psychopathes dans leur rapport avec nous, il faut s'inquiéter sur notre propre santé mentale, puisque nous sommes éduqués par eux depuis plusieurs générations...

S.G. Etombè : « Seul un fou laisserait son enfant se faire éduquer par son ennemi ». Je cite notre ancêtre Malcolm X. Et c'est malheureusement ce qui s'est produit sur plusieurs générations jusqu'à ce jour. Le Dr Molefi Kete Asante lors d'une conférence internationale tenue en Malaisie en 2011 sur le thème « Decolonising Universities », Décoloniser les universités, avait souligné le constat selon lequel, en Afrique, il n'existe pas d'université africaine, il n'y a que des répliques d'universités occidentales.

 L'enseignement qui est dispensé dans ces universités est un endoctrinement qui sert à glorifier l'histoire et la pensée européenne et à faire la promotion de la suprématie blanche, au détriment de l'histoire et des valeurs kamites. Bobby Wright nous l'explique bien dans un passage de son essai lorsqu'il nous met en garde sur le fait que « Les Noirs continuent d'ignorer la vérité irréfutable qui révèle que dans un système social raciste, toutes les institutions refléteront, protégeront et soutiendront les valeurs intrinsèques au racisme. » (p.42)


Comment pouvons-nous espérer avoir une éducation saine dans un système éducatif qui ne valorise pas notre culture, notre histoire et en définitive l'estime de soi ? Une telle situation entraîne indéniablement une perte de repères et des comportements étranges de la part de nos frères et sœurs. Effectivement, nous devons sérieusement nous inquiéter pour notre santé mentale.

I.O : Sœur Etombè, malgré tout cela, demeurez-vous optimiste pour l'avenir de notre communauté et celui de nos enfants ?

S.G. Etombè : Nous devons être optimistes malgré tout, pour les générations futures, pour notre autodétermination et pour la libération totale de nos esprits, en donnant l'exemple et en faisant preuve de créativité dans nos engagements car nos enfants nous observent. Ils pourront ainsi prendre le relais tout naturellement. Je n'ai pas été éduquée dans un environnement propice au militantisme. Je me suis engagée par la force des choses car j'ai fait des rencontres qui m'ont fait prendre conscience de la situation de notre communauté partout dans le monde. Cette conscience à pris forme progressivement, au fil du temps pour devenir un engagement et une détermination sans équivoque.

I.O. : Le Homeschooling aux Etats-Unis est à la fois un symptôme et une solution. Pouvez-vous nous dire quelques mots à ce sujet ?

S.G. Etombè : Le terme Homeschooling signifie l'école à la maison, c'est lorsque les parents se chargent de l'enseignement de leurs enfants à domicile. Ce phénomène a vu le jour dans un premier temps, dans la communauté blanche américaine durant la période de ségrégation aux Etats-Unis en 1954, lorsqu'une bonne partie de la communauté blanche partait vivre dans le sud des Etats-Unis car cette dernière ne souhaitait pas que ses enfants fréquentent les mêmes écoles que des enfants noirs.

Elle avait bien d'autres raisons mais c'était l'une des raisons principales. Parallèlement un grand nombre de professeurs noirs furent licenciés car certaines familles blanches ne souhaitaient pas que leurs enfants soient enseignés par des professeurs noirs. Par ailleurs les familles blanches contestaient les diplômes et les compétences des professeurs noirs. Finalement, le système éducatif américain s'est ainsi retrouvé avec 85% des professeurs blancs parmi lesquels certains, si ce n'est une bonne partie de ces professeurs pouvaient avoir des attitudes et des stéréotypes racistes dans les salles de classe.

D'autre part, la norme c'était le blanc et ce n'était pas négociable au risque de passer pour un élève ou un étudiant qui a un problème. Ainsi le racisme des professeurs blancs est l'une des raisons pour lesquelles les Noirs ont fait le choix du homeschooling. Il y avait bien sûr le problème des classes pléthoriques, des professeurs sous qualifiés et du faible niveau de formation universitaire, de l'insécurité, etc...

Nous devons faire une distinction entre l'éducation d'un enfant et sa scolarisation (formation) en ce sens que l'éducation permet la transmission des valeurs sociales et culturelles pour le développement et l'épanouissement de l'enfant. A l'inverse, la scolarisation c'est la transmission des valeurs pour renforcer le status quo, elle opère comme un mécanisme, un instrument de contrôle social (Dr Ama Mazama). Le Dr Ama Mazama nous l'explique bien lors d'une présentation faite au MKA Institute « l'Institut Molefi Kete Asante » aux Etats-Unis, « Homeschooling as a viable option for African American children ». (L'école à la maison une véritable alternative pour les enfants africains américains). Ainsi, l'enfant blanc sera « éduqué» et l'enfant noir sera « dressé», endoctriné, pour paraphraser l'auteur.

Si effectivement nous voulons sauver nos enfants de cet endoctrinement programmé par un enseignement qui les détruit mentalement, le Homeschooling peut être une alternative qui permettra de rectifier le tir. Actuellement, de plus en plus de parents américains choisissent cette option. En France, le mouvement n'est pas encore très connu mais la communauté kamite commence à y réfléchir sérieusement. Il faut se donner les moyens et avoir les outils nécessaires pour réaliser une telle institution. L'idée va certainement faire son chemin.

I.O. : En quoi l'œuvre de Bobby Wright a t'elle était révolutionnaire ? Est-il le seul professionnel de santé à avoir abordé cette grave question des causes et des conséquences du racisme institutionnel ?

S.G. Etombè : L'œuvre de Bobby Wright a été révolutionnaire à cette époque car ses pairs psychologues et professionnels de santé étaient plutôt occupés à étudier ce qui n'allait pas chez les Noirs, mis à part certains scientifiques comme la psychiatre et regrettée Frances Cress Welsing qui est décédée ce samedi 2 janvier 2016, paix à son âme. Véritable génie prolifique, dans son ouvrage « The Isis Papers », publié en 1991, le Dr Welsing développe une analyse et une explication méthodologique courageuses et approfondies des symboles, du système et des mécanismes de fonctionnement qui sous-tendent le phénomène du racisme et de la suprématie blanche.

En effet le Dr Welsing a dédié sa vie entière à la recherche d'une explication à cette animosité intrinsèque entretenue par la majorité des Européens vis-à-vis des Noirs. Bobby Wright a emboité le pas à son aînée et s'est autorisé à problématiser l'homme blanc dans son comportement avec l'homme noir. Par ailleurs l'originalité de l'œuvre de Wright s'inscrit dans cette dynamique de la libération du peuple kamit par la création d'une « Théorie Sociale Noire ».

Ce projet va dans le sens de l'afrocentricité. C'est la seule issue pour « la libération des esprits de nos enfants » car ils auront la possibilité d'étudier leur histoire, de s'affirmer en tant que kamits conscients de leur patrimoine culturel ancestral afin de devenir au final, des acteurs à part entière et opérer les changements et les transformations radicales nécessaires au projet de la renaissance africaine.

Références

 Asante, M.K. (2011). [Conférence Decolonising Universities]. Visible sur internethttps://www.youtube.com/watch?v=S8g...

Asante, K.M. (2013). [Vidéo Dr Molefi Kete Asante on Afrocentricity]. Visible sur internet https://www.youtube.com/watch?v=Wyv...

 Mazama, A. (2013). [Vidéo Homeschooling as a Viable option for African American Children]. Visible sur internet https://www.youtube.com/watch?v=MTH...

 Welsing, F.C. (1991). ''The Isis Papers''. Chicago: Third World Press.

Wright, B.E. (1984). ''The Psychopathic Racial Personnality'': Chicago: Third World Press. Traduction Etombè,

Iterou, O. (2014). ''La personnalité raciale du psychopathe''. Philadelphia : Afrocentricity International


   Partie II:

La Théorie de la Confrontation des couleurs

''LES DOSSIERS D'ISIS. LA CLÉ DES COULEURS''-Dr Frances Cress Welsing

 

PRÉSENTATION DU LIVRE:

Comme d'autres avant elle, la Dr Frances Cress Welsing, psychiatre Africaine-Américaine, est interpellée par l'attitude raciste des blancs et les actions criminelles et discriminatoires qu'ils mènent de façon systématique contre les Noirs en particulier depuis des centaines, si ce n'est des milliers d'années, partout dans le monde.

Dans ce livre qui est devenu un classique pour les Africains conscients, elle suggère et démontre que le problème principal et fondamental des blancs est leur déficience en mélanine, assortie d'une peur obsessionnelle d'être annihilés par les peuples de couleur, en particulier les Noirs-ceux-là même qui sont pourvus du plus fort taux de mélanine. La nécessité de survie a contraint les blancs à mettre en place un système hautement injuste et violent afin de garantir la suprématie raciale blanche et prévenir toute possibilité d'annihilation génétique*;

La Dr Frances Cress Welsing examine avec minutie, calme, et rigueur, les symboles majeures de la culture blanche afin d'y repérer, encore et toujours, la preuve que les blancs sont bel et bien conscients de leur vulnérabilité et insuffisance génétique, qu'ils essaient de masquer, avec grand mal il est vrai, au moyen d'une rhétorique puérile arguant de la supériorité blanche.

Ce livre est une véritable bombe, et il mérite d'être lu et débattu. Vous ne verrez certainement plus les choses comme avant lorsque vous l'aurez lu.

PRÉSENTATION DE L'AUTEURE :

Dr Frances Cress Welsing (18 mars 1935 à Chicago, Usa - 2 janvier 2016 à Washington, Usa), psychiatre africaine-américaine, est à l'origine d'une théorie en psychiatrie : la théorie de Cress de la confrontation des couleurs. Produit de l'excellent Université Africaine-Américaine d'Howard, elle a été présente et active pratiquement jusqu'à ses 80 ans. Elle donna beaucoup de conférences notables. Dans son travail de conscientisation, l'auteure renommée met en garde contre le venin savamment dosé de l'aliénation culturelle (églises, mosquées, théorie marxiste, etc...)

PRÉSENTATION DE LA TRADUTRICE :

Professeur Ama MAZAMA est Docteur en Sociologie. Enseignante au Département d'African Studies à l'Université du Temple aux Usa, elle est Auteure de plus de 12 ouvrages et de plus de 100 articles. Très connue en tant que Conférencière, elle est souvent demandé, principalement, sur 3 continents : Les Amériques (Caraïbes incluses), l'Europe et, bien-entendu, Kemet (l'Afrique).


REMARQUE: les lignes qui vont suivre sont des extraits de l'excellent ouvrage de Frances Cress Welsing, M. D, intitulé ''The Isis Papers'', pp. 115-120 et pp.103-115
pp. 115-120:

''Chapitre 23: La Crise dans les Relations entre l'Homme noir et la Femme noire, est-ce un faux problème? (1985)

Y a-t-il une grave crise dans les relations entre hommes et femmes noirs à l'aube du XXIè siècle ?

Par exemple :

- désenchantement quant à l'institution du mariage

- désaccord, manque de respect mutuel

- séparations et divorces

- la femme chef du foyer comme norme

- absence de modèles mâles pour les enfants noirs (surtout les garçons)

- grossesses rampantes d'adolescentes

- des milliers d'enfants abandonnés aux services sociaux et à l'adoption

- bisexualité et homosexualité mâle noire

- bisexualité et homosexualité femelle noire

- relation entre le mâle noir et la femme blanche

- relation entre la femme noire et le mâle blanc

- aliénation et suicide parmi les noirs.

Est-ce un faux problème ? Ne serait-il pas causé par d'autres phénomènes ?

La suprématie blanche existe dans le monde entier. De tout temps les Blancs ont tout fait pour séparer l'homme noir de sa femme et de sa famille. En Afrique de Sud, en Amérique, pendant l'esclavage et encore de nos jours, pour recevoir l'assistance sociale une femme doit prouver que l'homme n'habite pas à la maison. Le mâle noir est toujours brutalisé par la police ;

- on lui refuse un emploi ou bien on lui donne un emploi au dessous de ses capacités

- on le traque pour le jeter en prison

- on l'oblige à quitter tôt l'école pour devenir un homme (tandis que les mâles blancs terminent le lycée)

- on le pousse à l'alcoolisme et à la drogue

- on le pousse au suicide

- on lui dit et prouve que sa femme lui est supérieure (puisqu'il est permis qu'elle réussisse).

La cause fondamentale de la crise dans les relations entre l'homme et la femme noirs c'est la dynamique de la suprématie blanche !!

Une analogie peut se voir dans le jeu d'échecs. Le blanc attaque le premier et le noir reste sur la défensive. Le roi et la reine blancs et tous leurs pions montent à l'offensive contre le roi et la reine noirs et tous leurs pions. Si le noir veut gagner, le roi et la reine doivent avoir une stratégie et se déplacer d'une façon harmonieuse. Avec finesse ils peuvent mettre le roi et la reine blancs en échec et mat. Si une personne avec beaucoup d'expérience au jeu s'assoit du côté blanc, en face d'une personne qui ne connaît pas bien le jeu (côté noir), le noir n'a aucune chance de gagner.

Le système de la suprématie blanche doit nécessairement écarter l'homme noir du foyer pour mieux contrôler la femme et les enfants. Les jeunes mâles noirs venant d'un foyer où l'homme est absent deviennent vite passifs, efféminés, peu fonctionnels. L'union stable entre l'homme et la femme noirs pourraient signaler la fin de la suprématie blanche. Hélas, pendant que les Noirs et les non-Blancs sont restés confus, la collectivité blanche a maîtrisé les stratégies qui mettent constamment les non-Blancs en échec et mat !

L'homme et la femme noirs doivent maîtriser ensemble les perceptions, la logique, la pensée, le discours, les actions et les réponses émotionnelles qui peuvent affronter la dynamique de la suprématie blanche d'une façon scientifique. Ils doivent faire équipe et échanger continuellement des informations, des connaissances et des points de vue, ainsi que formuler des tactiques. Au lieu de se concentrer sur l'amour, la dépendance, le désir, ils feraient mieux de regarder en dehors et au-delà d'eux-mêmes, unis pour combattre l'ennemi commun : le racisme blanc. Nelson et Winnie Mandela sont l'exemple par excellence de ce que les autres couples doivent faire pour durer (note de la traductrice: Leur séparation en 1992 n'enlève rien au fait que le mariage a duré pendant les longues années d'emprisonnement de Nelson). Ce sont nos comportements néfastes et notre manque de stratégies qui permettent au racisme blanc de continuer d'exister !

A lire : Neely Fuller. ''The United Independent Compensatory Code/System Concept'', qui donne le détail des comportements spécifiques que les couples noirs doivent adopter
pour rester unis.


 Chapitre 24: Les Femme noires à l'aube du XXIè siècle (1975)

Nous les femmes noires qui sommes les épouses, les mères, les soeurs, les individus d'une collectivité qui a été opprimée pendant plus de 400 ans, nous sommes dans une période de crise. Dans une période de crise la tendance est de gémir, pleurer, exprimer notre douleur et notre désespoir, ou de sombrer dans l'alcool, la drogue, ou de nous évader par l'imagination, les rires, le jeu ou les divertissements. Mais quand on réfléchit bien, on se rend compte qu'il vaut mieux transformer les crises en des stimuli pour l'analyse, le défi, la responsabilité, le progrès et la grande créativité.

L'identité des Noirs de la diaspora est faussée, car notre histoire a été faussée. On veut nous faire croire que notre histoire s'arrête à l'arrivée des négriers aux Amériques. Mais nos racines plongent plus profondément en terre africaine. L'Afrique fut le berceau de l'humanité et les Africains (donc des Noirs) furent les initiateurs du progrès humain. Non seulement les Noirs sont les parents génétiques de tous les peuples existant dans le monde aujourd'hui, mais ce sont eux les premiers savants, architectes, musiciens, mathématiciens, astronomes, astrologues, philosophes, hommes d'état, prêtres, prophètes, et généraux !

Nous avons assez parlé dans ce livre, du fait que la peau blanche est tout simplement le produit d'une mutation génétique récessive à l'albinisme. Seuls les Noirs peuvent engendrer toutes les couleurs de l'humanité y compris le blanc. Les racistes (la suprématie blanche) ont très tôt décidé de ne pas maîtriser les femmes de couleur mais de dompter les hommes, initiateurs de l'acte de procréation. Ils procédèrent au lynchage et à la castration de milliers de Noirs, pour leur monter que ce sont les Blancs qui auront le contrôle des balles sur les terrains et sur les courts comme ailleurs ! Les mâles blancs ont compris qu'ils avaient besoin des femmes blanches et noires pour les aider à gagner et à maintenir le pouvoir sur le mâle noir. Les Blanches ont toujours su qu'elles devaient se ranger du côté de la survie blanche. Quant aux femmes noires, elles n'ont jamais compris qu'on les a leurré pour obtenir leur coopération, qu'elles ne gagnent rien du tout dans ce jeu mortel de la suprématie blanche sur les Noirs.

Les premières leçons enseignées aux Noires furent très cruelles : le harcèlement et l'abus sexuels par les maîtres blancs, la torture, l'enlèvement de leurs enfants en bas âge (vendus dans d'autres plantations) et le spectacle de leurs hommes qu'on lynchait et castrait. Mais par la suite les maîtres et maîtresses faisaient comprendre aux femmes noires qu'elles devaient tempérer la fougue de leurs mâles, quitte à recevoir en échange un peu de nourriture, des vêtements, un peu d'argent pour élever leur famille misérable. Nous les femmes noires avons dû être séduites par cette illusion du pouvoir, si près des Blancs.

Nos comportements étaient dictés par le besoin de survivre ; donc nous en venions à calmer nos mâles et nos enfants et à faire la sale besogne du Blanc (coucher avec lui, souvent de force). Mais encore, il aurait fallu nous référer à notre passé africain, à notre propre histoire (il est vrai qu'après des générations en Amérique, le souvenir de l'Afrique s'est estompé dans les mémoires).

Dans l'histoire de la femme africaine deux exemples peuvent nous servir d'illustration. Cléopâtre, la reine qui s'est alliée à Jules César, l'a séduit ainsi que Marc Antoine pour sauver l'Egypte de la domination romaine. Mais nous savons qu'elle a finit par se suicider et l'Egypte est devenue, néanmoins, une colonie romaine. Il y eut d'autres reines noires en Afrique (comme Hatshepsout, les Candaces, Anna NZingha, Yaa Asantewa, Kimpa Vita, qui ont préféré lutter contre les envahisseurs jusqu'à la mort.

Elles n'ont pas coopéré, et elles ont incité leurs hommes à lutter aussi. Entre les deux exemples, que devrons nous choisir en tant que femme noire en crise tout le long du XXè siècle ? Car rien n'a changé depuis la Guerre de Sécession. Les Noirs traversent une éternelle crise économique tandis que les Blancs ne connaissent que la récession. Les Noirs sont les derniers engagés dans l'emploi et les premiers congédiés, en dépit des programmes d'«affirmative action ».

De la population carcérale aux U.S.A., 90% des hommes sont des Noirs.

Le Sida tue nos enfants et nos jeunes, la drogue et l'alcool sévissent partout. Quarante pourcent de tous les enfants noirs vivent sans père, dans des conditions sans espoir (parqués dans des ghettos, mal nourris, mal soignés, mal enseignés à l'école).

C'est à la femme noire de décider si elle veut élever des guerriers ou des esclaves !

Nous sommes les génitrices, et les enfants reçoivent leurs premières leçons de nos mains. C'est à nous de leur apprendre la première et plus importante leçon qui est l'estime de soi et le respect de notre négritude culturelle, historique et génétique ! « Black is beautiful » tant qu'une mère ne vante pas la beauté de telle ou telle de ses filles à la peau claire ou aux cheveux lisses !

Qui mieux que la femme noire peut enseigner aux enfants le vrai sens d'être mâle ou femelle ? Nous devons cesser d'appeler nos fils et nos maris bébé et veiller à ce que nos filles n'aient pas de rapports sexuels avant la maturité. Nous devons refuser à ce que nos hommes nous appellent « Mamma » (car si nous sommes les mamans, eux deviennent nos bébés ; le Blanc n'a pas à craindre des bébés !).

Il faut créer des liens et forger une nouvelle solidarité entre femmes noires, mais qui sera très différentes du féminisme blanc dont on n'a que faire. Enfin, nous devons cesser de singer les femmes blanches en ce qui concerne la mode et les produits de beauté ; en un mot cesser de blanchir et rester ce que nous sommes, des femmes noires d'une beauté naturelle et sereine.

Surtout, ne jamais oublier que le racisme, de nos jours comme à l'ère de Cléopâtre, c'est la guerre contre le peuple noir. Nous ne sommes pas américains, pas plus que les Juifs n'étaient allemands ! Les mots « allemand » ou « américain » veulent dire en langage décodé blanc (et nous savons comment nous sommes arrivés aux Amériques, enchaînés, pour peiner comme des bêtes de somme !).

Femmes noires, mères de l'humanité, notre destin est entre nos propres mains !!''


 pp.103-115:

''Chapitre 20: Les Enfants noirs et le Processus d'Infériorisation (1974)

Le Peuple Noir doit opter pour l'équilibre mental (s'analyser, être responsable de ses comportements). Les enfants noirs sont nos possessions les plus chères et notre plus grande ressource. Notre survie dépend d'eux. Si leurs vies sont gâchées, nous devenons susceptibles d'attaques non seulement par la collectivité blanche mais par nos propres enfants, (ce qui est déjà le cas dans toutes les grandes villes des U.S.A.). En tant que Noirs nous devons répondre aux questions suivantes:

1) Les enfants noirs américains pourront-ils développer leur potentiel génétique
maximal?

2) Qui assumera la responsabilité pour ce développement maximal, les Noirs eux-mêmes ou les Blancs?

3) Si les enfants noirs ne peuvent pas développer leur potentiel génétique maximal, que vont devenir ces masses laissées pour compte?

4) Est-ce que les Blancs s'attendent à ce que les Noirs s'occupent du développement maximal de leurs enfants?

Un nouveau né doit être moulé, façonné afin de pouvoir assumer son rôle social prédéterminé. Ceci est accompli par l'expérience sociale totale qui agit sur le potentiel génétique de l'enfant. Les enfants sont nés de parents qui occupent déjà leur place dans la structure sociale. Les rôles sociaux dépendent du pouvoir fondamental qu'on détient. L'identité est déterminée par ce facteur clé de pouvoir.

Dans un système social oppressif, on s'identifie soit à l'oppresseur soit à l'opprimé.

Là où les Blancs dominent, ils élèvent les enfants blancs de façon à ce qu'ils deviennent les oppresseurs ou les supérieurs fonctionnels. Dans ce même système (suprématie blanche) les enfants non-blancs sont élevés de façon à ce qu'ils deviennent les opprimés ou les inférieurs fonctionnels. Pour cette raison, un système social de suprématie blanche est incapable d'offrir l'égalité totale des chances aux Noirs.

S'ils donnent une éducation égale, ils font tout pour saboter la famille noire;

S'ils offrent quelques emplois, ils font du racisme pour le logement;

S'ils offrent des services sociaux, ils trichent sur le salaire des hommes;

S'ils votent des lois justes, ils ne les respectent pas.

L'infériorité fonctionnelle n'est pas la même chose que l'infériorité génétique. Mais l'expérience sociale préétablie dans un système raciste est conçue délibérément pour empêcher le potentiel génétique de fonctionner dans la société, d'où l'impression que les non-Blancs sont inférieurs. L'infériorisation est le processus conscient, délibéré et systématique employé par un système social raciste (suprématie blanche) afin de façonner des gens spécifiques (non-blancs) en des inférieurs fonctionnels, malgré leur vrai potentiel génétique de fonctionner.

Sous la suprématie blanche, plus la pigmentation de mélanine est grande, plus la pression d'infériorisation imposée par le système raciste est forte. Curieusement, ce schéma fonctionne parmi les Noirs eux-mêmes: n'épouser jamais quelqu'un de plus foncé que vous-même. De tels schémas de pensée agissent sur l'enfant, qui connaît très tôt le rejet et la négation. Cette négation durera toute sa vie. Tout simplement, l'infériorisation veut dire que par des schémas de pensée et des expériences sociales négatives (logements inférieurs, services de santé inférieurs, éducation dégradée, familles brisées, salaires inadéquats) un enfant noir ou non-blanc:

- qui aurait pu être un génie devient un criminel

- qui pourrait devenir un politicien brillant ou un père idéal devient un drogué

- qui aurait pu devenir une femme de science, femme médecin ou une excellente mère
se prostitue.

Cette infériorisation transforme des parents modèles potentiels en des bourreaux d'enfants.

- Elle transforme des instituteurs qui pourraient aimer leurs élèves noirs en des bourreaux qui ne savent plus éduquer.

- L'infériorisation empile négation sur négation, de façon que les jeunes Noirs préfèrent vivre cool, fumer du marijuana, employer des gros mots, danser cool, au lieu d'apprendre à lire et à aimer les maths.

- Elle encourage le Noir à faire le clown au lieu de construire la nation nègre. Elle encourage la bourgeoisie noire à singer le blanc en accumulant des possessions matérielles au lieu de servir leur communauté.

- Elle pousse les Noirs à fringuer comme des "superfly" au lieu de s'occuper de leurs enfants (et surtout de leur fils).

- Et enfin, elle incite les Noirs à se percevoir comme des "sex machines", plutôt que comme des bâtisseurs d'une humanité digne.

Toute cette infériorisation mène à une idée négative de soi, à une perte d'estime, un développement des modèles de comportements destructeurs pour soi et pour le groupe. Les comportements négatifs indiquent une haine de soi-même. Cette haine mène à l'homicide et au suicide croissants ou à l'extermination par la drogue.

Ce sont autant de chaînes et des fers invisibles autour des cous et des chevilles des Noirs déjà assez opprimés. Le pire est que les enfants noirs apprennent la leçon que les Noirs ne s'estiment pas, ne s'aiment pas; à leur tour, ils apprennent la même chose à leur propres enfants (par leurs attitudes et leurs comportements négatifs).


L'infériorisation est essentielle à l'oppression. Les oppresseurs éduquent leurs opprimés de façon à ce qu'ils participent à leur propre destruction. On leur permet tout juste de survivre pour mieux les opprimer. Mais aucun système d'oppression n'est structuré sciemment pour son auto-destruction. Le développement maximal des Noirs montrerait éventuellement la fausseté de l'idéologie de la suprématie blanche. Après 127 années d'une soi-disant émancipation des Noirs, la communauté blanche a démontré qu'elle ne compte pas donner leur chance aux enfants noirs. Toujours est-il que les Blancs osent parler de l'infériorité génétique des Noirs.

Au lieu de faire des "sit in protest", les Noirs feraient mieux de cultiver des modèles "self help" et de "self development". Puisque le système raciste s'attaque à la famille, les noirs feraient mieux de comprendre:

a) le vrai fonctionnement d'une vie de famille

b) comment les aspects importants d'infériorisation s'y présentent

c) comment mieux gérer l'institution et la famille.

Les comportements de dysfonctionnement peuvent être changés par l'exercice de la volonté. Une unité de famille consiste en un père, une mère et leurs enfants. Ce ne sont que les unités cellulaires d'un peuple ou d'une nation. La socialisation n'est que le façonnement du comportement (par des "role models") pour un développement maximal qui permettra de bien fonctionner dans un environnement précis.

- La tâche du père est d'apprendre aux enfants mâles leur rôle sociétaire; sa responsabilité est de gagner le pain et de protéger sa famille.

- La tâche de la mère est d'apprendre aux enfants femelles leur rôle sociétaire; sa responsabilité est de s'occuper de la maison et de veiller à la socialisation des enfants.

Les féministes blanches veulent changer tout cela, mais nous les Noirs ne devons pas nous laisser influencer, étant donné que nos unités familiales sont déjà brisées. Il nous faut nous rappeler également que la suprématie blanche s'est toujours attaquée au mâle noir par intimidation et par la destruction fonctionnelle et physique, de sorte que la femme noire a joué de plus en plus le rôle du mâle au sein de la famille. Le couple noir américain est aliéné et il vit le syndrome social et pathologique de la femme forte/homme faible.

Par réaction les hommes noirs deviennent passifs et/ou coureurs (choisissant même des Blanches comme partenaires). Les plus affectés sont les jeunes mâles noirs privés de leur père. Très jeune ils constatent qu'il est plus intéressant d'être femme si on est de race noire. Le système raciste veille à ce que les images mâles noires positives et efficaces soient éliminées (Malcolm X, Martin Luther King, Patrice Lumumba). Ils remplacent ces images positives par des images pathétiques et négatives dans les médias (le chômeur, le travesti, le clown, le drogué).

Dans la vie réelle, une Noire universitaire gagnera seulement $300 de moins qu'une blanche universitaire, tandis qu'un Noir universitaire gagnera $3000 de moins qu'un universitaire Blanc diplômé du lycée !! Doit-on s'étonner de ce que les mâles noirs sombrent dans la passivité, l'efféminement et l'homosexualité? Mais nous pouvons disposer des moyens de dire HALTE à l'infériorisation des Noirs.

- Les hommes noirs doivent se battre pour gagner des emplois et des salaires égaux à ceux des Blancs.

- Ils doivent cesser de fonctionner comme des "sex machines" auprès des Blanches.

- Enfin, ils doivent refuser d'être passifs et dépendants de leurs femmes noires.

- Les femmes noires doivent se battre pour le droit de pouvoir rester à la maison et s'occuper de leurs enfants comme les Blanches, mais pour accomplir cela leurs époux doivent mieux gagner leur vie.

- Elles doivent cesser de se croire les plus fortes et chérir leur mari et leurs enfants.

- Les hommes et les femmes noires doivent lutter ensemble pour la survie de la famille, faire un travail d'équipe.

- Enfin, ils doivent établir des codes de comportement positifs et des modèles de compétence académiques pour leurs enfants. Afin d'accomplir ce programme, ils devraient encourager le respect de soi par l'enseignement aux enfants (avant l'âge de six ans) de certains exercices fondamentaux de comportement à la maison, à l'école, à l'église, et dans la communauté noire :

1) cesser de se maltraiter

2) cesser d'employer les injures et les gros mots

3) cesser de se quereller

4) cesser d'être de mauvaises langues

5) cesser de « rapporter » ce que font les autres

6) cesser d'être mal élevés et irrespectueux envers les autres

7) cesser de dévaliser les autres

8) cesser de voler les autres

9) cesser de se battre

10) cesser de s'entre-tuer

11) cesser le trafic de drogues dans la communauté noire

12) cesser de salir les rues dans la communauté noire.

Bien sûr, les adultes doivent donner l'exemple si les enfants doivent les écouter. Chaque quartier devrait distribuer des prix par groupes d'âge, aux enfants qui travaillent bien en classe (« scientia potestas est »). Pour terminer, avant l'âge de six ans les enfants doivent être convaincus, par l'exemple qui leur est donné, que le peuple noir condamne l'activité sexuelle et la naissance d'enfants pour de jeunes qui sont loin d'être matures émotionnellement (et qui plus est n'ont pas les moyens financiers de s'occuper d'enfants). Ce n'est qu'un début, mais les Noirs apprendront ainsi la responsabilité et le respect de soi en dépit du système raciste créé et entretenu par les Blancs en Amérique.

Frances Cress Welsing, M. D.


 Chapitre 21: Le Racisme et l'Infériorisation de l'enfant et l'adolescent noirs (1987)

Trop de bébés noirs naissent avec une propension à la drogue ou infectés du virus du SIDA, quand ils ne sont pas carrément mort-nés ! Trop de bébés noirs naissent de filles mères qui ne sont pas équipées psychologiquement ou financièrement pour les élever.

Ces enfants grandiront dans des circonstances lamentables :

- logements inadéquats- vêtements et nourriture insuffisants

- mauvais traitements physiques et/ou sexuels par leurs parents

- abandon à des institutions sociales mal équipées

- frustration, stress

- manque de réussite à l'école.

Que leur reste t-il ?

- devenir trafiquants de drogue très jeune afin de survivre

- s'adonner eux-mêmes à la drogue et à l'alcool

- contracter le SIDA, les maladies vénériennes

- se tuer ou se faire tuer dans des règlements de comptes des gangs

- et enfin l'incarcération (parfois à vie) ou le suicide !

On part généralement de l'hypothèse que la société cherche à pourvoir au développement de tous ses enfants et ses adolescents. Il est erroné de supposer une telle chose dans un pouvoir de système social bâti sur le racisme et destiné à la survie génétique blanche, même si ce système est hautement raffiné et masqué (comme aux Etats – Unis).

Les savants et les cliniciens se doivent non seulement d'établir des données par leurs recherches, mais de les examiner, les comprendre, les interpréter et les placer dans une perspective correcte. Erik Erikson, auteur de Childhood and Society, nous indique les huit stades du développement psycho - social d'un enfant quand il est appuyé par l'environnement social (depuis le foetus jusqu'ici à l'âge adulte), et leur contrepartie négative si l'infériorisation triomphe :

1) confiance et foi / méfiance

2) autonomie / honte et doute

3) initiative / culpabilité (« je ne peux pas », au lieu de « je peux »)

4) ingéniosité / infériorité ou léthargie

5) identité / confusion de rôle

6) intimité / isolement

7) production / blocage

8) intégrité / désespoir

Tandis qu'un grand nombre d'enfants et d'adolescents blancs traversent les huit stades de leur développement tranquillement, beaucoup trop d'enfants et d'adolescents noirs (stressés et démunis) récoltent la contrepartie négative du développement. Pourquoi ? Parce que c'est la guerre mais les Noirs ne comprennent pas les règles de la stratégie ! Cette guerre pour la survie génétique blanche est conduite simultanément sur neuf fronts :

- économie

- éducation

- divertissements

- travail

- lois

- politique

- religion

- sexe

- et militaire.

Les Blancs discutent activement entre eux du taux des naissances blanches. En 2073 les Blancs ne représenteront que 3% de la population mondiale. Peu de Noirs et de non-Blancs savent que dans six à neuf générations la majorité de la population des U.S.A. sera blanche. Puisque les statistiques ne mentent pas, il ne faut pas se leurrer en continuant de croire à l'intégration. Il faut plutôt développer des stratégies et des tactiques de courte et de longue durée pour contrecarrer les stratégies blanches (qui visent nos enfants).

Pour gagner aux échecs, il faut comprendre les objectifs et les règles du jeu. Il est impératif que tous les Noirs comprennent qu'ils ne vivent pas dans un environnement fait de bienveillance, mais dans un environnement mortel et hautement structuré. Les racistes comptent gagner cette guerre par tous les moyens nécessaires, y compris l'usage des armes chimiques et biologiques (des drogues comme me « crack » et le PCP ; des virus comme le SIDA) !


De plus les Noirs doivent admettre les points suivants :

1) L'une des armes principales de la guerre pour la survie génétique blanche est l'infériorisation (ou le développement psychosocial raté), qui crée l'indépendance, l'image de soi négative, et la vulnérabilité.

2) Cette guerre vise les Noirs en général, mais spécifiquement le mâle noir, puisque c'est lui qui menace le plus leur survie génétique.

3) Les Noirs doivent discuter ouvertement des moyens de supporter et de développer au maximum les bébés, enfants et adolescents mâles noirs, en dépit des moyens employés pour les supprimer.

4) Ces enfants mâles noirs ont besoin de leurs pères depuis la crèche jusqu'à la maturité, et nous devons apprendre à tous les Noirs leur rôle de père responsable.

5) L'attaque raciste montée contre le mâle noir entraîne l'échec de la famille noire et la distorsion du rôle de la femme noire. Ceci commence le processus d'infériorisation.

6) Les Noirs doivent cesser de supplier les Blancs d'arrêter leur offensive raciste (ils ne le peuvent pas) et plutôt s'organiser pour de nouveaux comportements destinés à neutraliser les effets de la suprématie blanche.

7) Il est vain de supplier les Blancs d'octroyer des fonds ou des subventions pour venir en aide aux Noirs. S'ils le faisaient, ce serait courir à leur propre génocide.

8) Les Noirs doivent arriver à discuter ouvertement de la nécessité logique de l'infériorisation des Noirs dans la lutte pour la survie génétique blanche.

9) Chanter « We shall overcome » ne peut pas combattre la suprématie blanche, pas plus que chanter ne peut résoudre un problème en médecine ou en physique.

10) Des parents immatures et dépassés par les événements ne peuvent pas favoriser le développement psychosocial de leurs enfants ni contrecarrer l'infériorisation.

11) Des filles - mères ne peuvent pas favoriser ce développement non plus, et elles ne peuvent certainement pas élever des mâles. Elles ne peuvent que préparer leurs propres filles à devenir, à leur tour, des filles - mères et préparer leurs fils pour la prison.

12) Aucune femme noire ne devrait se marier avant l'âge de trente ans, aucun mâle noir avant l'âge de trente-cinq ans. Chaque famille noire devrait se limiter à deux enfants, avec une différence d'âge de trois ans. Les garçons et les filles noirs devraient au moins obtenir leur diplôme du lycée et pouvoir bien gagner leur vie avant d'envisager le mariage.

13) Le développement maximal du potentiel génétique et psychologique collectif des Noirs se réalisera par les efforts des peuples noirs eux-mêmes, grâce à leurs connaissances, leur compréhension de la lutte et leur comportement. Il incombe aux cliniciens noirs de maîtriser les faits énumérés dans ce livre (The Isis Papers) et d'en faire part à leurs patients noirs. Il y va de leur vie !!

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 22: Les Enfants noirs qui deviennent parents - - nouveau facteur du Génocide des Noirs (1977)

Vingt-cinq pour cent de tous les bébés noirs nés aux Etats-Unis de nos jours ont pour parents des adolescents noirs. Ceci implique qu'au moins 25% de tous les enfants noirs souffriront dans leur développement psychosocial et succomberont au stress du racisme. Ce gaspillage ultime de leur potentiel génétique s'appelle génocide noir. Pendant l'esclavage en Amérique, les femelles noires furent forcées de mettre au monde une succession de bébés sans pouvoir s'en occuper (on les vendait dans d'autres plantations dès l'âge de six à sept ans).

Personne ne s'occupait du développement de leur potentiel génétique ! Les maîtres punirent sévèrement une mère qui essayait de venir en aide à son enfant. De nos jours, tout comme avant, des jeunes filles noires mettent au monde des enfants qui subissent un traitement inhumain. Le niveau de maturité atteint par les enfants est en relation directe avec le niveau de maturité émotionnel de leurs parents avant leur naissance. Peut-on demander à des adolescents d'être des parents efficaces et de fonctionner dans une société de technologie complexe ?

Pourquoi est-ce qu'autant d'adolescents noirs ont des relations sexuelles (et les enfants qui s'en suivent)? Après tout, les Africains disent que la main qui balance le berceau mène la nation. Beaucoup trop de Noirs croient qu'un père qui féconde une femme (ou une fille), et qu'une mère est quelqu'un qui met au monde un bébé. C'est une vue simpliste encouragée par nos chansons de blues et de rock (les promoteurs de disques font des millions dans l'industrie de la musique noire ; ces promoteurs sont presque tous des Blancs).


Hélas, 93% des filles mères gardent leur bébé, qui grandit dans des circonstances pénibles et répète le cycle. Parmi les filles mères le taux de mortalité infantile est plus élevé que la moyenne ; elles sont sujettes à plus d'anémie, plus de toxémie, plus d'hémorragie, et plus de bébés au poids en dessous du poids normal, sans parler des anomalies qui peuvent guetter leur nouveaux – né. Quarante pour cent des enfants vivent dans des familles où il n'y a que la mère pour les nourrir (par rapport à 12% des enfants blancs). A Washington, D.C., le taux de mortalité infantile est de 27,7% pour les Noirs et de 7,5% pour les Blancs.

Parmi les adolescents noirs un grand pourcentage des mères des filles mères étaient également filles mères, tout comme leur propre mère ; cela fait quatre générations (parfois plus) de filles mères ! Contrairement à ce que les gens croient, une fois qu'une adolescente devient responsable d'une autre vie, son propre développement émotionnel s'arrête. Elle ne peut pas faire face à cette responsabilité ; elle n'est qu'une enfant elle-même. D'où le ressentiment, la colère, et même la haine ressentie pour le bébé (parfois des bébés).

Les enfants captent ce ressentiment, ces sentiments négatifs et se sentent rejetés. Ils manifestent des comportements perturbés, surtout à l'école où il faut prêter attention et se taire. Ils mangent mal, ils piquent des crises de nerfs, pleurent sans cesse, refusent d'obéir à de simples ordres ? Ce qui manque à ces enfants, c'est l'amour, l'attention donnée par la mère, une période assez longue (5 à 6 ans) de stabilité émotionnelle et sociale. Souvent ces adolescentes abandonnent leurs enfants à l'assistance sociale ou à leur famille (ce qui n'est pas un substitut de l'amour maternel). Puisque l'enfant est abandonné, il se sent coupable (« je ne vaux rien puisque ma mère m'a abandonné ; c'est ma faute »).

Si 25% des enfants noirs périssaient dans un holocauste tout d'un coup, on allait crier au génocide, mais le résultat est le même dans notre système raciste qui encourage la promiscuité sans donner l'assistance et le support nécessaires aux enfants. Seulement les enfants noirs dans cette situation meurent lentement - - des morts vivants. Quand ils arrivent à l'adolescence ils ont les syndromes et les comportements qui mènent à la mort réelle : suicide, overdose par drogues, homicide. Tout cela est lié directement ou indirectement à la dynamique de la suprématie blanche qui fonctionne par l'infériorisation du Noir. Le seul remède est d'éliminer totalement les situations des parents adolescents noirs.

Un enfant a besoin d'un support émotionnel venant d'adultes mûrs, et ceci pendant les premières six années de sa vie. Des provisions matérielles, des petits déjeuners à l'école, des institutrices accréditées peuvent aider, mais ce ne sont pas des substituts pour la satisfaction des besoins ou des supports émotionnels. La communauté noire doit comprendre que le pouvoir est directement lié non à l'argent mais aux comportements organisés, disciplinés, contrôlés. Si le comportement nuit à l'objectif de la libération noire il doit être éliminé ; s'il améliore les chances d'atteindre l'objectif de la libération noire il doit être renforcé. Il faut honorer la naissance de chaque enfant noir. Mais sachons que nous ne pouvons pas apprendre aux enfants un niveau de maturité et de responsabilité que nous n'avons pas atteint nous-mêmes !

Frances Cress Welsing, M. D.
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LE PAPYRUS D'ISIS

Frances Cress Welsing, M. D. (Third World Press, Chicago, 1991)

Un Commentaire suivi de Comptes-rendus des 25 Chapitres en Français de Lillie Elizabeth Trent

Candidate au Doctorat en Littérature comparer a l'Université de Paris X – Nanterre

Directeur de Thèse : Dr. Claude De Grève

Commentaire:

En 1969, Neely Fuller a publié un traité intitulé The United Independant Compensatory Code/System/Concept: a textbook/workbook for thought, speech and/or action for victims of racism (white supremacy). Il reconnaît qu'il n'y a qu'un seul racisme fonctionnel dans le monde: la suprématie blanche. Pour Fuller, les modes de pensé, de langage, et d'actions pratiqué a des degré divers par la plupart des gens du monde blanc déroulent d'un seul fait : la plupart des Blancs haïssent le Noir parce qu'ils ne sont pas des Noirs. Le Docteur Cress Welsing, une femme psychiatre exerçant à Washington, D.C. et qui sert une jeune clientèle noire, a lu Neely Fuller à une période où elle cherchait des réponses aux questions muettes que lui posaient ses patients.

Impressionnée par le fait que le concept d'un système de domination blanche sur le monde non-blanc pouvait expliquer la réalité sociale d'une situation difficile de « non-blanc », elle s'est appesantie, en tant que psychiatre, sur une force motivante possible, à la fois aux niveaux individuels et de groupes. Elle a pensé que cette force motivante pouvait expliquer l'évolution de ces modèles de comportement social qui fonctionnent dans tous les domaines de l'activité humaine (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre). Le résultat de sa réflexion fut La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme (suprématie blanche) : (une théorie psychogénétique et une vue du monde) (1970).

Pendant dix-neuf ans, le Dr Cress Welsing a écrit des traités (présentés devant l'American Medical Association) exposant sa théorie, soutenue par sa connaissance particulière des symboles qui aident à démasquer la suprématie blanche globale (ex.., le symbolisme des pistolets et d'autres armes, le symbolisme des jeux de balles, le symbolisme du viol, le symbolisme des billets de banque et de l'or, le symbolisme de la boxe, le symbolisme des objets à fumée, etc.).

Son œuvre est capitale pour les Noirs et tous les non-Blancs du monde qui sont infériorisés par les racistes blancs. Cette œuvre propose des réflexions, une théorie scientifique ainsi que sa formulation synthétique à tous ceux qui veulent s'en sortir. Mais pour y parvenir il faut lire The Isis Papers. Le Dr. Cress Welsing ne dit nulle part que les Blancs furent des esclaves des Egyptiens nègres (les Blancs et les sémites furent esclaves sous les Ramsès et même avant). Donc ils ont deux raisons de haïr la race noire :

1. d'avoir été écartés de l'Afrique à cause de leur état d'albinisme

2. d'avoir été combattus et réduits en esclavage à chaque fois qu'ils sont venus s'attaquer à l'Egypte (voir

Cheikh Anta Diop, ''Nations Nègres et Culture'' et/ou ''Civilisation ou Barbarie'').

Quand on est Noir, il faut faire preuve de patience et de dignité humaine pour ne pas détester les Blancs, étant donné leur cruauté et leurs mensonges à notre égard. Et pourtant, nous autres aliénés de la diaspora noire éprouvons difficilement de la haine pour notre ennemi ; nous avons tendance même â le « singer ».

Quant aux Africains, ils conservent leur identité culturelle, mais les Blancs leur ont tout volé : richesses, peuples, autonomie, moyens de survie économique, et mode de vie paisible. Les religions chrétiennes et musulmanes ne nous ont pas rendu service non plus ! Disons que La Bible et Le Coran ont servi à nous tranquilliser pendant que les militaires et les commerçants blancs faisaient la sale besogne.

Heureusement, à toutes les époques, certains individus des deux races, armés d'un vrai amour de leur prochain, ont accompli l'impossible : vivre en harmonie (par des échanges intellectuels et culturels, par l'amitié et la fraternité entre jeunes, par l'estime mutuelle dans les domaines du travail, du sport, et parfois par des relations personnelles). La religion a parfois été pour quelque chose dans ces rapports. Mais d'une façon ou d'une autre, les Noirs ont pu endurer les agressions des Blancs ; ils se sont souvent montrés dignes, tolérants, et même supérieurs à leurs agresseurs. Selon Cheikh Anta Diop :

Le berceau des Noirs (la vallée du Nil, depuis les Grands Lacs jusqu'au Delta, en passant par le Soudan dit « anglo-égyptien ») était caractérisé par une abondance des ressources de la vie. Le caractère sédentaire et agricole de la vie et les conditions spécifiques de la vallée du Nil vont engendrer chez le Nègre une douce nature, idéaliste et généreuse, pacifique, imbue de l'esprit de justice, gaie... Tandis que la férocité de la nature dans les steppes eurasiatiques, l'infertilité de ces régions, l'ensemble des conditions matérielles dans ce berceau géographique, forgeront chez l'homme les instincts nécessaires à son adaptation au milieu... Tous les peuples de ce berceau, qu'ils soient blancs ou jaunes, auront l'instinct de conquête, parce qu'ils auront tendance à s'évader de ce milieu hostile... L'homme de ces régions est resté longtemps nomade. Il est cruel.


À mon avis, le but final qui devrait être visé par la Theorie Cress est de ramener l'humanité a se comprendre, a vivre ensemble sur cette planete et dans l'univers. A cette fin, tous les hommes et toutes les femmes de toutes les couleurs doivent accepter les origines noirs de l'humanité, puisque des savants, a commencer par Cheikh Anta Diop, les ont longuement mises a jour et puisque tous les Anciens constataient que l'Egypte ancienne était noire! Tous les Blancs (leucodermes) doivent assumer leur part de responsabilité (ou celle de leurs égaux) pour le génocide des Noirs et des non-Blancs commis par l'Occident. Ils doivent également avouer leur anxiété, leur aliénation et leur agression constante vis-à-vis des mélanodermes.

Les savants grecs sont les premiers coupables parce qu'ils faisaient régulièrement des stages d'initiation dans les temples égyptiens (entre autres, Platon et Eudoxe 13 ans, Démocrite 5 ans, Pythagore plus de 20 ans, Homère et Aristote plusieurs années), mais une fois rentrer, ils faisaient figure d'innovateurs, passant sous silence leur apprentissage des hiéroglyphes et des sciences égyptiennes. Ce refus des savants blancs et de la collectivité blanche d'admettre, ‡ voix haute, qu'ils doivent et leur origine et leur science aux Noirs, est en partie responsable de tous nos maux.

L'oeuvre de Cheikh Anta Diop et ce livre de Cress Welsing devraient figurer sur les listes de lectures exigées des lycéens et des universitaires de tous les continents. Ensuite il incombe aux Peuples de couleur (noirs, asiatiques, indiens, métis, sémites) mondiaux de connaître et d'intérioriser ces lectures. Pour les autodidactes et les analphabètes, les université du tiers monde devraient mettre sur pied un enseignement oral et/ou télévisé.

Les Peuples de couleur pourront ainsi se débarrasser, enfin de leur complexe d'infériorité (ou parfois de supériorité) vis-a-vis des Blancs. Car ces complexes sont axer sur ce que pensent les Blancs ª ou bien ce que je suis par rapport aux Blancs ª. Éventuellement, le pansement des plaies du racisme et la cicatrisation pourront commencer et de nouveaux comportements (bases sur la connaissance de la vérité) pourront s'affirmer.

Sur les plans politiques et culturels, les non-Blancs doivent s'unir, se forger des alliances, commencer par l'unité africaine continentale et l'unité de l'Afrique et de sa Diaspora. Quand cette unité se fera (et elle peut se faire en une génération), tous les autres problèmes d'ordres économiques, sociaux ou militaires se résoudront sans trop de dégâts.

A ce propos, le premier sommet des Chefs d'Etat africains et des responsables africains-américains s'est tenu à Abidjan en avril 1991. Ce rassemblement sans précédent a précédé deux événements programmés en 1992 et qui auront un effet majeur sur le destin des Africains et Africains-Américains : l'unification de l'Europe et la célébration du cinquième centenaire de la rencontre de deux mondes, conséquences du voyage de Christophe Colomb depuis l'Europe jusqu'à ce qui est devenu l'Amérique. Dans les paroles du Docteur Sheila S. Walker, rapporteur du sommet :

Pour les Africains et les Africains-Américains, cette rencontre des deux mondes devrait être appelée et comprise comme une séparation de deux mondes. C'est à dire il y a cinq cents ans l'Afrique et ses enfants ont cessé d'être un monde unique pour devenir deux mondes séparés par l'oppression, mais liés par un héritage commun... L'Afrique n'est plus seulement un peuple continental, mais plutôt un peuple transnational, et pour nous de penser et d'agir en conséquence... Il y eut des tentatives continuelles pour nous couper de notre héritage culturel et du peuple qui le représente.

L'intention sous-jacente a été de bien faire de nous une population qui ne voit que ses origines dans la défaite et l'oppression ; et que cette défaite et cette oppression soient pour nous les seules sources de références de notre identité. L'Afrique offre aux Afro-Américains une chance de nous redéfinir et de nous établir solidement comme ayant naturellement un important rôle à jouer dans les affaires internationales. L'Afrique a besoin de l'aide des Africains-Américains pour le progrès matériel. Ainsi par leur retour en Afrique et leur collaboration étroite avec les Africains, ils contribueront à développer les immenses richesses potentielles du continent.


Cette collaboration permettra aux Africains-Américains de mettre fin à leur privation culturelle et d'assumer en tant qu'acteur global toutes les potentialités qu'ils possèdent...Devant l'unité des Noirs, les autres non-Blancs cesseront de s'identifier aux Blancs, de nier leur part de sang noir. Alors, des alliances se forgeront entre eux, en dépit de tout ce que les Blancs pourront faire pour les casser.

Entre eux, les non-Blancs du monde possèdent toutes les richesses premières y compris les valeurs spirituelles et les matières génétiques tant convoitées par les autres. Un petit pays comme le Japon a donné des leçons à l'Occident. Les non-Blancs du monde doivent exiger que les pays blancs indemnisent les autres pour leurs crimes contre l'humanité (rapt, viols, pillage, génocide) ! A cette fin, le chef Abiola, milliardaire nigérian, a fait don à l'O.U.A. d'une somme de 500 000 dollars qui doit lui permettre d'évaluer les réparations dues à l'Afrique pour la traite des esclaves et l'exploitation coloniale. Il estime que la communauté internationale devrait au moins 25 milliards de dollars aux Africains.

Comme disent Frantz Fanon et Aimé Césaire, il faut aller vers un nouvel humanisme, libérer les hommes d'eux-mêmes. Le tam tam baragouine le message cosmique. Seul le nègre est capable de le transmettre, d'en déchiffrer le sens, la portée....

Et voici le nègre réhabilité, ''debout à la barre'', gouvernant le monde de son intuition, le nègre retrouvé, ramassé, revendiqué, assumé... alertant les antennes fécondes du monde, planté dans l'avant-scène du monde, aspergeant le monde de sa puissance poétique... J'épouse le monde ! Je suis le monde ! Le Blanc n'a jamais compris cette substitution magique. Le Blanc veut le monde ; il le veut pour lui tout seul... Il l'asservit. Il s'établit entre le monde et lui un rapport appropriatif. Mais il existe des valeurs qui ne s'accommodent qu'à ma sauce... Entre le monde et moi s'établissait un rapport de coexistence. J'avais retrouvé l'Un primordial...

La lecture de Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Aimé Césaire, Cress Welsing (parmi d'autres) nous convainc en tant que Noire, qu'effectivement, il existe des valeurs qui ne s'accommodent pas aux Blancs. Afin de mieux faire ressortir ces valeurs, il nous faut la lecture de Cheikh Anta pour la rigueur scientifique, la lecture de Césaire pour l'énonciation poétique, la lecture de Fanon pour l'élément psycho révolutionnaire, et la lecture de Cress Welsing pour une nouvelle explication psychologique des symboles et des comportements.

D'aucuns trouveront que le Docteur Cress Welsing élabore une théorie raciste. Qu'ils lisent tous les comptes-rendu jusqu'ici au bout avant de se prononcer, car sa théorie n'a pas été élaborée au hasard. Elle dissèque chaque aspect de la vie aux Etats-Unis où les Noirs se trouvent être une minorité. Depuis Gunnar Myrdal (Le Dilemme américain) elle est la première à aller droit au but : démasquer le système de la suprématie blanche. Elle le fait pour que les Noirs et les non-Blancs ne soient pas dupes, pour qu'ils puissent être libérés, une fois pour toutes, de leurs angoisses, de leurs complexes. C'est un livre qui s'adresse surtout au lecteur noir, mais peut intéresser tout le monde.

Les Blancs de bonne foi ne doivent pas craindre de découvrir certaines vérités qu'il n'est plus possible de passer sous silence. La grande déesse noire, Isis, dont le culte a duré en Egypte plus de trente-cinq siècles, et été observé comme religion universelle près de mille ans, a inculqué aux peuples de la terre les principes de justice (maât, en égyptien) et d'humanisme5. C'est certainement pour cette raison que Cress Welsing a intitulé son livre The Isis Papers. Isis, grande patronne de la justice, dont le culte a ouvert la voie au judaïsme et au christianisme, veille encore sur nous tous.

N.B. : Qu'il me soit permis de remercier mes amis, le Dr. Théodore Ette et Dr. Henri Gadou, de leur aide précieuse.

Lillie Elizabeth Trent, Juillet 1992

Frances Cress Welsing, M. D.


 Chapitre 1 : La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme (suprématie blanche): une théorie psychogénétique et une vue du monde (1970)

Hormis la religion, une bonne partie de la connaissance, connue sous le nom de science, postule que tous les phénomènes observables peuvent être expliqués, du moins circonscrits par l'investigation et l'analyse de l'esprit humain. Le racisme (ou suprématie blanche) étant perçu comme le phénomène observable le plus important de nos jours, les sociologues et autres scientifiques devraient donc pouvoir y trouver une explication.

Dans ce petit monde d'aujourd'hui, au moins les trois quarts des humains sont « non-blancs » et sont sujets à la domination, à travers leur quotidien, soit directement soit indirectement, par une minorité se définissant comme « blanche ». Le racisme a été décrit et défini de diverses manières (Cf. Gullattee, Comer, Butts et Pinderhughes). Toujours est-il qu'à mon point de vue, le commentaire fait par Oliver C. Cox dans Caste, Class and Race, qui affirme qu'il n'y a jusqu'ici aucune théorie consistante des relations entre races, prévaut toujours.

Neely Fuller, dans son traité (1969), observe que contrairement aux idées actuelles, il n'y a qu'un seul racisme fonctionnel dans le monde : la suprématie blanche. La seule définition valide et opérationnelle du racisme est la suprématie blanche ; qu'elle que soit la revendication des « non-Blanc » à l'indépendance économique et/ou politique, en dernière analyse, ils seront toujours victimes du processus de la suprématie blanche. Fuller explique que le racisme est un système opérationnel universel de la domination et de la suprématie blanche auquel participe la majorité du monde blanc ; ce n'est pas une question d'évolution économique qui en est à la base.

Au contraire, il révèle l'inadéquate analyse de telles théories en suggérant plutôt que les divers systèmes économiques tels le capitalisme, le communisme et le socialisme sont autant de dispositifs raffinés utilisés pour atteindre les buts primaires de la domination blanche : l'établissement, la maintenance, l'expansion et le perfectionnement de la domination mondiale par des membres d'un groupe qui se classe lui même comme « race » blanche. Fuller suggère que le mot race n'a plus sa signification biologique et qu'il s'agirait plutôt d'organisation.

Son concept de couleur amplifie l'assertion faite par W.E.B. du Bois (1903) dans The Souls of Black Folk que le problème de la couleur est un grand problème de ce vingtième siècle. Le poids crucial dans le travail de Fuller est la description des relations entre « non Blancs » et « Blancs ». Impressionnée par le fait que le concept d'un système de domination blanche sur le monde « non blanc » pouvait expliquer la réalité sociale d'une situation difficile de « non blanc », l'auteur (Dr. Cress Welsing) s'est appesantie, en tant que psychiatre, sur une force motivante possible à la fois aux niveaux individuels et de groupes.

Elle a pensé que cette force motivante pouvait expliquer l'évolution de ces modèles de comportement social qui fonctionnent dans tous les domaines de l'activité humaine (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre). Pour Fuller, tout ceci a trait aux modèles de pensée, de langage et d'action pratiqués à des degrés divers par la plupart des gens du monde blanc. Le seul commentaire qu'il a fait sur l 'étiologie est que :

La raison qui fait que la plupart des Blancs haïssent le Noir est que les Blancs ne sont pas des Noirs. Le Docteur Cress soutient que la qualité d'être blanc est effectivement une insuffisance ou un état relatif de déficience génétique, basée sur l'incapacité génétique de produire la mélanine pour la pigmentation de la peau. Ainsi, la grande majorité des habitants de cette planète ne doit pas se croire condamnée au désespoir, la couleur étant normale pour les êtres humains, et l'absence de couleur, anormale.

En plus, cette absence de couleur agit toujours comme une récession génétique par rapport au facteur génétique dominant de la production de la couleur. La couleur annihile toujours (d'un point de vue phénotypique et génétique) la non-couleur, blanche. Les Noirs possèdent le plus grand potentiel de couleur, les bruns, les rouges et les jaunes possédant respectivement moins. Ceci est la base génétique et psychologique de La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du racisme (suprématie blanche).
La Théorie Cress affirme que les Blancs ou Européens, à la couleur déficiente, ressentent une profonde insuffisance numérique et une infériorité de couleur, dans leurs rapports avec les gens de couleur.

Comme on peut s'y attendre dans le cadre des théories psychologiques modernes, les Blancs, pour se défendre, ont développé un sens incontrôlable de l'hostilité et de l'agression. Cette attitude a continué de se manifester à travers l'histoire des confrontations des masses entre Blancs et hommes de couleur. Le fait que l'hostilité et l'agression initiale viennent seulement des Blancs est rapporté dans de nombreuses revues, journaux et livres écrits par des Blancs.

Les faits enregistrés indiquent aussi que ce n'est qu'après de longues périodes grands abus que les gens de couleur ont répondu défensivement par toutes les formes de contre-attaque. Cette réaction psychologique, expression d'un embarras, a été dirigée contre tous les gens capables de produire de la mélanine. Cependant, l'agression la plus brutale a été dirigée contre les Noirs, qui avaient le plus grand potentiel de couleur et, par conséquent, sont les plus enviés et les plus craints dans la compétition génétique des couleurs.

L'expression de l'insuffisance numérique et de l'infériorité générique due à la couleur conduisit les Blancs à mettre en œuvre un nombre impressionnant de mécanismes psychologiques de défense dévastateurs pour les gens de couleur. La manœuvre initiale de défense psychologique était la répression de la conscience initiale et douloureuse d'insuffisance. La défense initiale de l'Ego fut renforcée par une foule d'autres mécanismes de défense.

Un des plus importants de ces mécanismes de défense a été la « formation par réaction », une réponse qui convertit (au niveau psychologique) quelque chose de désiré et envié mais totalement inaccessible en quelque chose de discrédité et de méprisé. Les Blancs désirant avoir une peau de couleur mais incapables d'atteindre ce but, proclamèrent (consciemment ou inconsciemment) que la couleur de la peau les dégoûtait, et commencèrent à attribuer des qualités négatives à la couleur -- spécialement à la couleur noire. De façon intéressante, le terme « non blanc » est une double négation débordant sur une affirmation positive. C'est peut être un lapsus freudien dans lequel l'utilisation du langage révèle intimement la première dynamique psychologique.


L'envie pour les blancs d'avoir une peau de couleur peut se remarquer aux tout premiers signes du printemps ou de l'été quand ils commencent à se dépouiller de leurs vêtements (en autant de pièces que le permettent les lois), laissant souvent leurs peaux se brûler sévèrement dans leur tentative d'ajouter quelque couleur à leurs corps pâles et se rendant et se rendant ainsi vulnérables au cancer de la peau dans ce processus. La plupart des produits cosmétiques sont autant de tentatives pour ajouter de la couleur à la peau blanche.

De telles compositions de couleur sont prévues pour les mâles et les femelles blancs. Et finalement, d'énormes millions de francs sont dépensés annuellement en produits chimiques annoncés comme étant capables d'augmenter le potentiel de tannage des blancs. Le fait que des Noirs ont essayé de changer la couleur de leur peau en blanc ne diminue pas la force de cette argumentation par le fait qu'il peut être facilement démontré que ces non-blancs sont en train de répondre aux conditions sociales déjà établies, de la suprématie blanche. Un tel processus, comme on l'a vu chez les Noirs et autres non-blancs, peut être décrit comme une identification avec l'oppresseur.

Un autre exemple de défense du type « formation-réaction » est l'élaboration du mythe de la supériorité génétique blanche qui continue d'être renforcé assidûment (noter les analyses récentes de Jensen, acceptées à tous les niveaux de la structure sociale blanche). Etant conscients de leur relative inaptitude à produire la couleur de peau, les Blancs construisirent le mythe de la supériorité génétique blanche. En outre, les Blancs entreprirent l'énorme tâche de développer une structure sociale, politique, et économique qui supporterait le mythe de l'infériorité des Noirs et autres non-Blancs.

Une manœuvre de défense psychologique supplémentaire utilisée par les Blancs a été celle de la projection. Sentant une extrême hostilité et une haine féroce envers les non-Blancs, les Blancs commencèrent à élaborer des schémas faisant d'eux une race haïe par les non-Blancs. Dans beaucoup de cas, ce mécanisme a servi à atténuer occasionnellement le sentiment de culpabilité des Blancs dans leur impulsion d'agression contre les Noirs et autres gens de couleur.

Un autre exemple, peut être spécial, de l'utilisation de la projection, est le désir historique continuel des Blancs de relations sexuelles avec les non-Blancs, un désir auquel les mâles blancs se donnent libre cours à travers le monde. Ce profond désir a été projeté sur les mâles et femelles noirs et s'est manifesté par la notion que les gens de couleur ont des désirs sexuels pour les mâles et femelles blancs. La Théorie de la Confrontation des couleurs postule que les Blancs désirent encore et encore bien des rapports sexuels avec les non-Blancs, mâles et femelles, parce que c'est seulement à travers cette voie que les Blancs peuvent achever l'illustration d'être capable de produire de la couleur.

La rage implacable suscitée contre l'idée d'une relation sexuelle entre l'homme noir et la femme blanche, qui a été longtemps un thème dominant dans la culture de suprématie blanche est considérée par la Théorie de la Confrontation des Couleurs comme la résultante de l'intense crainte du mâle blanc de la capacité du mâle noir d'accomplir la plus grande attente de la femelle blanche, qui est celle de concevoir et de mettre au monde un enfant de couleur. Il y a d'autres conduites sexuelles pratiquées par quelques Blancs, qui peuvent être éclairées par la thèse de la confrontation des couleurs.

Par exemple, dans son autobiographie, Malcolm X affirma que la perversion sexuelle qu'on lui demandait d'opérer le plus souvent, était pour lui, en tant que mâle noir, d'avoir des relations sexuelles avec des femelles blanches, en leur présence, pendant qu'ils (les Blancs) regardaient. Ce modèle de conduite de la part des mâles blancs, au lieu d'être rejeté comme une perversion, peut être compris quand il est vu comme l'identification fantasmée du mâle blanc avec la capacité du mâle noir de donner les produits conceptuels de couleur aux femelles blanches – quelque chose que les femelles blanches désirent désespérément mais que les mâles blancs ne peuvent réaliser. D'autres témoignages vivants sont donnés par les mâles noirs qui se sont engagés dans des rapports sexuels avec les femelles blanches. Ces hommes rapportent qu'une expression fréquente des femelles est qu'elles souhaitent avoir des bébés noirs.


La Théorie de la Confrontation des Couleurs explique aussi pourquoi les testicules des males noirs étaient les parties du corps que les males blancs attaquaient dans la plupart des lynchages (contre les Noirs) : les testicules gardaient les éléments génétiques puissants producteurs de couleur. De la même manier, la focalisation des males blancs et des femelles blanches sur la taille des pénis des males noirs est vue par la Théorie Cress comme un déplacement du sujet génétique de la production de couleur dans les testicules.

Puisque le fait de l'envie de couleur doit être réprimé, le désir de couleur ne peut jamais être mentionné dans les collapsus de la structure psychologique blanche entier. C'est pourquoi l'attention est déplacer vers un objet ou symbole moins menaçant – le pénis. Enfin, la dégradation du sexe dans la culture de suprématie blanche, offre un autre comprendre la dynamique de l'auto aliénation des Blancs au plan de leur apparence physique.

Au niveau le plus important, le sexe du Blanc peut être considéré comme une reproduction de sa propre image, de son « moi » et de son espèce. Selon la Théorie de la Confrontation des Couleurs, la culture de suprématie blanche dégrade l'acte du sexe et le processus de l'auto-reproduction parce que, pour les Blancs tous les deux sont réflecteurs de la blancheur et, en retour, de leur incapacité à produire de la couleur. Cette déficience est clairement méprisée et est affirmée plus explicitement dans les religions et les philosophies morales de la culture de suprématie blanche.

Cependant, cette manière de dégrader l'acte sexuel ne se rencontre pas dans les cultures non blanches. En réalité, c'est le contraire : l'acte de reproduction est tenu dans la plus grande estime, comme cela est reflété dans les pratiques artistiques et religieuses des non-Blancs. Les pratiques artistiques et religieuses de l'Inde et de l'Afrique offrent des témoignages forts et continus de ce fait. Chez les Blancs, cette source initiale du sentiment d'aliénation de soi et de l'acte qui façonna leur image, trouve une expression conséquente dans leur processus de pensée, leurs philosophies religieuses, leurs codes moraux, leurs actes sociaux et la structure sociale entière.

Les psychiatres et autres scientifiques étudiant le comportement utilisent souvent les modèles de comportement ouvert envers les autres comme une indication de ce qui est ressenti fondamentalement au sujet de soi-même. Si la haine et le manque de respect sont manifestés envers d'autres, la haine et le manque de respect sont ressentis le plus souvent au niveau le plus profond envers soi-même. Les facettes des autres modèles de comportement à l'intérieur du cadre culturel de la suprématie blanche supportent une telle analyse. Par exemple, plusieurs écrivains blancs, dans toutes les parties du monde, expérimentent et écrivent sur leur profond sens d'auto aliénation.

En plus, quelques-uns des comportements sociaux courants, considérés par les Blancs comme allant à l'encontre de l'idéologie et des valeurs de la structure sociale blanche, bien que non décrits par la terminologie utilisée ici, peuvent être, à un certain niveau, tenus pour l'expression du même fond d'aliénation par rapport à la couleur blanche. Ainsi les « hippies » et les « marginaux » en laissant la saleté s'accumuler sur eux, en un sens, ajoutent de la couleur à leur peau.

En laissant aussi leur chevelure faciale proliférer, ils se couvrent avec la seule partie de leurs corps qui ait une couleur substantielle, leur chevelure. Ces tentatives folles faites par les Blancs pour contrecarrer ce sentiment d'aliénation prennent la forme de pratiques sexuelles libres et ouvertes, et d'orgies sexuelles. De telles tentatives resteront sans effet parce que, une fois encore, le centre du problème est un sentiment d'aliénation dû à leur propre manque de couleur (décoloration) et, ensuite, aux constructions et représentations que les Blancs ont élaborées autour de ce centre psychologique depuis des siècles.

L'incapacité foncière des Blancs à vivre et à fréquenter l'école avec des non-Blancs se traduit dans la structure de l'habitat et dans le système éducatif à travers le monde entier. En termes de confrontation des couleurs, cette incapacité est vue comme une gêne (un malaise) vécue par les Blancs dans les situations où, en côtoyant leurs voisins de couleur, ils doivent faire face quotidiennement à leur insuffisance de couleur. Il y aussi le fait que le mythe de la supériorité blanche est mis en défaut dès que, au plan social et économique, les mêmes opportunités s'offrent à la fois aux Blancs et aux non-Blancs.

Par rapport au paramètre de la couleur, la personnalité du Blanc ne peut être stabilisée qu'en maintenant les Noirs et les non-Blancs dans des positions nécessairement inférieures. La situation d'une proximité massive des Noirs est intolérable pour les Blancs parce que les Noirs sont, de façon inhérente, plus que des égaux. Les gens de couleur auront toujours quelque chose de nettement visible que les Blancs ne pourront jamais avoir ni produire : le facteur génétique de couleur. Toujours, par rapport à la couleur, les Blancs se sentiront génétiquement inférieurs.

La difficulté qu'ont les Blancs à accorder aux non-Blancs l'égalité sociopolitique et économique à l'intérieur de la structure de la suprématie blanche n'est issue ni d'une idée morale, ni d'un besoin politique ou économique, mais plutôt profond de leur propre condition d'inégalité au regard de leur infériorité numérique et de leur déficience de couleur. Ils ne peuvent compenser leur insuffisance de couleur qu'en se plaçant dans des conditions sociales supérieures. L'insuffisance de couleur de la blancheur nécessite une structure sociale basée sur la supériorité blanche.

Seul le « Tokenism » peut être toléré par un état psychologique de motivation où l'évolution du mythe du non-Blanc exceptionnel est utilisée, encore une fois, comme un mécanisme de défense. La croyance en la supériorité sur les gens de couleur, l'attrait de l'accumulation des richesses matérielles et l'attrait de la culture technologique et la puissance sont les pierres angulaires de la culture universelle de suprématie blanche et sont vus, en termes de confrontation de couleurs, comme des réponses au profond sentiment d'insuffisance. Cette insuffisance (imperfection) n'est pas mesurée en termes de taille d'enfant comparée à celle de l'adulte, contrairement à ce que postulait Alfred Adler. C'est plutôt une insuffisance qui prend racine dans l'incapacité à produire de la mélanine. Cet état génétique est, dans le cas actuel, une variante de l'albinisme.

 


 

La Théorie de la Confrontation des Couleurs postule plus loin que les Blancs sont vulnérables du fait de leur insuffisance numérique. Cette insuffisance est apparente dans leur besoin instinctif de diviser la vaste majorité des non-Blancs en minorités partielles sujettes à la friction. Ceci est considéré comme une réponse fondamentale du comportement des Blancs à leur propre statut de minoritaire. La « race » blanche a structuré et manipulé ses propres processus de pensée et modèles de comportement, aussi bien que ceux de la majorité du monde non-blanc, de telle sorte que la minorité numérique réelle (les Blancs), se sente et se représente illusoirement comme la majorité dans le monde, tandis que la vraie majorité numérique (les non-Blancs), se sent et se considère elle-même comme une minorité.

De façon intéressante, le fait demeure que le collectif blanc, chaque fois qu'il discute de la question de couleur, ne discute jamais d'aucun de ses groupes ethniques particuliers comme (étant) des minorités, mais se focalise constamment sur les divers groupes ethniques, groupes de langues et de religion des non-Blancs comme des minorités. Alors de gros efforts sont faits pour créer des conflits entre les groupes arbitraires. Ceci est une des méthodes clé par laquelle une minorité peut demeurer au pouvoir. Le modèle de « division de friction et de conquête », observable à travers l'histoire partout où les non-Blancs sont confrontés aux Blancs, résulte de façon primaire de la déficience de couleur chez les Blancs, et secondairement de leur sentiment d'insuffisance numérique.

Ce modèle, alors, est un ajustement compensatoire pour permettre le confort psychologique à travers la domination et le contrôle. (Voir Diagramme I). De façon similaire, la focalisation effrénée sur le contrôle des naissances du monde non-blanc tout entier est un autre exemple de la prise de, avouée ou non, Blancs de leur état de déficience numérique. La naissance des Blancs n'a jamais fait l'objet d'un accent particulier ; en réalité, il existe quelques gouvernements blancs qui donnent des dividendes aux citoyens pour une plus grande procréation. Ce qui est mentionné ci-dessus représente seulement quelques exemples choisis parmi des millions de grands et petits modèles de comportement pratiqués par les Blancs à une échelle variable.

Cependant ces exemples démontrent effectivement le besoin névrotique individuel et collectif de se focaliser sur la couleur, le sexe, la génétique, le nombre, la supériorité, l'infériorité, la suprématie blanche et le pouvoir. La Théorie de la Confrontation des Couleurs soutient que les faits ci-dessus mentionnés peuvent être expliqués à partir du sentiment psychologique de la déficience de couleur et de l'insuffisance numérique. Les modèles de comportement individuels qui, au fil du temps, se développent en modèles collectifs, sociaux, institutionnels maintenant systématiques, sont perçus comme les origines du « système de suprématie blanche », opérant à un niveau universel comme les seuls racismes effectifs fonctionnels existant dans le monde d'aujourd'hui.

De plus, le racisme (suprématie blanche), cette époque historique, est vu comme une contradiction sociale éclatée et la dynamique sociale majeure dominant toutes les autres en influençant les pratiques et décisions sociales universelles. La Théorie de la Confrontation des Couleurs reconnaît le racisme comme un des forces dominantes, déterminant le développement du caractère, la personnalité et le type de formation. C'est pourquoi une définition fonctionnelle du racisme (suprématie blanche) serait le syndrome de comportement de l'infériorité de couleur et de l'insuffisance numérique, individuel et collectif, qui inclut les modèles de pensée, de langage et d'action, comme cela a été vu parmi les membres de l'organisation blanche (race).


Quelles sont maintenant les implications de cette théorie ? Le fait majeur important est que pour la première fois depuis des siècles, les non-Blancs à travers le monde ont une base rationnelle pour comprendre, dans leurs nuances, les motivations du comportement individuel et collectif blanc. La thèse de la Théorie de la confrontation des couleurs est que la majorité des gens de ce monde, les non-Blancs, ont été placés dans des positions de subordonnés parce que, n'ayant jamais expérimenté un tel statut en termes de leurs propres processus et prémisses de pensée, ils n'étaient pas préparés à comprendre des modèles de comportement définis sur la base d'un sens des couleurs déficientes et des insuffisances numériques.

Ceci est analogue à l'homme aux deux yeux, qui trouve, sinon impossible, du moins difficile de comprendre les modèles de comportement et les motivations de l'homme né congénitalement avec un œil, qui a toujours regardé la condition de l'homme aux deux yeux avec un antagonisme jaloux et, peut être, avec une certaine agressivité.

Forts de cette intuition, de ce savoir et de cette compréhension des choses, les non-Blancs cesseront d'être vulnérables aux manœuvres de comportement individuel ou collectif des Blancs. Les non-Blancs seront moins vulnérables aux messages de supériorité blanche qui rayonnent à travers l'univers connu et s'infiltrent dans les cultures qui sont dominées par le système de la suprématie blanche. Cette compréhension aura une grande influence sur les ego en développement et sur les images qu'ont d'eux-mêmes tous les enfants des non-Blancs, ces enfants qui subissent les graves préjudices de la culture de la suprématie blanche.

Et qui plus est, toutes les fois qu'ils seront confrontés à l'idéologie de la supériorité ou la suprématie blanche, les non-Blancs comprendront que ce n'est qu'un ajustement psychologique compensatoire à un état de déficience génétique et générique ; ainsi, le message de la suprématie blanche peut être évalué et nié plus promptement.

Ceci permet aux non-Blancs d'obtenir leur libération psychologique de la domination idéologique blanche qui affecte gravement le fonctionnement général des nin-Blancs. De plus, les non-Blancs seront moins exposés à être entraînés dans des conflits les une avec les autres, ce qui affaiblirait la domination continue du système de la suprématie blanche. En outre, les Blancs du monde entier pourraient vraisemblablement bénéficier d'une telle prise de conscience de ce qui est à la base des comportement qui les défient souvent.

S'ils sont sincères dans leurs tentatives d'arrêter les pratiques de la suprématie blanche (racisme), les Blancs peuvent être capables de trouver des méthodes pour y parvenir, une fois la cause entendue. Peut-être qu'un psychiatre pourra développer une psychothérapie de masse (un théâtre thérapeutique anti-raciste) pour aider les Blancs à se sentir à l'aise avec leur couleur et leur nombre. Cependant, on peut prévoir un problème majeur qui naîtrait de la difficulté éventuelle qu'il y aurait à inciter les Blancs à renoncer (en partie) aux gains secondaires historiquement acquis à partir du système raciste.

Il ne m'appartient pas de répondre à la possibilité, pour les Blancs, d'accepter cette analyse du problème blanc dans les relations humaines. Je sais que la plupart des gens de ce monde sont entrain de chercher une réponse au dilemme qu'on a appelé à un moment « le Dilemme américain ». Ils sont à la recherche d'un changement. Peut être la Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs les aidera-t-il à réaliser ce changement. En tout cas, je me souviens du mot du biographe de Freud, Ernst Jones : En dernière analyse, la justification de toutes les généralisations scientifiques est qu'elle nous permet de comprendre quelque chose qui autrement reste obscure.

Et, comme James B. Conant l'a affirmé :

Le critère d'une idée nouvelle réside non seulement dans son aptitude à relier des faits connus jusque-là, mais beaucoup plus dans sa capacité ou non à stimuler d'autres expériences et d'autres observations qui s'avéreront, à leur tour, fructueuses. Cet aspect dynamique de la science vu non comme une entreprise pratique mais comme un développement de schémas conceptuels, me semble être proche du cœur de la meilleure définition de la science.

Cet essai analyse le phénomène comportemental universel de la suprématie blanche (racisme), et le place dans le cadre et le contexte conceptuels d'une formation théorique. Les principes de base inhérents au spectre des relations couvrent tous les domaines d'activité de la vie entre les gens qui se classent eux-mêmes comme Blancs, et ceux que les Blancs ont classés comme étant des non-Blancs.

Diagramme I

La dynamique psychogénétique et sociale du racisme (suprématie blanche)

Facteur génétique : état d'insuffisance de couleur (blanche) ; un albinisme ou variante

Réponse psychologique individuelle ou de groupe ; développement de mécanismes psychologiques de défense

Système logique compensatoire : suprematie blanche

Pratiques comportementales compensatoires : (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe, guerre)

« Système » et culture du comportement de la suprématie blanche à l'échelle du monde

Oppression systématique, domination et infériorisation de tout le monde pourvu de la capacité de produire des quantités suffisantes de mélanine de pigmentation de la peau : noirs, bruns, rouges et jaunes de la Terre (Traduction de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 2 : L'origine de l'Aliénation, l'Anxiété et le Narcissisme (1980)

Bien vouloir se référer à l'ouvrage de l'auteur.


 En guise de conclusion:

L'égarement des Africains, par Pr Molefi Kete Asante: 

 

"Les Africains doivent accepter d'être le centre de leur propre récit historique, car leur projet est de maintenir les africains dans un état d'égarement permanent." (Pr Molefi Asante, fondateur Afrocentricity International, USA)


L'Afrocentricité est une interprétation consciente du rôle que les Africains jouent et ont joué à travers l'Histoire. Et je me suis rendu compte que, une des choses fondamentales est que lorsque nous avons été arrachés de force du continent africain et ramenés ici à bord des bateaux d'esclaves, nous sommes sortis de nos cadres d référence. Je vous explique. Dans une large mesure, nous avons perdu nos religions, nous avons perdu l'essentiel de nos langues, nous avons perdu la plupart des savoirs qui ont émergé sur le continent africain durant des milliers d'années.

Nous avons perdu notre connexion avec nos Ankhcêtres. Nous avons été totalement débarqués de nos cadres. Nous avons même perdu notre conception de la beauté et notre conception du bien. Parce que nous avions vu tant de choses mauvaises et laides. Et nous n'arrivions pas à comprendre ce qui nous était arrivé. Voilà la réalité du vécu de l'Africain. Et après vous me demandez ce qui ne va pas chez les étudiants noirs ou ce qui ne va pas chez les noirs parfois ou ce qui ne va pas chez dans la manière dont d'autres peuples nous perçoivent.

Il s'agit d'un égarement. D'une mauvais orientation. Ne pas être au bon endroit. Être dépossédé des savoirs, du contact direct à l'information entre autres. Donc ce que je propose, c'est une idée mentionnée dans mon livre en 1980. Je propose que les Africains vivant ici en Amérique et ceux du monde entier, car j'ai découvert que sur le continent africain, beaucoup de gens ont le même problème auquel nous faisons face, l'égarement. L'égarement psychologique et culturel, l'égarement spirituel, l'égarement esthétique. Mais voici la solution à cela.

Les Africains doivent accepter d'être le centre de leur propre récit historique. Replaçons-nous au sein de notre propre récit. Nous ne sommes pas à la marge du récit européen ou du récit de n'importe quel autre peuple. Nous sommes un peuple historique. Nous avons un pouvoir d'action. Pouvoir d'action peut-être méconnu de certains, peut-être caché par certains. Ce que je dis est profond!

Et pourtant, nous nous battons contre la limitation du développement du pouvoir d'action. C'est un terme créé par le chercheur Michael Tillotson. La limitation du développement du pouvoir d'action. C'est une chose que les Africains doivent affronter quand ils essaient de quitter la plantation ou lorsqu'ils veulent être indépendants ou libérés. Il y a toujours des gens qui viendront vous stopper et vous faire reculer. Si vous dites: ''Nous devrions avoir un département d'études africaines dans cette université''. Quelqu'un dira: ''Non nous n'en avons pas besoin.''

La limitation du développement du pouvoir d'action, encore et toujours! Parce que le projet est de maintenir les Africains dans une situation d'égarement.

Passons à l'Afrocentricité. L'Afrocentricité est l'idée selon laquelle les Africains doivent se considérer et doivent être considérés par les autres peuples comme étant le centre d'un cadre historique basé sur leur propre réalité et leur vécu. C'est aussi simple que ça. Cette idée ne s'oppose à personne. Beaucoup de gens sont contre l'Afrocentricité, je vais en parler. Mais nous ne sommes contre personne. Le but ici est de comprendre! Comprendre les Africains comme nous souhaiterions comprendre les autres peuples. L'Afrocentricité n'enlève rien à personne.

''Ils se sont moqués de vos noms, et vous avez changé de nom. Ils se sont moqués de vos habits, et vous avez changé d'habits. Ils se sont moqués de vos cheveux, et vous avez acheté des défrisants. Ils se sont moqués de votre peau, et vous avez acheté des éclaircissants. Ils se sont moqués de vos langues, et vous avez adopté les leurs. Ils se sont moqués de vos religions, et vous avez embrassé les leurs.'' (Malcom X)

Slavery Reparations Could Cost Up to $14 Trillion, According to New Calculation

Prologue:

 Article du Newsweek destiné à ceux qui ne savent pas comment pourraient être calculées les Réparations financières dues par les pays européens ayant pratiqué la réduction en esclavage de millions d'Africains dans les Amériques, très précis sur la question. Rien que les Etats-Unis pour la période de leur existence en tant qu' État indépendant esclavagiste de 1776 à 1865, année où ils ont aboli l'esclavage, le chercheur Creamer évalue la dette uniquement pour les heures travaillées non payées et les services effectués à un montant de 5 à 14 mille milliards de dollars!

Vous ne rêvez pas! Et il ne s'agit là pas de se faire payer pour les 100 à 400 millions de victimes des razzias et déportations subies par l'Afrique, il s'agit seulement des salaires impayés des Africains esclavisés qui ont financé la richesse des USA. Souvenez-vous toujours que les propriétaires d'esclaves furent dédommagés lors de l'abolition de l'esclavage...

Les principaux pays occidentaux qui ont bâti leur richesse sur l'esclavage des noirs:




By Douglas Main On 8/19/15 at 12:12 PM

The Permanent Memorial to Honor the Victims of Slavery and the Transatlantic Slave Trade, in New York City, acknowledges a tragic chapter in the nation's history. Some have argued that reparations for slavery would help heal long-festering racial strife.
Eduardo Munoz / REUTERS

In 1865, toward the end of the Civil War, Union Army General William Tecumseh Sherman promised slaves that they'd receive 40 acres and a mule. Land was even set aside, but the promise was recanted by President Andrew Johnson. Ever since, the issue of reparations has come up many times, often fiercely debated. Although most Americans generally don't support reparations, according to University of Connecticut researcher Thomas Craemer, it matters greatly how the question is worded, who would get reparations and in what form.

 For example, the idea of reparations paid in educational benefits are more popular than others, Craemer says. On the other hand, one of the cases often made against reparations is that it'd be impractically difficult to calculate how to fairly take and give so many years after the fact. But in a new paper, published in the journal Social Science Quarterly, Craemer makes the case that there are other examples of historical reparations paid many decades later after "damages" were incurred. He also has come up with what he says is the most economically sound estimate to date of what reparations could cost: between $5.9 trillion and $14.2 trillion.


Craemer came up with those figures by tabulating how many hours all slaves—men, women and children—worked in the United States from when the country was officially established in 1776 until 1865, when slavery was officially abolished. He multiplied the amount of time they worked by average wage prices at the time, and then a compounding interest rate of 3 percent per year (more than making up for inflation). There is a range because the amount of time worked isn't a hard figure.

Previous estimates of reparations have ranged from around $36 billion to $10 trillion (in 2009 dollars), Craemer says. Those calculations mostly looked at wealth created by slaves as opposed to services provided, resulting in underestimates. Craemer believes that "the economic assumptions underlying [his method] are more sound" than those used in previous papers.

The paper also illustrates several historical examples in which reparations were paid, many decades later, despite being initially unpopular—showing that repayment of age-old claims is not without precedent. One example is the case of "French spoliation claims." During "a seven-year period from 1793 to 1800...France attacked American ships in retaliation for the United States's neutral stance in the war between France and Britain," Craemer writes.

 Though France refused to pay for the damage they caused to people's property during the war, hundreds of Americans sued their own federal government anyway, arguing that the hostilities, and damages, were ultimately the responsibility of the United States. They claimed that France was retaliating for the United States's failure to pay back the European country for the support it gave to the U.S. during the Revolutionary War. By 1910, after decades of debate, the United States eventually agreed to pay back $1 million in claims ($38 million in today's dollars) to hundreds of its own citizens.

Robert Westley, a professor at Tulane University who wasn't involved in the paper, says that this and other examples can be used to refute arguments that slavery reparations would necessarily be too difficult to figure out. The French spoliation claims and others "were made and demanded over many generations," he says. "Somehow problems of proof were not insurmountable in those cases, and shouldn't be in the case of the United States with slavery."

 Craemer also makes a case in the paper that the stimulus packages paid for by the government after the 2008 financial collapse were unpopular, but thought to be necessary at the time. If reparations were perceived as necessary for righting a past wrong, as some argue, then perhaps the public would back them. Craemer's assumption, of course, is that the government would pay for reparations, since it allowed slavery to exist, and slaveholders were, after all, acting in accordance with the law at the time.

Part of Craemer's interest in the issue of reparations derives from his upbringing in Germany, a country that agreed to pay reparations to Jewish victims of the Nazis. As of 2012, Germany had paid $89 billion in such compensation.

"I grew up with this guilt complex about the Holocaust, and I remember kind of feeling good that my country paid reparations," Craemer says. When the policy was first put forward, there was a lot of resistance, he says. He sees some parallels with slavery reparations in the U.S., and thinks that such a move has the potential to help race relations.

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"Reparations will never bring one life back, and it's totally inadequate to the terror of the [past], but having a meaningful symbol of reparations is a good thing, not just for recipients but for the people who provide it," he says.

Both Craemer and Westley point out that the number is just an estimate and not set in stone.
"To me the important point is not the number, but the dialogue" it starts, Westley says, "a negotiation about [righting] this historical wrong."


 Raison Pratique - Juliette Sméralda : la question des réparations:


 

Bénin: une base de données en ligne pour voir la liste de tous les déportés en esclavage

Par Paul Arnaud DEGUENON le 4 Avr 2018 à 02: 55 Dernière mise à jour 12 Mai 2018 à 12: 15

Réalisée par l'association « symbole-amitié », cette base de donnée permet non seulement de rendre un nom, une identité, une histoire, presque un visage à des milliers de déportés, mais aussi d'établir un lien solide avec des noms antillais datant de l'abolition de l'esclavage.

Elle est constituée de plusieurs milliers de noms d'Africains déportés en esclavage, principalement au XIXème siècle, depuis les anciens ports de traite de la côte béninoise (Ouidah, Porto Novo, etc.) Selon les auteurs, la réalisation de cette base de donnée unique et inédite au Bénin est basée sur leur volonté de sonder la mémoire africaine qui repose sur la tradition orale en allant à la rencontre de la population âgée des villages. « Nous avons choisi de faire confiance à ces vieillards, de faire confiance aux techniques ancestrales de transmission orale, tout en nous appuyant sur un questionnaire le plus complet possible », ont-ils fait savoir sur leur site.

Elle accessible directement à partir de ce lien: Consulter la base de donnée

[bs-quote quote= »Au cours de cette enquête, nous avons rencontré 6503 vieillards de 65 à 92 ans, et parcouru 423 villages dans 6 départements du Bénin. 92% de la population interrogée, hommes et femmes, est adepte de divinités. Une partie d'entre eux exercent de hautes fonctions soit en tant que patriarche, soit en tant que chef de culte, soit en tant que tête couronnée. La majorité d'entre eux a reconnu l'intérêt du projet qui, par la même occasion, leur a permis de réactualiser des événements très anciens auprès des jeunes générations. » style= »style-6″ align= »center » author_name= »Les auteurs de la base de donnée »][/bs-quote]

Sur le plan émotionnel, enquêteurs et enquêtés ont ressenti et partagé des moments de joie et de peine au cours des récits. Un certain nombre d'entre les vieillards ont été envahis par l'émotion, soupçonnant que l'esclavage aura été la cause probable du dépeuplement de leurs collectivités. Au bout de plusieurs mois d'enquête sur le terrain (un travail de longue haleine dans des conditions d'hygiène et de confort difficiles), nous sommes parvenus à compiler, formulaire après formulaire, des dizaines de milliers de données recueillies sous la forme de cette base de données.

Nous avons eu l'opportunité de visiter des lieux sacrés tenus secrets suivant l'ordre de nos guides, ce qui fut pour nous l'occasion d'en apprendre davantage sur les techniques de la conservation de la mémoire. Cette base n'est pas exhaustive et, tant qu'il reste à faire, rien n'est fait, dit-on, raison pour laquelle nous sommes ouverts à toute personne désireuse de venir en aide à ce projet. Nous serions également heureux d'apprendre que nos découvertes ont servi d'outils à d'autres chercheurs, ou de pistes aux fils et aux filles descendants des déportés qui sont à la recherche de leurs racines africaines.

Le Venezuela est-il victime d’une guerre économique ?

Prologue: 

Le Venezuela: première ressource pétrolière au monde

Le Venezuela est le pays avec les plus grandes ressources pétrolières au monde. Ce pays possède 24,8 % des réserves prouvées mondiales, soit 302, 250 milliards de barils. Il est suivi par 5 principaux pays:

- l'Arabie Saoudite avec 21,9 %, soit 266,208 milliards de barils;

- l'Iran avec 12,9 %, soit 157,200 milliards de barils;

- l'Irak avec 12,2 %, soit 148,766 milliards de barils;

- le Koweït avec 8,4%, soit 101,500 milliards de barils; et

- les Émirats Arabes Unis avec 8 %, soit 97,800 milliards de barils.

En Afrique, les 4 principaux pays sont:

- la Libye avec 4 %, soit 48,363 milliards de barils;

- le Nigeria avec 3,1 %, soit 37,453 milliards de barils;

- l'Algérie avec 1 %, soit 12,200 milliards de barils; et

- l'Angola avec 0,8 %, soit 9,523 milliards de barils.

En Eurasie, les 3 principaux pays sont:

- la Russie avec 80 milliards de barils;

- le Kazakhstan avec 30 milliards de barils; et

- la Chine avec 25,620 milliards de barils.

Source: "OPEC Annual Statistical Bulletin 2017", page 26 (les statistiques exclues le pétrole provenant des sables bitumineux. Même en tenant compte des sables bitumineux, le Venezuela garde toujours sa première place.)
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Quand les Gringos parlent de "démocratie" et des "droits de l'homme", il faut instinctivement suivre l'odeur de l'argent pour comprendre leur émoi toujours mercantilement orienté. Le climat de coup d'État permanent que vit le Venezuela, depuis l'arrivée de Chavez au pouvoir, est entretenu par l'élite blanche locale esclavagiste en fin de règne, maquillée en "opposants", avec le soutien indéfectible des Gringos de la "Communauté Internationale".


 Les Problèmes du Venezuela:

 

 

 Brève explication de ce qui se passe au Venezuela:


 

 

 Nicolas Maduro dialogue avec Michel Collon:

 


Synopsis:

Un livre au carrefour des grands problèmes du monde actuel. C'est l'Histoire inconnue du pétrole. Comment il a déterminé notre Histoire. Comment il déterminera les grands conflits des années à venir. C'est la face cachée de l'Amérique du Sud. Révélant les mécanismes de pillage du tiers monde ; qu'occultent les manuels et les médias officiels.

C'est une analyse globale de la stratégie des États-Unis pour dominer le monde. Exposant les mécanismes et les lieux de pouvoir des multinationales. Que préparent-elle ? Mais c'est aussi le récit, par un observateur privilégié, de la formidable aventure du Venezuela.

Un homme dit qu'on peut résister aux multinationales et vaincre la pauvreté. Populisme ou réelle alternative ? Quels sont les vrais péchés d'Hugo Chavez ? Un livre fondamental, mais simple et passionnant. Les clés pour comprendre où va le monde.

Venezuela: Assemblée Nationale Constituante

L'élection de l'Assemblée constituante convoquée par le président vénézuélien, Nicolas Maduro, dimanche 30 juillet 2017, a provoqué une escalade de violences, avec au moins 15 morts au cours du week-end.

A en croire le Conseil national électoral (CNE), 8 millions de Vénézuéliens sont allés aux urnes pour 19,5 millions d'inscrits, soit 41,5 % de l'électorat. Ces chiffres sont contestés par l'opposition.

Ainsi, le député social-démocrate Henry Ramos Allup a estimé la participation à 12 %, soit à peine 2,4 millions de personnes. Le 16 juillet 2017, les opposants avaient revendiqué une participation de 7,5 millions de Vénézuéliens au référendum qu'ils avaient organisé contre la Constituante de M. Maduro. La nouvelle assemblée devrait conférer les pleins pouvoirs au chef de l'Etat.

« L'Assemblée constituante a la même légitimité que celle de 1999 », convoquée par l'ancien président Hugo Chavez (1999-2013), a déclaré son successeur.

Et d'ajouter : « Cette Constituante est destinée à ramener l'ordre, à faire justice et à défendre la paix. [Les opposants] vont poursuivre leur folie, mais ils s'éteindront progressivement. Certains d'entre eux finiront en prison. »


M. Maduro a promis de lever l'immunité parlementaire des députés de l'opposition, majoritaires au Parlement depuis 2016, et de reprendre le contrôle du parquet, dirigé par Luisa Ortega, l'égérie des chavistes dissidents. Il a menacé aussi les médias et a accusé la chaîne de télévision Televen d'« apologie du délit » pour sa couverture de la journée.

Au Venezuela, convoquer une Assemblée Nationale Constituante est constitutionnelle. La constitution vénézuélienne de 1999 est divisée en 9 "Titres", qui eux-mêmes sont subdivisés en "Chapitres". La convocation d'une Assemblée Nationale Constituante est prévue au Chapitre 3 du Titre 9.

TITRE IX: DE LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE

Chapitre III: De l'Assemblée Nationale Constituante

> Article 347.

Le Peuple du Venezuela est le dépositaire du Pouvoir Constituant originel. Dans l'exercice de ce pouvoir, il peut convoquer une Assemblée Nationale Constituante dans le but de transformer l'Etat, créer un nouvel ordonnancement juridique et rédiger une nouvelle Constitution.

> Article 348.

L'initiative de convocation de l'Assemblée Nationale Constituante peut être prise par le Président ou Présidente de la République en Conseil des Ministres; l'Assemblée Nationale, après accord des deux tiers de sa composante; les Conseils municipaux, siégeant, après le vote des deux tiers; ou 15 % des électeurs ou électrices inscrits sur le registre civil et électoral.

> Article 349.

Le Président ou la Présidente de la République ne peut soulever d'objections en ce qui concerne la nouvelle Constitution. Les pouvoirs constitués ne peuvent en aucune manière empêcher les décisions de l'Assemblée Nationale Constituante. Une fois la nouvelle Constitution promulguée, elle est publiée au Journal Officiel de la République Bolivarienne du Venezuela ou dans la Gazette de l'Assemblée Nationale Constituante.

> Article 350.

Le peuple du Venezuela, fidèle à sa tradition républicaine, à sa lutte pour l'indépendance, la paix et la liberté, ne reconnaîtra aucun régime, législation ou autorité contrariant les valeurs, principes et garanties démocratiques ou portant atteinte aux droits humains.


Par Valentine Delbos-Mondialisation.ca, 13 juillet 2017

Le vent se lève 10 juillet 2017

Un gouvernement autoritaire qui affame son peuple et le réprime à coups de matraques : c'est de cette manière que la situation au Venezuela est présentée par les médias occidentaux. Le gouvernement de la révolution bolivarienne, quant à lui, n'a de cesse de dénoncer une stratégie de déstabilisation comparable à celle mise en place contre le président Salvador Allende, au Chili (1970-1973), laquelle se solda par un coup d'État. La comparaison est-elle valable ?

Le Venezuela traverse une situation extrêmement tendue et, malheureusement, les médias dominants – donnant une vision très incomplète des événements en cours dans ce pays– n'aident en rien à la compréhension de la situation pour le citoyen lambda se trouvant à des milliers de kilomètres de Caracas. Si tous les journalistes s'accordent à dire que le pays sud-américain traverse une terrible situation économique, rares sont ceux qui se penchent en profondeur sur les multiples raisons qui l'alimentent.

Alors que pour l'expliquer la plupart des médias mettent uniquement en avant l'incompétence du gouvernement en matière de gestion et une corruption qui battrait tous les records, diverses voix et jusqu'au président Maduro s'unissent pour dénoncer de leur côté et depuis plusieurs années une guerre économique... que la presse cite peu ou de façon presque sardonique, faisant passer le mandataire pour un affabulateur ou un « complotiste ».


En effet, il n'est pas de bon ton de mentionner « l'impérialisme » de ce côté-ci de l'atlantique, et le fait que l'histoire de l'Amérique latine soit le résultat de plusieurs siècles de relations tumultueuses avec les Etats-Unis n'a pas l'air d'attirer l'attention de la plupart des « experts » et autres éditorialistes, qui ont plutôt l'air de vouloir suivre la doctrine avancée par le président Obama vis-à-vis du sous-continent : « oublions le passé ».

L'histoire : séance d'auto-flagellation ou outil pour comprendre le présent ?

Faut-il oublier le passé ? Il est évidemment fort commode pour celui qui a commis des exactions de demander à celui qui les a subies de faire table rase et de « se tourner vers le futur ». Demander aux Africains de penser à l'avenir, certes, mais comment leur exiger d'oublier la Françafrique ? Il en va de même en Amérique latine. On ne balaie pas d'un simple revers de main plus d'un siècle et demi d'expansionnisme et d'interventionnisme, de diplomatie de la canonnière ou du « gros bâton », de politique du dollar et d'ingérence continue dans sous-continent considéré jusqu'il y a encore peu- comme la chasse gardée ou l'arrière-cour des Etats-Unis.

 

Il est intéressant de rappeler la réponse de la présidente de l'Argentine Cristina Fernandez au président Obama après que celui-ci eu proposé – lors du VII Sommet des Amériques qui se tint à Panama en avril 2015 – « d'avancer en laissant derrière le passé » :

« Faisons la part des choses, je vois que le président Barack Obama –il vient de le signaler– n'aime pas beaucoup l'histoire ou bien qu'il la considère comme peu importante ; au contraire à moi elle m'aide à comprendre ce qui se passe [aujourd'hui], ce qui s'est passé et pourquoi, mais surtout à prévenir ce qui pourrait se produire à nouveau. Nous n'abordons pas l'histoire comme un exercice de masochisme ou une séance d'auto-flagellation, mais comme un outil pour comprendre pourquoi nous en sommes arrivés au point où nous nous trouvons. » [1]


Pour les pays historiquement dominés, la mémoire est en effet utile pour comprendre le présent et appréhender le futur, surtout quand les vieilles habitudes perdurent. Car s'il est vrai que le temps ou les troupes américaines pouvaient débarquer n'importe où dans la région et y hisser leur drapeau est bien révolu, il serait vraiment naïf de penser que les Etats-Unis auraient aujourd'hui renoncé à vouloir continuer de favoriser leurs intérêts au sud du Rio Grande.

Avec les plus grandes réserves de pétrole du monde et un discours pan–latino–américaniste intolérable, il est tout naturel de considérer le Venezuela comme une des principales cibles de l'administration étatsunienne. Le président Obama n'a-t-il pas décrété en mars 2015 « un état d'urgence nationale suite à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis posée par la situation au Venezuela » ? [2]

C'est en ayant tous ces éléments en vue qu'il faut considérer les allégations du gouvernement vénézuélien lorsqu'il déclare être victime d'une déstabilisation comparable à celle qu'a connue le Chili sous la présidence de Salvador Allende (1970-1973). Une instabilité qui serait le résultat d'une pression politique et médiatique incessante, à laquelle il faudrait rajouter une guerre économique aux effets ravageurs.

Pourtant, rares sont les journalistes qui se sont penchés sérieusement sur cette question, comme si le terme de « guerre économique » ne pouvait renvoyer qu'à des théories conspirationnistes nauséabondes issues d'un esprit paranoïaque. Mais c'est faire montre de beaucoup d'ignorance que de déconsidérer cette pratique qui est loin d'être neuve dans l'histoire de l'humanité en général et dans la boîte à outil interventionniste de la politique étrangère américaine en particulier.

Qu'est-ce que la guerre économique?

La guerre économique a toujours existé ; elle est une réalité qui a beaucoup été étudiée, autant par les universitaires que par les experts en questions militaires... et enseignée : ne trouve-t-on pas une École de Guerre Économique dans le VIIème arrondissement de Paris ? [3]

Comment la définir ? Selon le géopoliticien Pascal Boniface, il s'agirait de « la mobilisation de l'ensemble des moyens économiques d'un État à l'encontre d'autres États pour accroître sa puissance ». Alors que le temps des conflits frontaux associés aux conquêtes territoriales est révolu, « les conflits d'intérêts entre pays développés ne peuvent désormais trouver d'expression qu'à travers l'affrontement économique ». [4]

Et si selon Clausewitz la guerre représentait la continuation de la politique par d'autres moyens, il en va de même aujourd'hui pour la guerre économique qui n'est « qu'un outil qui permet d'atteindre des objectifs qui demeurent fondamentalement d'ordre politique » [5]

Le blocus commercial, économique et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis 1960 est peut-être un des plus clair exemples. Il convient ici de rappeler l'objectif qui motiva sa mise en place (sous la présidence de Dwight Eisenhower) avec la lecture d'une note du 6 avril 1960 -secrète à l'époque mais aujourd'hui déclassifiée- du sous-secrétaire d'État adjoint aux Affaires interaméricaines, Lester D. Mallory, dans laquelle celui-ci affirme que :

« la majorité des Cubains soutient Castro » et qu'il « n'existe pas une opposition politique effective », en ajoutant que « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passe par le désenchantement et le découragement basés sur l'insatisfaction et les difficultés économiques (...) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (...) : refuser de faire crédit et d'approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. » [6]


L'on voit bien comment le blocus est utilisé contre Cuba comme un outil destiné à étouffer l'économie [7] dans un but politique : provoquer un mécontentement populaire qui provoquerait un soulèvement puis un changement de gouvernement. Dans cette variante de la guerre économique, l'affrontement est ouvert, officiel, et montre clairement la volonté d'une puissance de faire plier un gouvernement ennemi.

Le Chili du début des années 70 est aussi un grand cas d'école mais dans une autre modalité de la guerre économique : celle-ci qui allie volonté géostratégique d'une puissance extérieure (les Etats-Unis) et groupes d'intérêts locaux opposé au gouvernement en place (grand patronat, oligarchie locale).

Petit rappel des faits.

En pleine guerre froide et alors que les Etats-Unis craignent que la révolution menée par Fidel Castro à Cuba n'aide à propager le « virus rouge » en Amérique latine, un président démocratiquement élu -Salvador Allende- menace de mettre en place une transition vers le socialisme à base de nationalisations et d'une redistribution plus équitable de la richesse. Une situation d'autant plus intolérable pour le républicain Richard Nixon que le nouveau gouvernement chilien menace directement les intérêts des multinationales américaines présentes dans le pays, notamment l'entreprise téléphonique ITT. [8]

Orchestrée par le conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger, la stratégie suivie par les Etats-Unis et ses services secrets n'aura d'autre but que de préparer le terrain pour le coup d'Etat du général Pinochet (11/09/1973) : les documents -aujourd'hui déclassifiés- du Conseil de Sécurité Nationale montrent noir sur blanc les efforts déployés par l'administration américaine pour « déstabiliser économiquement » le Chili entre 1970 et 1973. [9]


Le directeur de la CIA ne prend pas de détours pour décrire les projets de son agence dès 1970 : « Faire tomber [le gouvernement d'] Allende par un coup d'État est notre objectif ferme et persistant. (...) Il est impératif que ces actions soient mises en place de façon clandestine et sûre afin que le Gouvernement des Etats-Unis et la main américaine reste bien cachée ». De son côté, le président Nixon ordonne lui-même a son agence de renseignement de « faire hurler l'économie » chilienne afin de renverser Allende. [10]

 Plus de 40 ans après les faits, personne n'oserait aujourd'hui mettre en doute qu'une complexe stratégie de déstabilisation a été mise en place par les Etats-Unis contre le gouvernement du Chili du président Allende (s'appuyant sur l'oligarchie locale, la droite chilienne ainsi que la presse d'opposition) et que le volet économique y a joué un rôle prépondérant.

Peut-on faire un parallèle entre le Chili d'Allende et le Venezuela d'aujourd'hui ?

Les faits montrent donc bien clairement que les guerres économiques sont une réalité et qu'elles ont déjà été utilisées par les Etats-Unis afin de promouvoir leurs intérêts. Pourquoi n'est-il donc pas permis de donner le bénéfice du doute au gouvernement vénézuélien lorsque celui-ci dénonce les manigances du patronat local et une ingérence de ce pays ?

Comme au Chili, l'oligarchie locale vénézuélienne n'avait-t-elle pas intérêt à se défaire le plus rapidement possible de la « révolution bolivarienne » venue bousculer le vieil ordre établi et des privilèges qui maintenaient dans la pauvreté la majorité de la population d'un pays extrêmement riche ? N'est-il pas naturel de penser que les Etats-Unis verraient d'un mauvais œil la fin des prérogatives concédées par le passé à ses multinationales, qui bénéficiaient auparavant d'avantages insolents dans l'industrie pétrolière ?

La réponse aura tendance à varier selon que l'on plutôt anti ou pro-gouvernement...Mais n'est-ce pas justement le rôle des journalistes que d'enquêter, démêler le vrai du faux afin d'extraire la vérité lorsque deux visions s'affrontent, au-delà de tout soupçon militant ? Il est très intéressant de noter ce qu'il s'est produit lors d'un débat organisé récemment par la chaîne France 24 autour de la situation au Venezuela. [11]


Un des intervenants (qui soit dit en passant est d'origine chilienne) attire l'attention des téléspectateurs sur la ressemblance entre les évènements en cours au Venezuela depuis le début de l'expérience bolivarienne [12] et la situation de déstabilisation au Chili sous le gouvernement d'Allende.

Débat crise Venezuela (France 24) - ressemblance avec le Chili d'Allende (partie 1):

 

 Face à lui, le journaliste et « spécialiste » du Venezuela François-Xavier Freland nie d'emblée toute possibilité de comparaison entre ces deux pays, écartant avec une arrogante facilité la possibilité d'un quelconque rôle que pourraient avoir les Etats-Unis dans ce dossier et tournant perfidement au ridicule une théorie qui mériterait au moins que tout journaliste digne de ce nom et s'intéressant à l'Amérique latine se penche un tant soit peu sur le sujet.

Crise politique au Venezuela : le pays au bord de l'abîme (partie 2):

 

 Mais non, pour M. Freland, « c'est toujours la stratégie de la victimisation (...) on nous sort à chaque fois la même chose, c'est les américains derrière, c'est la CIA, etc. ». Mais que pouvait-on espérer de l'auteur du livre Qui veut la peau d'Hugo Chavez ?(2012), dans lequel le journaliste estime que « c'est le président vénézuélien lui-même qui est entré dans un forme de paranoïa après le coup d'Etat manqué contre lui en avril 2002 » ! Un raisonnement qui laisse pantois ! Si être victime d'un coup d'état – dont l'implication du gouvernement des Etats-Unis a été prouvée – n'est pas une raison suffisante pour avoir le droit de devenir ne serait-ce qu'un tout petit peu... prudent, on se demande bien ce qui pourrait le justifier !


François-Xavier Freland procède à un déni de faits historiques, malgré la présence de preuves flagrantes, à des fins politiques, en recourant à la rhétorique de l'épouvantail qui consiste à présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée. On frôle de près la limite du négationnisme, avec au final un parti pris désolant et surtout grave du point de vue professionnel pour celui dont la maison d'édition présente comme le plus grand spécialiste du Venezuela.

 Les faits et la déontologie journalistique

L'aspect le plus alarmant de cette histoire, c'est que le rôle du journaliste, dans nos sociétés démocratiques, est d'informer, d'éclairer, de rapporter des faits qui mis en contextes aideront les citoyens à se forger une opinion la plus objective possible sur les événements du monde. Une responsabilité consacrée dans la Charte de déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), qui stipule parmi ses devoirs :

I. Respecter la vérité (...) et ce en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

IV. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste (...).

Et comment croire que M. François-Xavier Freland, ce « grand spécialiste du Venezuela », ne connait pas la réalité du terrain, les antécédents géopolitiques et l'histoire de la région ?

Mais gardons espoir qu'il saura faire preuve de professionnalisme et mettre en pratique le VIème devoir de la Charte mentionnée ci-dessus (rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte) : nous ne pouvons que l'inviter à visionner une émission récemment diffusée par la chaîne Telesur qui aborde justement le sujet du parallèle entre le chili d'Allende et le Venezuela d'aujourd'hui.

En effet, dans une interview du 02 mai dernier, M. Joan Garcés, avocat, Prix Nobel alternatif (1999) et officier de l'Ordre du Mérite de France (2000) pour ses contributions au droit international dans la lutte contre l'impunité des dictatures, ancien assesseur du Directeur général de l'Unesco et visiting-fellow de l'Institute for Policy Studies de Washington, présente une toute autre analyse de la situation en soulignant le parallèle existant entre les deux pays. Ce monsieur, qui fut collaborateur personnel du président Salvador Allende dès 1970, vécut de l'intérieur les années de déstabilisation qui précédèrent le coup d'État du général Pinochet.


 Voici son témoignage (sous-titré en français) :

 

 Ce qu'il y a derrière tout ça, c'est la main mise des intérêts de ceux qui veulent privatiser le pétrole (en partenariat avec les USA - comme d'habitude depuis une certaine interprétation de la doctrine Monroe - qui soutient les droitards). D'un côté, les "chavistes" veulent que les revenus du pétrole reviennent au peuple vénezuelien. De l'autre, les grandes firmes privées veulent s'en emparer pour seulement quelques uns.

La révolution ne sera pas télévisée:

 

 Qui croire entre MM. Freland et Garcés?

Que disent les faits ?

Y a-t-il oui ou non une guerre économique au Venezuela ? Évidemment le fait de soulever la question, légitime au vue de l'histoire du continent et des méthodes antérieurement mises en place par les Etats-Unis et leurs alliés locaux dans la région, ne signifie pas rejeter l'entière faute de la situation que traverse le pays à une ingérence extérieure.

Les différents gouvernements de la révolution vénézuélienne (Chavez jusqu'en 2013 puis Maduro par la suite) ont sûrement commis de nombreuses erreurs (désorganisation, inefficacité administrative, corruption, etc.), mais pour comprendre la situation complexe dans laquelle se trouve le pays aujourd'hui il est absolument nécessaire de prendre en compte tous les éléments entrant en jeu, et ne pas le faire relèverait de la malveillance ou de la manipulation. Il est donc impossible de faire comme si la guerre économique et la déstabilisation n'existait pas ou comme s'il s'agissait uniquement d'une excuse inventée par le pouvoir en place.


Car les preuves abondent, pour qui veut bien se donner la peine de s'informer un tant soit peu. Le gouvernement a longtemps dénoncé l'accaparement de produits de première nécessité par le secteur privé, créant des pénuries et une spéculation affolante... et n'a-t-on pas découvert des dizaines et des dizaines d'entrepôts regorgeant de biens de consommation dissimulés durant toutes ces dernières années (par exemple ici 72 tonnes de lait en poudre) ?

Au sujet du trafic de monnaie, comment se fait-il que « l'opinion publique internationale » ne soit pas informée de l'écoulement massif de billets vénézuéliens en dehors des frontières de ce pays ? En effet, selon les calculs du gouvernement, près de 300 milliards de bolivars se trouvaient à l'étranger fin 2016, principalement en coupures de billets de 100 bolivars.

Des réseaux bien organisés (et profitant sûrement parfois des accointances de membres de l'administration) ont réalisé cette activité dans divers buts: facilitation du commerce aux frontières (principalement avec la Colombie), contrebande d'extraction (achats massif de denrées subventionnées, et donc à bas prix, au Venezuela pour être revendus en Colombie), blanchiment d'argent, falsification de billets... ayant comme conséquence une déstabilisation économique importante.


Ici, c'est l'armée vénézuélienne qui intercepte 88 millions de bolivars (vidéo – décembre 2016), et là 16.5 millions de bolivars saisis par la police fluviale colombienne (vidéo – mars 2016). Plusieurs centaines de millions de bolivars ont ainsi été retrouvés en Allemagne, en Espagne, à Hong-Kong... mais rares sont les journalistes occidentaux qui ont abordé ce sujet. Pourtant les indices ne manquent pas.

En février dernier, la police du Paraguay a mis la main sur pas moins de 25 tonnes de billets vénézuéliens à la frontière avec le Brésil, dans la propriété d'un mafieux local. Transporté vers la capitale, le chargement était si lourd que le camion remorque effectuant le trajet s'est retourné dans un virage. Mais ce n'est apparemment toujours pas assez pour que l'extraction de billets soit prise en compte par les analystes de la crise vénézuélienne, alors qu'il est évident que le fait de retirer autant de masse monétaire de la circulation oblige l'État à imprime plus de billets, ce qui fait perdre de la valeur à la monnaie et donc déstabilise l'économie (alimentation du cycle inflationniste).

Autre problème majeur : la contrebande. Subventionnés grâce aux politiques sociales du gouvernement, nombre de produits -du lait en poudre à l'essence- se retrouvent vendus à prix d'or de l'autre côté de la frontière, en Colombie. Entre les deux pays, toute une économie de l'extraction s'est développée autour de ce juteux commerce, sûrement parfois avec l'aide de complices haut placés des deux côtés. Ce trafic -bien documenté [13]- provoque une véritable saignée à l'État vénézuélien :

en 2014, le gouvernement déclarait que l'extraction de 45.000 barils d'essence vers la Colombie provoquait des pertes de 2.2 milliards de dollars. De janvier à août de cette même année, les forces armées indiquaient avoir saisi 21.000 tonnes de produits alimentaires destinés à la contrebande, alors que l'administration douanière colombienne considérait à cette époque que ce commerce représentait un volume de 6 milliards de dollars, soit l'équivalent de près de 10% des importations légales du pays.


Et pour finir, le problème du marché noir des devises.

Mis en place par le gouvernement en 2003 pour éviter une fuite massive des capitaux, le contrôle des changes et de l'accès aux devises étrangères s'est révélé catastrophique sur le long terme, provoquant la naissance d'un marché noir de devises étrangères (principalement le dollar et l'euro). Sollicité par le gouvernement de Maduro fin 2013, l'économiste français Jacques Sapir avait relevé dans une étude rendue publique les dangers liés à l'écart grandissant entre taux de change officiel et taux de change « de la rue », une différence de 1 à 9 à l'époque. Aujourd'hui, cette différence s'est multipliée par près de 100 !

Mais pour bien comprendre ce problème complexe, il est nécessaire de prendre en compte deux principaux facteurs qui se trouvent à l'origine de la situation hyper inflationniste actuelle : d'une part l'existence légale en Colombie de 2 taux de change officiels pour les zones frontalières, d'autre part l'existence du site internet www.dolartoday.com -hébergé aux Etats-Unis- qui officialise les taux du marché noir.

En effet, le 5 mai 2000 , la Banque Centrale de Colombie a institutionnalisé par le biais de la résolution 8-2000 le « Dolar Cucuta« , du nom de cette ville de la frontière colombienne, qui établit une double législation pour l'échange de monnaie : une officielle établie par la Banque Centrale Colombienne et une autre uniquement pour les zones frontalières, qui permet aux maisons de change d'établir elles-mêmes la valeur des devises de façon indépendante.

Le gouvernement vénézuélien demande depuis des années la suppression de cette résolution -mise en place seulement quelques mois après l'arrivée de Chavez au pouvoir- l'accusant de fomenter la contrebande mais surtout de provoquer des distorsions économiques... qui sont plus que flagrantes. Il y aurait plus de 1000 bureaux de change légaux et illégaux à Cucuta, et entre 2 et 3000 agents informels qui vivraient de ce business, comme la jeune Angie qui déclare sans ambages « vivre du Bolivar ».

Quand au site Dolar Today, une enquête de la BBC a révélé qu'il était géré depuis les Etats-Unis entre autre par un ex-militaire vénézuélien qui avait participé au coup d'état contre Chavez en 2002. Devenu la référence pour tous ceux qui souhaitent acquérir ou vendre des dollars sur le marché noir, il fixe tous les jours un taux change officieux du bolivar en se basant -selon les dires de ses responsables- sur les taux de la ville colombienne de Cucuta, c'est-à-dire sur un critère totalement spéculatif.


Ainsi, il alimente une apparence d'inflation, générant des distorsions dans l'économie qui vont effectivement engendrer un cycle inflationnaire. Une spirale difficile à arrêter. Le portail est donc clairement utilisé comme un outil de déstabilisation économique et politique puisqu'il a des répercussions directes sur l'économie vénézuélienne, en influant directement sur l'inflation et donc sur la vie de tous les jours des vénézuéliens.

Un exemple : alors que le gouvernement tentait d'établir un dialogue avec l'opposition fin 2016, le taux du « dollar parallèle » a mystérieusement bondi passant de 1078 bolivars pour 1 dollar le 01 octobre à son niveau le plus haut jamais atteint jusqu'alors : 4587 bolivars pour 1 dollar le 01 décembre [14].

Il est important de rappeler que le fait de répandre des informations financières erronées pour manipuler les cours de la bourse est considéré comme une infraction dans le monde entier -il existe en droit français le délit de fausse information (article L. 465-2 alinéa 2 du code monétaire et financier)- pourtant la justice américaine a toujours refusé de donner suites aux plaintes de la Banque Centrale Vénézuélienne exigeant de clôturer le site.


Capture d'écran du site Dolar Today, datant du 22/06/2017. La différence entre le « dollar prioritaire » du gouvernement et le « dollar today » -ou de la rue– est de 1 à 830 ! En effet, le gouvernement change 1 dollar contre 10 bolivars alors que ce même dollar peut être vendu jusqu'à 8.301,71 bolivars au marché noir.

Voir : https://dolartoday.com/

Accaparement, trafic de monnaie, contrebande, spéculation, autant de maux qui fragilisent encore une économie sérieusement mise à mal depuis plusieurs années. Mais à qui profite cette situation ? Qui s'enrichit ? Et surtout qui exploite politiquement le mécontentement de la population vénézuélienne?

Seul le temps dira si les Etats-Unis opèrent en sous-main afin de promouvoir leurs intérêts au Venezuela [15], mais il est toutefois inconcevable de ne pas reconnaître aujourd'hui le rôle de certains acteurs du secteur privé vénézuélien qui usent du sabotage comme d'un levier économico-politique. Les divers éléments d'une déstabilisation à grande échelle sont accessibles pour quiconque s'intéresse un tant soit peu au sujet ; refuser d'aborder cette réalité relève d'une ignorance totale de la situation sur place ou bien d'une malhonnêteté journalistique patente.

Et comment ne pas repenser à Salvador Allende et aux multiples difficultés traversées par son gouvernement durant ses 3 années de mandat, jusqu'au coup d'État du général Pinochet ? Dans le cas du Chili des années 70-73, nous savons aujourd'hui que les allégations de déstabilisation politique et économique étaient fondées... mais comment présentaient les événements les médias de l'époque ? Aussi, nous sommes en droit de nous demander ce que diront les historiens dans 30 ans à propos du rôle joué par certains médias et journalistes dans le cadre du traitement médiatique de l'actuelle crise vénézuélienne.

                                                                                                Valentine Delbos, pour LVSL

                                                                                                                         Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


  NOTES :

[1] – Cristina Fernandez réfute les propos d'Obama : l'histoire sert à comprendre le présent – Prensa Latina, 11/04/2015, http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2015/04/11/ridiculo-considerar-a-venezuela-una-amenaza-cristina-fernandez-3965.html

 [2]Fact sheet: Venezuela Executive Order – The White House, 09/03/2015, https://obamawhitehouse.archives.gov/the-press-office/2015/03/09/fact-sheet-venezuela-executive-order

 [3]Une école de guerre très particulière, David Revault d'Allonnes, Libération, 24/11/2004, http://www.liberation.fr/evenement/2004/11/24/une-ecole-de-guerre-tres-particuliere_500469

 [4] Un affrontement qui recouvre de multiples facettes : protectionnisme douanier (contingentements, subventions, dumping, règlementations, etc.), les manipulations monétaires (dévaluations compétitives, contrôle des changes, etc.), contrôle des exportations de capitaux, accès (ou non) à des prêts ou des fonds provenant de bailleurs internationaux, embargos, boycotts... l'éventail est large, et la panoplie de mécanismes pouvant se prêter au jeu de la guerre économique ne peut que continuer de s'agrandir dans une économie mondiale de plus en plus financiarisée.

[5] La guerre économique, forme moderne de la guerre ?, Eric Bosserelle, Revue française de socio-économie (2011/2 – n°8), https://www.cairn.info/revue-francaise-de-socio-economie-2011-2-page-167.htm

 [6] Memorandum From the Deputy Assistant Secretary of State for Inter-American Affairs (Mallory) to the Assistant Secretary of State for Inter-American Affairs (Rubottom), Department of State, Central Files, 737.00/4–660. Secret, Washington, April 6, 1960, https://history.state.gov/historicaldocuments/frus1958-60v06/d499


  [7] Selon le rapport présenté en 2016 par le gouvernement cubain à l'Assemblée Générale des Nations Unies, les dommages économiques provoqués par le blocus imposé par les Etats-Unis à l'île s'élèvent à plus de 4.5 milliards de dollars seulement pour l'année 2015, et à plus de 125 milliards de dollars (en prix courants) depuis sa mise en place, en 1962. Voir Bloqueo costó a Cuba el último año más de 4 mmdd, 20/10/2016, La Jornada, http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2016/10/20/bloqueo-costo-a-cuba-el-ultimo-ano-mas-de-4-mmdd-embajador.

 [8] Voir L'implication d'ITT au Chili (1970-1973), Wikipédia, consulté le 01/06/2017.

https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Telephone_and_Telegraph#L.27implication_d.27ITT_au_Chili_.281970-1973.29

 [9] Voir les documents diffusés par l'institut des Archives de Sécurité Nationale de l'Université George Washington, notamment Chile and the United States: Declassified Documents Relating to the Military Coup, Peter Kornbluh, http://nsarchive.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB8/nsaebb8i.htm.

 [10] « Make the Economy Scream »: Secret Documents Show Nixon, Kissinger Role Backing 1973 Chile Coup, 10/09/2013, Democracy Now, https://www.democracynow.org/2013/9/10/40_years_after_chiles_9_11

 [11] Venezuela : jusqu'où ira la crise ?, 26/04/2017, France 24, http://m.france24.com/fr/20170426-le-debat-partie-1-venezuela-manifestations-nicolas-maduro-chavez-opposants-chaos

 [12] Petit rappel : un coup d'état en 2002, une grève patronale en 2002-2003, déstabilisation politique, médiatique et économique permanente, stratégie de tension mise en place par les opposants au gouvernement avec usage de la violence, ingérence de puissances extérieures et fortes pressions diplomatique... liste non exhaustive.

[13] – Voir le reportage Comment fonctionne le Bolivars de contrebande depuis la Colombie de la chaîne Telesur (mai 2017, vostfr), ou cette enquête d'investigation plus poussée de la chaîne espagnole RTVE datant de mai 2015.

[14] – Le portail Dolar Today met à disposition de son public un historique en ligne de l'évolution du dollar parallèle, également téléchargeable en tableau Excel : https://dolartoday.com/historico-dolar/.

 [15] Voir De Santiago à Caracas, la main noire de Washington, Franck Gaudichaud, juin 2015, Le Monde Diplomatique – https://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/GAUDICHAUD/53071

 La source originale de cet article est ''Le vent se lève''

Copyright © Valentine Delbos, Le vent se lève, 2017

LE TRIBALISME D’ETAT AU CAMEROUN

TRIBALISME D'ETAT AU CAMEROUN : constat

Par Appollinaire Legrand OKO

Il y a un tribalisme d'Etat au Cameroun cautionné par Paul BIYA lui-même !

Le clientélisme ethno-régional s'observe de façon empirique dans le fonctionnement de nos institutions. Ce clientélisme est nocif pour le pays en ce qu'il exclut certains citoyens de la gestion de la chose publique. Qui ignore que certains ministères par exemple sont réputés être « consacrés » à certaines régions ou à certaines tribus ? Ici, le fait de ne pas être de la région ou de la tribu du ministre est un handicap et, dans tous les cas, un facteur de marginalisation dans cette institution publique. Depuis 1982, c'est Paul BIYA qui nomme les ministres au Cameroun. Par ailleurs, l'on a vu des communautés revendiquer la primauté de leurs ressortissants dans certains établissements universitaires ; de véritables ultimatums donnés à l'Etat qui a cédé, consacrant ainsi le rejet des camerounais des autres communautés dans ces institutions publiques.

A la faveur de la dernière présidentielle, on a vu des camerounais être interpellés par la force policière et se voir demander s'ils sont Bamilékés. Quel recul ! Il faut rappeler que l'agent de police agit sur la base des ordres qu'il reçoit, qu'il ne lui revient que d'exécuter ; il ne décide de rien par lui-même, car alors, ce serait plus grave. Il faut aussi rappeler que la police est une institution qui relève directement de la présidence de la République. En clair, suivant ce principe, des fonctionnaires de la présidence de la République, dans le contexte de la dernière présidentielle, ont reçu instructions de questionner des camerounais sur leur identité ethnique. En 2018 !

Au-delà de cette imprégnation réelle de certaines institutions par le tribalisme, il est utile de faire observer l'attitude de certains collaborateurs de Paul BIYA. D'abord Mr Grégoire OWONA, lors d'un débat télévisé il y a quelques mois, a laissé entendre que la campagne du RDPC se fera sous le spectre du tribalisme, promettant à son contradicteur d'alors, d'apporter des « preuves de tribalisme » d'un candidat alors que la période de campagne devrait être consacrée à défendre un bilan quand il en existe un et à proposer aux électeurs un projet politique lorsque les candidats se montrent capables d'en produire.

Pendant cette campagne, il n'y a eu ni défense de bilan, ni projet politique ; à la place d'un projet, on a assisté à l'exhumation d'un ouvrage vieux de plus de trente ans et dont il est par ailleurs facile d'en souligner l'impensée idéologique, politique et programmatique. Pendant cette campagne, il y a plutôt eu cette poussée frénétique du tribalisme, occultant volontairement le vrai débat. Mr OWONA nous avait annoncé une ambiance tribale pendant la campagne : il savait à l'avance de quoi il parlait et nous l'avons tous vécu. Mais il n'y a pas que Mr OWONA.

Bien avant lui, il y'a eu Mr Amadou Ali dont on a appris, à la faveur des fuites de Wikileaks, qu'il nourrissait une amertume particulière à voir un Béti ou un Bamiléké exercer le pouvoir présidentiel après Paul Biya. Plus récemment, Mr MOMO, membre du Gouvernement illégitime de Paul Biya, est venu menacer de génocide à la télévision nationale, une communauté nationale dans sa totalité.

La genèse du tribalisme en Afrique:

 



Il a volontairement fait peser sur ces camerounais une menace assimilable à la Shoah qu'ont subi les juifs dans l'Allemagne nazie, faisant du reste le parallèle entre la prétendue arrogance des Bamilékés et des juifs d'une part, et d'autre part, si l'on est cohérent jusqu'au bout, le parallèle entre les prédispositions génocidaires Mr BIYA et Mr HITLER. Il faut dire que cette émission n'était pas diffusée en direct ; elle a donc bénéficié de la possibilité, pour la CRTV, de rectifier des propos qui ne seraient pas conformes à la volonté et au discours du Gouvernement. Que non !

Tous ces propos incendiaires ont été réécoutés et validés par les instances compétentes. Il importe à ce titre de rappeler que la CRTV est une institution sous-tutelle du Gouvernement, tutelle exercée par le Ministre de la Communication. Ce qui est encore plus effrayant, c'est le silence de la personne dont ces « ministres » sont les mandataires : Mr BIYA. A chaque fois, il n'y a eu aucune réaction, aucune décision conséquente : ni contre Mr Amadou Ali, ni contre Mr OWONA, ni contre Mr MOMO. Les personnes prises en flagrant délit de propos clivant et dangereux ont continué à bénéficier de l'entière confiance de Mr BIYA. Il y a là une attitude de validation de la forfaiture, une complicité tacite, voire un satisfécit. Le constat du tribalisme d'Etat au Cameroun s'observe aussi dans l'inscription temporelle du phénomène.

Des faits constants depuis 1984 l'étayent. Après le coup d'Etat manqué du 6 avril 1984, une animosité sans précédent a été orchestrée par le régime de Paul BIYA contre les camerounais du Septentrion. Ces compatriotes ont été victimes du délit de faciès. Des exécutions barbares, après des procès sommaires, ont décimé une bonne partie de l'élite civile et militaire de cette partie de notre pays. Rappelons qu'en 1984, KAMTO n'était pas de la partie ! Paul BIYA avait donc pris pour cible, moins de deux ans après son arrivée à la tête de l'Etat, une communauté nationale.

Après cette fièvre identitaire de 1984 ayant conduit à des tueries de masse, une autre fièvre identitaire est survenue en 1992 lorsque le leader politique, porté par le SDF et l'Union pour le Changement, Ni John FRU NDI, a montré des signaux de vrai challenger pour le pouvoir présidentiel. La machine de Mr BIYA a alors appris aux camerounais qu'un anglophone ne peut pas être président du Cameroun. Lui, Mr BIYA, pouvait être président, mais pas un anglophone ! Cette fois encore KAMTO n'était pas là.

Deux ans plus tard, un ami de Paul BIYA lui fait une observation à propos du tribalisme d'Etat dont il se rend volontairement coupable. En effet, dans une correspondance datée du 14 décembre 1994, Samuel KAME, un proche, lui en fait la remarque de manière sincère en ces termes : « Le côté bonheur dans tous les domaines de ton Etat est dirigé vers tes frères Bétis et assimilés ». Samuel KAME, l'un des pionniers du renseignement camerounais, n'était pas un « opposant » ; c'était l'un des piliers du système néocolonial français au Cameroun. Mais il n'était pas une « créature » de Mr BIYA, et pouvait donc lui signifier son avis en le tutoyant.

Et pour marquer sa fidélité et sa liberté de ton, il précise ce qui suit : « Il existe entre nous des rapports de deux natures. D'abord des rapports de citoyen à Président et des rapports entre frère et ami ... Je préfèrerai faillir à mes devoirs envers le lointain Président. Je considère par contre sacré mon devoir envers mon frère et surtout mon ami. Ce rapport d'après moi repose sur une devise suprême : la vérité... Jouer à tes côtés comme courtisant, coopérer à tes côtés sans conviction est pour ma part impardonnable». Dans la suite, on peut lire :

« Certains aspects de notre grave maladie ont des origines extérieures, mais elles sont aggravées par le virus trouvé sur place : le tribalisme ». No comment !

KAMTO n'est toujours pas candidat à la présidentielle. Lorsque Maurice KAMTO arrive enfin en 2018, porté par le souffle de l'espoir du peuple camerounais, la machine de Paul BIYA ne s'intéresse plus aux « nordistes » ou aux anglophones, mais désormais aux Bamilékés. Ils sont les nouveaux ennemis de Paul BIYA et de « son » pouvoir. Il faut, cette fois aussi, construire la haine collective contre les Bamilékés.

On met alors à profit des médias, des faux profils sur les réseaux sociaux, autant que des personnes connues pour tribaliser le débat politique ; on instrumentalise les chefs traditionnels, on crée des affaires fantasmagoriques de détournements de deniers publics, etc. Le but recherché par Mr BIYA étant de sécréter et d'entretenir au sein du peuple camerounais la méfiance, la peur, la désaffection et même la haine contre une communauté qui a le malheur de voir un de ses membres être candidat à la fonction présidentielle.

Après d'autres, Maurice KAMTO, en tant que challenger sérieux, a subi le tribalisme systématique de Mr BIYA. Si Maurice KAMTO avait été Bassa, Maka, Bamoun, ou Yambassa, il y'aurait eu contre l'une de ces communautés la même férocité et les mêmes menaces génocidaires ; le régime de Mr BIYA aurait tout fait avec les moyens de l'Etat pour que la communauté dont est issu le leader emblématique soit détestée par toutes les autres communautés du pays.

En somme, un pays qui consacre le clientélisme ethno-régional au sein des institutions publiques, un pays dont des membres du Gouvernement tiennent ouvertement des propos tribalistes sans être démis de leurs fonctions, un pays où des personnalités proches du président lui font le reproche de promouvoir lui-même le tribalisme, un pays où les communautés des opposants politiques sont systématiquement stigmatisées, menacées et attaquées avec les moyens de l'Etat est un pays qui pratique le tribalisme d'Etat.

Il y a un tribalisme d'Etat au Cameroun cautionné par Paul BIYA lui-même !


 Voici les propos du Ministre Jean de Dieu Momo qui choquent le peuple Juif:


 

 La CRTV présente ses excuses aux Juifs et aux Bamilékés suite aux propos de Me Momo sur son antenne:

 

 La fumisterie d'État au Cameroun (NDLR)

Me Jean de Dieu Momo a été invité à la chaîne de télévision publique en sa qualité de ministre délégué auprès du ministre de la justice garde des sceaux du gouvernement camerounais et non en qualité du président du PADEC. Il faut arrêter de jouer avec les nerfs des camerounais. Voilà ça donne quand on tourne le dos à ses propres valeurs pour épouser les valeurs extraverties des oxydentaux. Le gouvernement camerounais et la CRTV se comportent exactement comme les Français. Prenons le cas de Yannick Noah par exemple. Avant de participer à une compétition, il est présenté comme un français. Lorsqu'il gagne, on félicite "le français Yannick Noah". Lorsqu'il perd, on fustigé "le camerounais Yannick Noah" parce qu'il est franco-camerounais au besoin.

Si Me Jean de Dieu Momo s'était contenté d'insulter uniquement les bamilékés sans tancer les Juifs, le gouvernement camerounais et la CRTV auraient gardé un silence comateux. Mais comme le crime parfait n'existe pas, voilà là où on est rendu comme on dit au Québec. Seule une insurrection-révolution suivie d'un ENRACINEMENT (rupture paradigmique et épistémologique) permettra de nettoyer KaMa (Afrique) des traîtres agents locaux nègres de la Négrophobie vampirique mondialisée et tropicalisée. Qui vivra verra.


 Rupture paradigmique et épistémologique

À tous les adeptes des religions extraverties, permettez-moi de rappeler que le combat pour la Renaissance de KaMa (Mama Africa) en l'occurrence sa parcelle dénommée colonialement "Cameroun", est avant tout spirituel, puis culturel et enfin économique. La rupture paradigmique et épistémologique suppose et exige une analyse géostratégique afrocentrée du rôle prépondérant des religions d'extraversion y compris des Loges maçonniques oxydentales dans la guerre secrète qu'elles mènent contre les confréries traditionnelles négro-africaines et dans le pillage des ressources humaines et naturelles du continent noir.

Il faut disséquer le cas de la Loge P2 qui soutend l'Opus Dei et qui influence considérablement les décisions du Vatican. Sans oublier la Loge unifiée d'Angleterre, la Loge Prince Hall des USA, la Grande Loge nationale française, le Grand Orient de France et de toutes les Loges de l'Afrique noire sous domination française. Pour rappel, c'est l'AMORC(Ancien et Mystique Ordre de la Rose-croix) qui esclavagise l'occupant illégitime du palais d'Étoudi et qui de surcroît aliène tous les hauts dignitaires du gouvernement camerounais comme partout dans les enclos coloniaux français.

Pour rappel, la franc-maçonnerie oxydentale n'était à l'origine qu'une récupération suivie d'une dénaturation et une perversion des Sciences sacrées de KHEMENOU(Hermopolis Magna=KaMa=Katiopa=Afrique) suivie d'une substitution de l'égrégore Hermès Trismégiste au Démiurge DJEHUTY au nom d'une doctrine dénommée HERMÉTISME.

Cette doctrine frauduleuse sera ensuite exportée d'Alexandrie (dont le véritable nom en Copte est RAKOTE) vers la Méditerranée septentrionale (Grèce et Rome) où elle a servi d'arme idéologique de manipulation mentale des masses au profit des puissants durant l'Antiquité tardive avant de se métamorphoser en Écosse puis en Angleterre sous la forme du "Rite Écossais"("Scotish Ritus") qui a servi de substance spirituelle à la Grande Loge Unie d'Angleterre avant de se répandre partout en Europe puis aux USA.

Voici leur vraie devise qu'elles cachent au public et aux néophytes :

"Ôter la liberté à tout homme qui est libre".

Précisons que la CIA via l'USAID et les ONG américaines pompe beaucoup d'argent dans les "églises de réveil" pour envoûter et endormir les masses afin de permettre le pillage à huis clos des ressources humaines et naturelles des "damnés de la terre" par les multinationales oxydentales.

UNE AFRIQUE SANS LES AFRICAINS: VOILA LE PROJET LEUCODERME

 (Extraits de la Conférence donnée par Sesh COOVI REKHMIRE)

"Notre Objectif Principal, c'est d'avoir une Afrique sans les Africains, et une Afrique sans les Africains deviendra un Paradis Terrestre pour l'Homme Blanc." (Vorster, Premier ministre sud-africain, de 1966 à 1978)

"Ont-ils fait une Amérique sans les Amérindiens? Ont-ils fait une Australie sans les Australiens autochtones? Ont-ils fait une Nouvelle-Zélande sans les Néo-zélandais autochtones? Pourquoi les Africains seraient épargnés? L'Occident nous a imposé 1300 ans de domination continue, plus de 6 siècles de traite négrière prolongée, plus d'un siècle d'exploitation directe des territoires, et depuis 1960, nous sommes dans le néo-colonialisme prolongé. Quel peuple aurait pu survivre à tout ça, si ce n'est le peuple Kémite."


 "Toutes les officines sont mobilisées pour mener le projet de Vorster à bien:

=> L'OPUS-DEÏ: C'est le Cercle Occulte de l'Eglise Catholique Apostolique et Romaine, qui, elle-même, a justifié moralement et théologiquement la traite négrière.

=> LA FRANC-MACONNERIE OCCIDENTALE (Toutes catégories et toutes écoles confondues).

=> CHRISTIAN COALITION dirigé par Pat robertson. Ce sont les évangélistes (12 million d'adhérents).

=> LES ONGs poursuivent le même Objectif, mais de façon perverse. On créé des foyers de tension, et on vient ensuite éteindre le feu.

=> L'OMS: Qui a transformé l'Afrique en un vaste champ de cobayes, expérimentant de faux médicaments, ligaturant les trompes des femmes, de manière à empêcher l'Afrique d'avoir une population jeune, vigoureuse.

Les ''cancers'' de l'Afrique:


 

  Ainsi donc, pour entrevoir la libération totale de Mama Africa, surtout le "Cameroun", il faut d'abord "affronter'' les agents locaux nègres de la Négrophobie vampirique mondialisée et tropicalisée.

La RENAISSANCE AFRICAINE ou l'imitation servile d'une Europe en perte de vitesse sur le plan moral?

« Ne payons pas de tribut à l'Europe en créant des états, des institutions et des sociétés qui s'en inspirent. L'humanité attend autre chose que cette imitation caricaturale et dans l'ensemble obscène.
Si nous voulons transformer l'Afrique en une nouvelle Europe, l'Amérique en une nouvelle Europe, alors confions à des Européens les destinées de nos pays. Ils sauront mieux faire que les mieux doués d'entre nous. Mais si nous voulons que l'humanité avance d'un cran, si nous voulons la porter à un niveau différent de celui où l'Europe l'a manifestée, alors il faut inventer, il faut découvrir.

Si nous voulons répondre à l'attente de nos peuples, il faut chercher ailleurs qu'en Europe. Davantage, si nous voulons répondre à l'attente des Européens, il ne faut pas leur renvoyer une image, même idéale, de leur société et de leur pensée pour lesquelles ils éprouvent épisodiquement une immense nausée. Pour l'Europe, pour nous mêmes et pour l'humanité, camarade, il faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf. » (Conclusion de ''Les Damnés de la Terre'', 1961, rééd., La Découverte, 2002).

''L'Afrique n'a pas pour vocation à devenir l'Europe mais, à redevenir l'Afrique.''(Molefi Kete Asante, AFROCENTRICITY INTERNATIONAL, USA)

''Quand parle-t-on de renaissance africaine?'' (Anta Diop Cheikh, extrait d'un article dans ''Alerte sous les Tropiques'', 1948)

La santé mondiale entre racket et biens publics-Partie I

Prologue :

« Je m'étais fait une autre idée de la médecine. Et compris aussitôt que j'avais été dupé. Ce que j'avais appris ne me permettait pas de rétablir la santé. Pourtant, ouvrez le dictionnaire : vous y trouverez sous ''Médecine'', ''arts de maintenir ou rétablir la santé.'' Pourquoi alors mes professeurs ne me l'avaient-ils pas appris? Je sus beaucoup plus tard qu'ils ne savaient pas eux-mêmes ce qu'était la santé. Toutes mes études avaient été guidées par des maîtres imbus de rationalisme '' scientifique''. La raison de raisonnante, la pensée logique, vous savez, celle qui domine notre cerveau gauche.

Eh bien, cette pensée-là, elle ne peut que disséquer, analyser, peser, mesurer. Or la santé est fille de la Vie. Et la Vie, elle, n'est pas mesurable. Nul ne peut l'arrêter pour la regarder droit dans les yeux, ni la fixer sur pellicule ou la conserver dans le formol. On ne peut ni la voir, ni la toucher, ni l'entendre, la flairer ou la déguster. Elle échappe à nos cinq sens, laquais impuissants de nos analyses scientifiques. La Vie n'appartient pas au monde matériel et ses compartiments. Elle est par essence une et indivisible; elle ne se laisse pas fractionner, sous peine de mort.

Que fait-on dans nos universités?

On dissèque des cadavres, on observe au microscope, on analyse des paramètres multiples. Dame médecine se fait chimiste! Mais son objectif premier, qui est de guérir, elle lui tourne résolument le dos. La preuve? Sachez donc enfin qu'en Occident, aucune faculté n'a songé à ouvrir une chaire de Santé! La médecine ne guérit plus. Elle ne fournit que de prothèses, des mesures palliatives, des rafistolages de fortune. » (Dr Jean Elmiger. ''La médecine retrouvée ou les ambitions nouvelle de l'Homéopathie''. Édition Favre, Suisse, 1985, pp.10-11)

Plus loin, il renchérit :

« Je suis convaincu que l'initiation à la grande tradition ésotérique est indispensable à la formation sérieuse du médecin. Notre science aurait progressé d'un demi-siècle si les universités américaines avaient étudié en son temps les prodigieuses ''lectures de santé'' d'Edgar Cayce! » (Ibidem,. P.14)

« La vie n'est qu'un déroulement d'énergie vitale »

Samuel Hahnemann, le fondateur de l'homéopathie l'avait parfaitement compris, à la fin du XVIIIe siècle déjà. Pour lui, comme pour les modèles antiques, la maladie résulte d'une altération de l'énergie vitale, qui se trouve ''désaccordée'' Ce déséquilibre énergétique se manifeste par les symptômes et les signes, qui constituent en quelques sorte le visage de la maladie.

La loi de la similitude : 

« Toute substance capable de provoquer chez l'homme sain un ensemble de symptômes guérira, s'il y est sensible, le malade affligé du même ensemble de symptômes.»

Cette Loi est le fondement de l'homéopathie.



La méthode homéopathique de Thérapie séquentielle est basée sur une connaissance de l'individu par son histoire personnelle familiale et médicale: notamment les vaccinations précoces, les traitements médicaux, les chocs émotionnels; qui ont perturbé durablement son aptitude à se défendre des maladies et ont dévié son système immunitaire. Si on ne peut faire de l'automédication avec cette méthode, on peut au moins, si on est convaincu par les arguments de l'auteur, Dr Elmiger Jean dont l'association Biosophie est basée en Suisse, éviter les principales erreurs pouvant gâcher la santé dès le plus jeune âge.

La santé publique fait partie des domaines stratégiques clés dans la gestion d'un État. Ce secteur est aussi ''sensible'' que celui des finances (monnaie), du droit (inculturation du droit), de la sécurité (intérieur et extérieure), de la diplomation (géostratégie), de l'alimentation (agriculture). La trinité, ministère de la santé-Ordre (Collège) des médecins-les institutions de la formation médicale et paramédicale (privée ou publique), sont au sommet de la Pyramide. Plus loin, les industries pharmaceutiques et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), chapeautent le secteur sur le plan international.

Cette publication a pour but de mettre en évidence l'énorme conflit d'intérêt et les influences de la finance internationale dans ce secteur, ô combien important. Dans un souci de clarté, nous avons choisis de publier en plusieurs parties afin d'assurer une sensibilisation à grande échelle car il s'agit de notre santé à nous tous, citoyens du monde!

« Résumé :
Dans un certain nombre de pays, l'accès aux soins est conçu comme un droit, la santé est perçue comme un bien public et le système de santé est soumis à des obligations de service public. La Déclaration universelle des droits de l'Homme et l'Organisation mondiale de la santé ont visé à rendre universel le droit d'être soigné. Cet objectif est aujourd'hui loin d'être atteint pour une majorité d'habitants de la planète. Le drame du sida a incontestablement permis de changer les regards.

Le mouvement de revendication d'un accès aux médicaments a créé sur le sujet une sorte d'opinion publique mondiale, obligeant l'Organisation mondiale du commerce à concéder le principe du droit prioritaire à la santé. Face à la logique de profit caricaturale de l'industrie pharmaceutique - véritable cartel à l'échelle planétaire -, un mouvement civique mondial s'est mis à défendre des valeurs d'humanité et de solidarité. Or, ce qui se joue pour la santé peut être reproduit avec l'éducation, la sécurité alimentaire, l'environnement ou encore les télécommunications : la problématique des biens publics induit la constitution de coalitions à l'échelle mondiale, entre citoyens d'une même Terre, incitant nos gouvernements à aller vers de nouvelles formes de légitimité internationale. » (François Xavier Verschave. ''La santé mondiale entre racket et bien public''. Édition Charles Léopold Mayer, Paris, 2004) 


                                                        Première partie :

 Canada : la ''fatwa '' contre les médecins diplômés hors Canada et hors États-Unis

Extrait :
« En Afrique, on s'imagine que la vie est meilleure sous d'autres cieux. Les conditions de vie souvent désespérantes de notre Afrique natale font naître en nous, depuis notre enfance en passant par notre adolescence jusque dans notre vie d'adulte et même de vieillard, le rêve brûlant et inconscient de partir un jour dans la théorie de ''out of Africa''. Nous rêvons de nous arracher un jour à toutes ces pesanteurs - de nature culturelle, politique, sociologique, fonctionnelle et organisationnelle - qui nous privent du bonheur de vivre.

De vivre notre vie comme des enfants innocents, de vivre notre vie comme des oiseaux dans le ciel, de vivre sans le traumatisme d'un lendemain incertain, de vivre simplement comme des hommes. Cette Afrique qui est pourtant un paradis naturel et rien à priori ne nous dispose à toutes ces souffrances quotidiennes que nous endurons depuis des siècles.

Partir loin de l'Afrique est un projet que chaque Africain, a un tant soit peu conçu ou programmé au cours de sa vie. Nous y rêvons de jour comme de nuit, en marchant comme en dormant. Nous en devenons même fous ou en viendrons même à maudire le bon Dieu, que ce jour du départ ne fut pas hier ou même aujourd'hui.

Oh mon Dieu, pourquoi attendre demain ou des semaines et voire des années avant de se sentir bien, heureux et loin d'Afrique. Nous pensons donc que nous serions heureux en Occident. Nous rêvons que la vie est idéale là-bas sinon paradisiaque dans un océan de bonheur. Cette vision idyllique nous motive davantage. Qu'il pleuve ou qu'il vente, il faut partir, car il n'y a point de vie ici en Afrique. Tout n'est qu'abîme et désespoir dans notre esprit désormais confus et fougueux. » (Préface) 

« Je crois que le Canada est en train de rouler les immigrants dans la farine, pour les transformer en prostitués intellectuels. » (Tokpa Clever Listen. ''Immigration au Canada. Du rêve au cauchemar''. Édition Menaibuc, Paris, 2011, p.95) 

«Pendant que certains intellectuels africains s'éternisent à vilipender la traite négrière, voilà que sous nos yeux, pour ne pas dire derrière notre dos, le Canada par un subterfuge très habile perpétue l'esclavage. (...) Le crime est double et presque parfait. Nous sommes ici, de notre propre volonté, après avoir gravi les étapes très studieuses d'un processus d'immigration interminables. Quelle piètre récompense. Nous sommes les nouveaux élus du code de l'immigration, du nouveau Code Noir.» (Ibidem. pp.125-126) 

« En immigrant au Canada, tu perds conscience que ta vie vient de s'arrêter ou de prendre un virage à sens inverse. On nous demande de mourir et de renaitre en zombie.» (Ibidem. P.174) 

«Mais les ordres professionnels du Canada, si vous êtes munis de diplômes étrangers, le système relève d'une science occulte: complètement inaccessible au commun des mortels.» (Ibidem. p.133)

Le constat fait par l'auteur de l'ouvrage susvisé dépeint avec une simplicité déconcertante, les barrières administratives auxquelles font face l'écrasante majorité des travailleurs qualifiés, sélectionnés pour fouler le sol canadien. ''Le pays des rêves''!

''Opinion: l'immigration américaine et canadienne: un piège pour les africains!'' Lire l'article ici.


 1. « To stop the sufferings of Foreign trained immigrant doctors in Canada

To
The Government of Canada

Honourable Government of Canada,

There are many doctors planning to come to Canada as skilled immigrants. According to CIC Canada website, thousands of General practitioners and Specialist Physicians will come to Canada this year with dreams. In Canada they will need to obtain license if they want to practice medicine. They will need to do a residency training to retrain them. A cardiologist, who he has been practicing cardiology in his country for many years, he will need to complete at least 5 years of residency training in internal medicine and cardiology to be eligible to practice cardiology in Canada. This is also true for other specialists.

After a doctor comes to Canada and wants to practice medicine, all his previous experience and training will be ignored and there will be no difference between a GP, a Cardiologist or an obstetrician. They will all have to start like a new graduate from a medical school. They will all need residency training for at least 2-5 years to obtain a license. To become eligible for residency training they will have to qualify in several examinations. 

According to residency training website (CARMS) (http://www.carms.ca/eng/index.shtml) most of the doctors will need to pass in MCCEE, MCCQE1, and NAC-OSCE examinations. On the other hand, a medical graduate from a Canadian medical school will not need to qualify in MCCEE and NAC OSCE examination to be eligible for a residency position. Many of the foreign trained doctors will need to qualify in other examinations, in addition to the three examinations, which may include: MCCQE2, CE1 CE2 etc. 

Last year approximately 2000 foreign trained doctors applied for residency positions. They were able to apply for the residency positions only after they got pass standing in the required examinations. Among them approximately 350 doctors got their desired residency positions.

Every year around 2000 Canadian graduates come out of their medical schools. They have got exactly same number of residency positions for them. But there are only approximately 350 residency positions available for the doctors who did not graduate from Canadian medical schools.

So, every year a large number of doctors who did not graduate from Canadian medical schools and who are mainly immigrants are left out of the main system, because there are not enough residency positions for them. There is also evidence of systematic injustice reported by some organizations.

http://www.nfb.ca/film/doctors_without_residency">http://www.nfb.ca/film/doctors_without_residency">http://www.nfb.ca/film/doctors_without_residency

At present there are more than 7000 foreign trained doctors residing only in Ontario http://aipso.webs.com/. The total number in Canada will exceed 10,000.

Every year, according to CIC website, more than 2000 doctors (GPs and Specialists) are expected to come to Canada as federal immigrants. There are also doctors coming to Canada as provincial nominees and there are also other immigration programs bringing doctors to Canada. If we consider the existing system and its capacity, only a small number of these doctors (not more than 5-6%) will be able to enter into the system after crossing all the barriers. The question is what will happen to the rest. What will happen to those who are taking all the trouble to come to this country believing that they will be able to serve the people of Canada and help to fill up the shortage of doctors?


There is also an economic problem associated with all these irregularities. I talked to many foreign trained doctors and they told me that they were eager to compete with Canadian graduates in different examinations and they had no objections regarding this. So, foreign trained doctors have appeared in these examinations and most of them have already qualified in the two examinations. Some of the immigrant doctors did better than the local graduates in these examinations. Although most of the immigrant doctors are experienced as specialists and they were graduated long time before coming to Canada, they took all the trouble to study and prepare for these examinations.

Canadian medical graduates have to appear in MCCQE1 and MCCQE2 examinations for licensing. But the foreign trained doctors need to appear in other examinations like MCCEE and NAC-OSCE and CE1, CE2 etc. which the graduates from the medical schools in Canada do not need to appear. There is also a financial tag attached with this examination process.

In the last two years there was a huge raise in the examination fees. Two years ago each of these examinations used to cost a doctor around 800-1000 Canadian dollars. But now the average fee of each examination is around 1500-2000 Canadian dollars. There are also other costs associated with these examinations. These include administration fees, registration fees etc. So, an immigrant doctor needs to spend at least 6000-8000 Canadian dollars for these examinations.

They have to qualify each examination one at a time and then have to wait for six-twelve months for the next examination. So if an immigrant doctor has to pass MCCEE, MCCQE1, NAC OSCE examinations, which are the three examinations one needed to qualify for applying for a residency position, he will have to spend at least 2-3 years in Canada.

Who will take care of his economic needs during this period?

What happens when an immigrant doctor qualifies in all these examinations and still fails to get a residency position only because of limited number of positions? 

These are professional examinations and every body knows that one can not be a full time student and a full time worker at the same time. As the number of foreign trained immigrant doctors is rising, the problem is exceeding its limit. 

But there is no one to look into this terrible situation.

"Back in January 2008 the Frontier Centre for Public Policy (FCPP) and Europe's Health Consumer Powerhouse (HCP) released the first annual Euro Canada Health Consumer Index 

http://www.fcpp.org/publication.php/2025">http://www.fcpp.org/publication.php/2025,
 


comparing the user-friendliness of Canada's healthcare system with those of 29 European countries.

The results were startling, especially for Canadians who have been led to believe that our health care system is the best in the world. Canada ranked 23rd out of 30, only outperforming a handful of eastern European states with developing economies, such as Slovakia, Romania, Lithuania, Poland, Bulgaria and Latvia." 

One of the main reasons for this is lack of doctors and other skilled medical professionals.
Still they are invited to come to Canada because every one knows that there is a doctor shortage.

According to a recent publication by Fraser Institute: 

"Canada is in the midst of a physician shortage. Because of insufficient training in Canada, Canada's physician shortage will grow more acute in the coming years without an influx of foreign trained physicians". -Canada's doctor shortage will only worsen in the coming decade. Fraser Institute. March 20, 2011. Retrieved from:

http://www.fraserinstitute.org/research-news/news/display.aspx?id=

 The department of Immigration is busy defining the nature of skill shortage. Every year there are initiatives taken by the Government, Immigration ministry and other relevant authorities to tackle the problem of skill shortage. Honourable Immigration Minister himself most of the year remains busy talking to different groups trying to solve this problem and trying to find its solutions. There are many Canadians who believe that nobody is giving any time to think or plan how to utilize the skilled people after they come to Canada.

Jeffrey G. Reitz , the R.F. Harney Professor of Ethnic, Immigration and Pluralism Studies at the University of Toronto, in his essay titled: "Taxi Driver Syndrome. Behind-the-scenes immigration changes are creating new problems on top of old ones", wrote: "Are immigrant professionals still driving taxis? 

The answer is yes.

They are also mopping floors, bagging groceries, guarding office buildings, delivering pizzas, waiting tables and working at call centres. Once in Canada, many skilled immigrants, particularly those with Indian, Caribbean, Chinese or Arab backgrounds, wind up in occupations far below their educational levels—despite having been selected for high levels of training and experience in professions such as health care, engineering and education. The problem is known as "brain waste" and some economists estimate its cost to Canada as totalling at least $3 billion a year, not to mention the ruined dreams suffered by the immigrants themselves. "

http://reviewcanada.ca/essays/2011/02/01/taxi-driver-syndrome/

 After coming to Canada I have attended many workshops and programs organized by different immigrant serving organizations which were funded by the Government of Canada and the Ministry of Immigration. Though the programs were organized to help the doctors and other skilled health professionals to allow them to enter into their own profession, I was surprised to observe that one of the main motives behind these activities were to let the doctors know that they will never be able to get a license as a doctor in Canada and so it will be better for them if they leave their dream behind and try to join the health care system as personal support workers or nursing assistants. I have heard doctors saying that when they told the organizers that they had enough experience and skills and they wanted to apply there skills for the service of the people of Canada and that was the reason why they came to Canada, they were totally discouraged and every body made fun of them.

There are many people in Canada who think that immigration has become a very profitable business for many people. New immigrants are weak and vulnerable and they want to believe everything they are told. They also have great respect for everything that is Canadian and is in Canada. There are self serving groups who are busy trying to utilize this opportunity to exploit them. People are frustrated to see how these hard working skilled people are systematically betrayed and how there skills are gradually destroyed and wasted due to complete apathy and inertia and total lack of planning from the establishment.

There were many news stories about foreign trained doctors and their struggle for survival. Many news stories and editorials were published showing concerns regarding failure to integrate foreign trained doctors in Canada's medical system. 

http://www.theglobeandmail.com/news/national/canadian-pediatrician-helps-deliver-baby-in-plane-flying-over-kazakhstan/article2212130/ 


Political leaders also make promises before elections and then forget.

Ontario Premier Dalton McGuinty recently made comments regarding foreign trained doctors. Honourable Premier commented they "are actually what we call practice ready, so instead of going into the lengthy residency for which they are overqualified, they're going to go into the practice under the direct supervision of the other doctors who will help them fill in any gaps between 6 to 12 month period before they can practice independently."

Honourable Ontario Premier also expressed his concerns: "In certain communities like the South Asian communities doctors driving cabs has become a common phenomenon to the aggravation of many. Ontario and Canada needs to send a strong message to the world that people are welcome here in Ontario and Canada."

Retrieved from: http://www.sagennext.com/2011/08/03/mcguinty-you%E2%80%99re-welcome-here/

 Andrew Padmos, the chief executive officer of Royal College of Physicians and Surgeons, recently commented "between 6,000 and 10,000 doctors can't practise in Canada because there aren't enough spots in residency programs". Dr. Padmos also told the Commons standing committee on human resources: "If they require residency, there are severe constraints, that's because there are only slightly more residency spots in Canada than there are medical school graduates each year. He further commented: "It's insufficient to deal with several thousand foreign-trained grads". Dr. Padmos also gave his solution: "qualifying doctors can sometimes get around the residency backlog by working under the temporary supervision of a Canadian-trained physician – but that option has its own price tag".

Retrieved from: http://www.theglobeandmail.com/news/national/ottawa-urged-to-help-expedite-licences-for-foreign-trained-doctors/article2222079/

 There are many clinical and research fellowship positions in every hospital and academic institution in Canada. These fellowships are now offered to foreign trained doctors who are neither citizens nor permanent residents of Canada. Among the foreign trained immigrant doctors there are many specialist physicians and academics with long experience of working in specialized hospitals. These fellowship positions can be utilized to give them Canadian experience.

Highly skilled and experienced doctors have come to Canada to fulfill their dream and also for a better life. They came to Canada because they promised to utilize their skills when they were invited to contribute to the growth of Canada and also to serve the people of Canada.

As these skilled doctors are now struggling to find any means to survive and also to find a meaningful life, they are praying to God and waiting for any hope.

Thank you very much.
Sincerely,
Immigrant Doctors of Canada


 


COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

Les médecins formés à l'étranger toujours victimes de discrimination

Montréal, le 14 août 2013 – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse s'inquiète du fait que les facultés de médecine du Québec continuent de refuser aux médecins formés à l'étranger l'accès à la résidence, même lorsque ceux-ci réussissent le stage de mise à niveau offert par le Centre d'évaluation des diplômés internationaux en santé (CÉDIS).

En effet, seulement huit des 16 candidats qui ont réussi le stage du CÉDIS ont obtenu une place dans une faculté de médecine cette année, alors que les quatre facultés de médecine ont laissé 74 postes vacants, dont 42 en médecine familiale, une discipline pourtant jugée prioritaire alors que le Québec connaît toujours une pénurie d'omnipraticiens.

Dans une lettre adressée le 5 août 2013, au ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, le Dr Réjean Hébert, le président de la Commission, monsieur Gaétan Cousineau, précise « qu'un certain nombre de préjugés et d'attitudes défavorables à l'égard des médecins formés à l'étranger persistent dans les facultés de médecine québécoises reproduisant ainsi le cercle vicieux de la discrimination systémique dont sont victimes ces médecins ».

La Commission presse le ministre d'intervenir auprès des facultés de médecine afin qu'elles reconnaissent la valeur du processus d'évaluation et d'orientation développé par le CÉDIS et qu'elles garantissent une place pour les candidats qui réussissent le stage de mise à niveau, comme c'est le cas en Ontario et en Colombie-Britannique.

Au mois de novembre 2010, la Commission avait rendu public les conclusions d'une vaste enquête systémique qui a démontré qu'à toutes les étapes du processus de sélection, les médecins formés à l'étranger rencontrent des obstacles qui les désavantagent de façon disproportionnée et qui contribuent à leur exclusion des quatre facultés de médecine du Québec. La Commission avait notamment recommandé la mise en place de mesures et de programmes visant une meilleure intégration de ces médecins au système menant à l'obtention du permis d'exercice.

Dans la foulée de son enquête systémique, la Commission a engagé le dialogue avec les principaux intervenants, dont le Collège des médecins du Québec (CMQ), la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), le MSSS et les responsables du CÉDIS afin de contribuer activement à la recherche de solutions pour mettre fin à la discrimination à l'égard des médecins formés à l'étranger.

Dans sa lettre au ministre, monsieur Cousineau rappelle que la Commission avait accueilli avec enthousiasme la décision du MSSS de mettre en place le CÉDIS qui, depuis 2011, a permis de prodiguer une formation de qualité à plusieurs candidats formés à l'étranger dont le dossier avait été rejeté par les facultés de médecine québécoises, mais dont le potentiel de réussite s'était avéré important à la suite de l'évaluation. En 2012, neuf des 12 candidats ayant réussi le stage avaient obtenu une place en résidence mais en 2013 seulement la moitié des candidats ont été retenus.

« Cette formation aurait dû permettre aux candidats qui l'ont suivi et réussi de répondre aux exigences des facultés de médecine et, théoriquement, de lever les appréhensions de ces dernières à leur égard. La réalité que nous observons actuellement est cependant totalement autre », explique le président de la Commission en soulignant que les facultés de médecine semblent questionner la valeur du programme et boudent une part importante des candidats qui réussissent ce stage.

La Commission évalue à plus de 300 le nombre de places laissées vacantes depuis quatre ans dans les facultés de médecine, la plupart en médecine familiale, ce qui est difficilement concevable d'autant plus que ces places sont financées à même les deniers publics, tout comme le CÉDIS, dont le budget dépasse 2 millions $ cette année.

La Commission a demandé une rencontre avec le ministre Hébert afin d'explorer avec lui les pistes de solutions pour permettre aux médecins formés à l'étranger d'exercer leur droit à l'égalité sans discrimination.

Source :
Patricia Poirier
Tél. 514 873-5146 ou 1 800 361-6477, poste 358
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Reportage du mercredi 14 mai 2014 :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2013-2014/reportage.asp?idDoc=338110

 Le prix d'un rêve : perdre son métier en immigrant

« Je veux être utile, c'est l'âge d'or du chirurgien vasculaire. Je peux sûrement faire autre chose. Mais à 50 ans, c'est dur et, surtout, je considère que c'est du gâchis. » (Ghatfan Shaaban). Lire la suite ici.

Plus de la moitié des médecins étrangers refusés aux facultés de médecine

« L'intégration des médecins diplômés à l'étranger dans les programmes de résidence au Québec continue d'être difficile. Les facultés de médecine ont refusé 57 candidats sur un total de 104 cette année, malgré les 82 postes de résidents vacants. » Lire la suite ici.

 Des milliers de médecins étrangers ne peuvent pratiquer

« En Ontario, 7500 médecins formés à l'étranger seraient actuellement sans travail ou pratiqueraient des métiers qui ne sont pas liés à leur formation, selon l'organisme Profession santé Ontario. » Lire la suite ici.

Pénurie et frustration

« Le Québec, comme le Canada, est aux prises avec une importante pénurie d'effectifs médicaux. Parallèlement, un nombre grandissant de jeunes Québécois, diplômés des écoles de médecine, choisissent de quitter la province afin de poursuivre leur formation ailleurs.
(..)
Au 31 décembre 2009, le Québec comptait 20 034 médecins inscrits (18 152 médecins actifs, sans compter les retraités), dont 9808 médecins de famille et 10 226 médecins spécialistes. Parmi eux, 2175 médecins de 75 pays différents avaient reçu leur formation ailleurs qu'au Canada ou aux États-Unis.» Lire la suite ici.

Sol-L'hôpital est malade

Voici un très bon sketch du comédien Québécois, Marc Favreau. Ici, il met le doigt dans l'abcès fétide de la mafia médicale au Canada:




Médecins sans résidence

Voici un court métrage documentaire qui montre comment la discrimination empêche des médecins formés à l'étranger d'exercer au Canada – même lorsqu'ils ont obtenu une attestation de compétence des autorités médicales canadiennes. Des entrevues avec des professionnels de la santé et des défenseurs des droits de la personne illustrent comment le racisme systémique joue un rôle dans cette situation. Ce film a été produit dans le cadre du projet La Tête de l'emploi  par l'Office national du film du Canada avec la participation de Ressources humaines et Développement des compétences Canada .

Pour visionner le court métrage documentaire, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.onf.ca/film/medecins_sans_residence/


 3. La mafia médicale ou la santé ''confisquée'' :



Résumé :
« Pour réaliser mon rêve, j'ai suivi un cours de médecine. Durant plusieurs années je fus convaincue d'être sur la bonne voie. La réalité fut tout autre. Les pensées et les émotions, ces invisibles et impalpables traîtresses, boycottaient insidieusement mon rigoureux travail scientifique. Je me tournai alors vers une autre avenue qui offrait d'autres solutions pour une santé globale : médecines douces, thérapies naturelle. Je parcourus de nombreux pays et découvris leurs bienfaits. Mais les gens continuaient à souffrir et à mourir quand même. Pourquoi ? Ne sachant où aller, je revins au plus profond de moi-même. » (Ghislaine Lanctôt)

Le livre ''La Mafia médicale'' a suscité le doute sur le caractère honorable de la pratique médicale aujourd'hui. Il trahit l'esprit anarchiste de son auteure. Aujourd'hui encore, G. Lanctôt affirme :

" Si le gouvernement te dit de tourner à gauche, tourne à droite. Et s'il te dit de tourner à droite, tourne à gauche. Ainsi tu ne feras jamais d'erreur ".

Permettez-moi de partager avec vous l'interview de Ghislaine Lanctôt, réalisée par les soins de ''Vents croisés''.

 Vents croisés : Pour résumer toute votre critique de notre système de santé, vous dites : " notre système est un système de maladie plutôt qu'un système de santé ". Que voulez-vous que les citoyens comprennent d'une telle déclaration ?

Ghislaine Lanctôt : En remontant l'échelle hiérarchique du pouvoir décisionnel de la médecine, on trouve, tout en haut, Dr. Rockefeller : les banquiers mondiaux, propriétaires des multinationales pharmaceutiques et technologiques. Ces derniers imposent leur "corporate philosophy " qui exige des profits à n'importe quel prix. Ils contrôlent la médecine de haut en bas, en utilisant l'OMS comme paravent.

Cette dernière établit les politiques de santé qui sont appliquées obligatoirement dans tous les pays membres de l'ONU. C'est de cette façon que la haute finance exerce son pouvoir sur la santé de la planète, en imposant sa dictature aux divers pays par le truchement des organismes gouvernementaux contrôlant la santé publique, les universités, les régimes d'assurance maladie, le collège des médecins, les fédérations médicales... Tous les membres de ces organismes doivent obéissance aveugle aux directives de leur corporation, sous peine de réprimande et d'exclusion. 

• Quel est donc le but d'un financier ? -Faire de l'argent, c'est évident.
• La bonne santé est-elle lucrative ? -Non, c'est la maladie qui rapporte bien.
• Que faire pour augmenter ses profits ? -Augmenter la clientèle des malades. Soit en les rendant de plus en plus malades s'ils le sont déjà; soit en les rendant malades s'ils ne le sont pas encore.


 D'où la conclusion que le système en est un de maladie.

VCR. Votre livre, ''La Mafia médicale'', vous a fait connaître, fait découvrir votre pensée et mis en cause les corporations qui ont mission d'encadrer les professionnels de la santé. En écrivant ce livre, vous saviez bien que la rupture allait être consommée avec la corporation, que votre carrière risquait de prendre fin. S'est-il passé quelque chose de spécial dans votre vie ? Et pourquoi vous a-t-il semblé que la crise de la santé était devenue sans précédent ?

G.L. : Oui, en effet, la retalliation du Collège des médecins à mon endroit ne fut pas une surprise. J'avais parlé des punitions de l'insoumission dans mon livre La Mafia médicale. Elles vont de l'intimidation à la mort, en passant par la dépossession des droits et biens de l'insoumis. Pourquoi mettre en péril ma carrière, ma profession, ma situation sociale et financière ? Cela peut sembler suicidaire, certes, d'un point de vue matérialiste. Mais dans mon âme et conscience, tout se passait bien différemment. Une énorme force de vérité me poussait inexorablement à divulguer le vrai visage de la médecine que je découvrais.

Ce que j'avais cru être une profession honorable au service de la vie se révélait être un business impitoyable au service de la mort. En tant que médecin pratiquant activement la médecine depuis 25 ans, douée de curiosité et de bon sens, et avec une bonne expérience de terrain dans trois pays, je venais tout juste de comprendre le fonctionnement du système médical. Je réalisais que le malade n'a aucun moyen de comprendre ce qui se passe dans ce système compliqué, frustrant et coûteux. De là ma décision d'exposer la mafia médicale, ses membres, son fonctionnement ainsi que la solution qui mène à la santé réelle.

VCR. Vous touchez un sujet d'intérêt lorsque vous relevez les faits que les services diminuent chaque jour davantage, que les gouvernements n'arrêtent pas de supprimer les subventions aux hôpitaux et que les financiers qui s'interposent en sapeurs-pompiers sont les mêmes qui ont ruiné les programmes de l'assurance-maladie. On ne comprend pas très bien la conséquence que vous tirez de ce constat.

G.L. : Avant la mise en place de l'assurance maladie en 1970, la médecine, avec ses hôpitaux, services, assurances, médicaments, technologie...fonctionnait en entreprise libre. L'assurance-maladie vint créer un monopole public, c'est-à-dire réduire la concurrence à zéro et installer une dictature médicale unique au nom du bien commun. Rappelons-nous la célèbre phrase de Rockefeller qui dit : " Competition is a sin " (la concurrence est un péché). De là, il suffisait de créer le chaos dans le système public et d'appeler le secteur privé à notre secours, pour démontrer que le système public était inadéquat et qu'il fallait le privatiser. Ce qui est presque réalisé.

" En politique, rien n'arrive par hasard ", répétait F. D. Roosevelt.


Le système médical n'y échappe pas. Il suffit de regarder son évolution pour retrouver le même acteur du début à la fin. Claude Castonguay, alors ministre de la santé, procéda à son instauration. Puis il dirigea la commission qui mit en place l'assurance-médicament. Et c'est encore lui qui, aux côtés de Mario Dumont, prône l'inévitable privatisation de la médecine. Et qui donc est Claude Castonguay ? Un banquier et un assureur ! Il suffit de regarder la vue d'ensemble pour comprendre le plan de départ : étatiser la santé et créer un monopole public, qui semble un programme social louable, pour ensuite la privatiser et la transformer en monopole privé inévitable. Et le tour est joué !

VCR. La lecture de La Mafia médicale donne parfois à penser que, pour vous, notre système de santé est moins que rien. Vous dénoncez d'ailleurs, dans la même veine, les autorités politiques et les médias d'entretenir indûment la peur de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Quelle place réservez-vous à la prévention, à différents programmes de santé publique ?

G.L. Le système de santé est un business entre les mains des financiers mondiaux. Comme les lois, il est créé par eux, pour eux. Il repose sur la peur car, sans peur, pas de maladie et encore moins de médecine. Seule la peur pousse le malade (potentiel) chez le médecin. Sans elle, il n'irait jamais. Il faut donc la cultiver de toutes les façons pour attirer les gens bien portants dans les tentacules de la pieuvre et, de là, saisir la proie. D'où les campagnes répétées de peur par les médias et les nombreux tests de dépistage pour prévenir la maladie.

Ils ne sont, en réalité, que des tests de dépistage précoce pour traiter plus de malades, plus tôt et plus longtemps. Vous n'êtes pas sans savoir que la pensée crée et que le patient auquel on diagnostique une maladie la fait apparaître à plus ou moins brève échéance. Tous les programmes de prévention et de santé publique sont sous l'égide du gouvernement et ont la même fonction. Le grand leurre est de croire que public ou gouvernemental signifie au service du peuple. Cette inconscience coûte cher. Nous la payons de notre labeur et de notre vie.

VCR. Avant de vous traîner en cour, l'ordre des médecins a tenté de prouver que vous étiez dangereuse parce que " vous trompez " le public. Même dans l'édition récente de votre livre, vous allez jusqu'à affirmer que le Sida n'existe pas. Pensez-vous que vous avez raison et que les gens ne vous comprennent pas ? Pourquoi dire que le Sida n'existe pas alors que les gens en meurent ?

G.L. On ne meurt pas de cancer, on ne meurt pas de sida, on meurt de peur et d'épuisement. Je l'ai constaté auprès des personnes qui ont été diagnostiquées séropositives il y a déjà plus de dix ans et qui sont en très bonne santé aujourd'hui. J'ai questionné non pas les morts, mais bien les vivants. " Qu'avez-vous fait ? ", leur ais-je demandé. Et tous de répondre qu'ils ont repris leur pouvoir personnel, retrouvé leur dignité humaine, jeté les médicaments à la toilette et joué le tout pour le tout.

Ils ont préféré risquer de mourir plus vite dignement à mourir plus tard lamentablement. Et le miracle s'est produit, ils ont commencé à retrouver l'appétit, les forces et enfin la vitalité. C'est ce qui m'a amenée à prendre conscience que le vrai pouvoir de guérison est à l'intérieur de soi et que toute interférence médicamenteuse ou autre agression est une entrave à la guérison. Elle prolonge l'illusion de survie, certes, mais elle empêche d'avoir accès à la vie qui guérit.


Quant au sida, ce n'est pas une maladie, mais bien un syndrome, le Syndrome d'immuno-déficience acquise, c'est-à-dire un ensemble de signes et symptômes reliés à une déficience immunitaire acquise (et non congénitale). Cette déficience immunitaire va favoriser l'implantation des maladies connues, mais pas le sida. Et qu'est-ce qui cause une telle déficience de l'immunité chez la personne? Le manque de sens à sa vie, la pauvreté et la malnutrition, le stress, les médicaments et les vaccins, les drogues, la pollution, etc. Mais pas le virus VIH ! Ais-je raison ou tort ? Ni l'un ni l'autre.

C'est ma vérité à moi. Je vous invite à trouver la vôtre, à l'intérieur de vous, dans votre âme et conscience. C'est là qu'elle se trouve et non dans les enseignements du Dr.Rockefeller, pas plus que dans mon livre. Quant à moi, j'ai développé une petite réponse quand je ne comprends pas ce qui motive des décisions gouvernementales (car la médecine est un monopole gouvernemental).

Je me répète : " Si le gouvernement te dit de tourner à gauche, tourne à droite. Et s'il te dit de tourner à droite, tourne à gauche. Ainsi, tu ne feras jamais d'erreur."

VCR. Vous vous posez également certaines questions : Pourquoi certaines personnes sont toujours malades, d'autres jamais ? Pourquoi on meurt de cancer après 50 ans de recherches sur la maladie ? Quelles réponses suggérez-vous ?

G.L. Quand j'ai constaté que la médecine rendait les gens malades, je me suis demandé ce qui améliorait la santé. Après une longue recherche, j'ai réalisé que l'état de santé d'une personne est directement proportionnel à son état de conscience, c'est-à-dire son état d'éveil à la réalité de son être. C'est donc au niveau de l'être, de l'âme et conscience que tout se joue. Les personnes stressées sont malades parce qu'elles sont en guerre à l'intérieur d'elles-mêmes entre l'émancipation de leur être et la sécurité de leur avoir.

Plus elles sont attachées à leur avoir, plus elles rament à contre-courant de la vie (de l'émancipation de leur être), plus elles s'épuisent. La guerre rend malade. Et elle fait vieillir et mourir! On meurt de cancer après 50 ans de recherche sur la maladie parce que la recherche ne porte que sur la matière physique qui se voit, se palpe, se mesure. Elle élimine les autres facteurs invisibles et impalpables, et pourtant bien présents, telles les pensées et les émotions. Alors que l'on sait très bien, à l'heure actuelle, que l'origine de la maladie est toujours psycho-somatique (origine psychique avec manifestation physique). Est-ce par ignorance que la recherche fait de l'être humain une machine matérielle sans âme ? Pas après 50 ans d'échecs répétés, sûrement pas. C'est plutôt que leur mandat est de découvrir des médicaments qui prolongent sans guérir et causent d'autres maladies. Voilà la loi du business.


VCR. Où en est le procès qui a été fait à La Mafia médicale ?

G.L. Il est terminé depuis plusieurs années. Ce fut pour moi -et pour les spectateurs- une expérience unique. Je savais que la décision était prise avant même que ne commence le procès. Le but en était de retirer le droit de pratique à un médecin qui ne respecte pas la loi du silence et la ligne du parti. Il était insupportable pour le Collège et la profession médicale de garder en son sein un membre qui ose aller à l'encontre du dogme médical établi. Il faut l'évincer. Ce qui fut fait. Comme l'inquisition au Moyen-Âge. Cette saga inimaginable est rapportée dans un livre intitulé "Le procès de la mafia médicale".

VCR. Parlez-nous un peu du fond métaphysique qui sous-tend vos idées sur l'autonomie et sur la santé.

G.L. Au moment de la rédaction de La Mafia médicale, je me suis posé la question suivante: on parle toujours du "corps médical ", mais jamais de l'âme médicale. Quelle est-elle ? L'âme du système médical, c'est le malade, la raison d'être du système. Sans âme, il ne peut y avoir de corps ; sans malade, pas de médecine. De cela je conclus que l'autorité suprême du système médical est évidemment l'âme, le malade. C'est lui qui détient le pouvoir sur sa santé et sur les finances qui en découlent. Or, la pratique est toute autre. Le malade a perdu son pouvoir au profit du Collège des médecins, pour la pratique de la médecine ; et aux mains des assurances, pour son financement.

L'âme s'est soumise au corps et c'est ainsi qu'elle s'est rendue malade. Les rôles sont inversés et le système est à l'envers. C'est le désordre. D'où la maladie chez l'être humain et le chaos dans le système médical. Que faire ? Rétablir l'ordre, la SOUVERAINETÉ DE L'ÂME chez l'être humain et dans le système médical, pour retrouver la santé de l'un et de l'autre. Qui peut accomplir cette guérison ? L'être humain individuellement car c'est lui qui détient l'autorité suprême: c'est lui qui détient le pouvoir décisionnel sur sa santé et son financement. S'il cesse d'aller chez le médecin ou s'il cesse de payer pour le système, ce dernier s'écroule immédiatement.

Et cela, Dr Rockefeller le sait bien. Il met donc toute son énergie à prévenir pareille catastrophe, mortelle pour son exploitation de la maladie. Qu'est-ce qui empêche l'individu de le faire ? L'INCONSCIENCE de sa souveraineté individuelle. L'être humain a oublié qui il est, à la fois l'esprit créateur et la matière créée. Il se prend pour une pauvre créature à la merci d'un créateur extérieur qu'il nomme tantôt Dieu, tantôt médecin, tantôt gouvernement, tantôt microbe... D'où sa peur millénaire car il ne crée pas, mais subit, sa destinée.

D'où sa soumission à des autorités extérieures, autres que lui. D'où sa maladie, sa vieillesse et sa mort. L'humanité est la transition entre l'animalité (l'inconscience de qui je suis) et la divinité (la conscience de qui je suis). Nous sommes à la fin de ce passage et nous constatons une accélération de conscience considérable ces temps-ci. La poussée évolutive de l'âme impose un rythme de croissance de l'être essoufflant et y résister devient insupportable, très souffrant, voire mortel.

Or l'être humain a le choix (contrairement à l'animal qui ne l'a pas). Il peut choisir de faire équipe avec son âme et conscience ; donner priorité à son être sur son avoir, guérir ses peurs et mettre fin à la souffrance humaine. Il connaîtra alors la joie, la toute-puissance, la béatitude. L'être divin est sur le point de naître et, avec lui, la santé illimitée, la jeunesse éternelle et l'immortalité physique. Ghislaine Saint-Pierre Lanctôt est auteure de La Mafia médicale et de Que Diable suis-je venue faire sur cette terre ?

Pour contacter l'auteure :
C.P.309, Waterloo, Québec, Canada, J0E 2N0
Tél : 1-450-297-3930, Fax : 1-450-297-0233
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site : www.personocratia.com

Interview réalisée par :
Vents croisés
Case Postale 41, Succursale D
Montréal, Québec. H3K 3B9
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 4. Médecine sous influence :

Documentaire choc sur les conséquences dramatiques de l'acharnement thérapeutique sur les enfants. Ils se prénomment Erwan, Caroline, Charlie-Anne. Ils ont tous été rescapés in extremis peu après leur naissance. Depuis, ils sont affligés d'importantes séquelles neurologiques, de divers handicaps. La médecine moderne fait désormais des miracles pour sauver des vies. Mais à quel prix?

Pour visionner le documentaire, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.onf.ca/film/medecine_sous_influence

De plus en plus de Canadiens se font soigner à l'étranger

Publié le 17 mars 2015 à 11h02 | Mis à jour le 17 mars 2015 à 11h02

 Le plus fréquemment, quand ils se déplacent à l'étranger, les Canadiens recherchent un diagnostic ou une intervention chirurgicale dans des domaines pointus comme l'urologie, la gynécologie ou la neurochirurgie.

 PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE 

Agence France-Presse
MONTRÉAL

Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à se faire soigner à l'étranger, à la recherche de meilleurs spécialistes ou las des délais d'attente pour une intervention au Canada, selon une étude publiée mardi. Si en proportion le taux reste très modeste, ce sont plus de 52 000 patients canadiens qui ont choisi de combiner médecine et tourisme l'an dernier, soit 10 000 de plus qu'en 2013, selon les estimations du centre de réflexion libéral Fraser Institute.

«Ces chiffres ne sont pas insignifiants, ils mettent en évidence le nombre de Canadiens pour lesquels le besoin ou la demande de soins ne sont pas satisfaits» à domicile, selon Bacchus Barua, auteur de cette étude. Le plus fréquemment, quand ils se déplacent à l'étranger, les Canadiens recherchent un diagnostic ou une intervention chirurgicale dans des domaines pointus comme l'urologie, la gynécologie ou la neurochirurgie. Ils sont également nombreux à rechercher l'expertise pour des traitements ophtalmologiques par exemple la réduction de la myopie.

«Certains patients sont parfois envoyés à l'étranger par les services de santé publique» en raison du manque de ressources humaines ou encore parce que «les équipements ou matériels nécessaires ne sont pas disponibles dans leur région».

Mais au-delà de l'expertise recherchée, l'étude pointe également «les longs délais d'attente» au Canada pour se faire soigner.

«En 2014, les malades pouvaient attendre en moyenne 9,8 semaines pour un traitement médical prescrit par un spécialiste», comme une intervention chirurgicale après le diagnostic, selon le Fraser Institute. C'est trois semaines de plus que le temps jugé «cliniquement raisonnable» par les médecins.

Face à des temps attentes aussi longues, les patients font le choix des soins à l'étranger pour éviter une aggravation de leur état de santé ou simplement pour reprendre au plus vite une vie normale.

Pour lire la Partie II, cliquez ici.

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